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LETTRE OUVERTE AUX LECTEURS FIDÈLES DE LA GAZETTE !
Votre regard a dû souvent glisser sur le petit bonhomme penché sur un enfant : Le logo, symbole de l’association UN POUR UN qui fête ses 20 ANS cette année ! UN POUR UN : C’est un adulte qui va aider un enfant « primo-arri- vant»(C.P.C.E.1),quelquesheures par semaine, durant l’anné...

Samedi 16 décembre au soir, la terre tremblera de peur... Les gargouilles, coutumières de l’événement sortiront de leur torpeur.
 Sous la chaleur horrifique d’un mois d’août pas comme les autres, après une longue nuit de transe et tandis que la Lune frôlait Régulus Alpha Léonis pour réaliser une éclipse solaire des plus inquiétante, le Dr F., alors qu’il voulait trouver la paix intérieure et se réconcilier avec ses ...

Les Lumières dans la ville
Ce projet, initié par l’association 100 pour 1, Christophe Lebon des Ateliers du court-métrage, le Collectif Inouï, Cinambule et Utopia suit son cours. L’idée du projet est d’écrire et réaliser un court-métrage muet en une journée, avec 6 jeunes contacté par l’association 100 pour 1 et six ...

Aux enseignantes et enseignants de tous degrés.
   Dans le cadre du dispositif Collège et Cinéma, le mercredi 18 octobre sera la journée de prévisionnement des films. Cette journée, destinée prioritairement aux enseignants du dispositif, sera, cette année, ouverte à toutes et tous.Ainsi, ce mercredi vous pourrez voir à 9h00 l’Île de Black Mòr,...

Discrètement, la Région PACA met fin aux formations aux premiers savoirs des plus démunis.
En septembre seront célébrées partout en France les journées de lutte contre l’illettrisme ; occasion pour les acteurs de la formation et de l’insertion de mobiliser et de rappeler l’importance de ce phénomène persistant, véritablefléau pour le développement humain et économique de notre société...

LATIFA, LE COEUR AU COMBAT

Olivier PEYON et Cyril BRODY - documentaire France 2017 1h37 -

Du 04/10/17 au 24/10/17

LATIFA, LE COEUR AU COMBATLes tragédies détruisent bien sûr des vies mais peuvent transformer des êtres, révéler en eux des capacités de résistance et de résilience insoupçonnées. Avant le 11 mars 2012, Latifa Ibn Ziaten était une petite dame cinquantenaire d'origine marocaine, très chouette et ordinaire. Elle avait certes fait preuve d'indépendance en fuyant le Maroc et un mariage arrangé pour l'amour d'Ahmed, un garçon rencontré sur la plage de M'Diq et devenu ouvrier à la SNCF, mais la suite de sa vie avait été celle de ces milliers de femmes courageuses et invisibles qui ont construit la France : mariage, cinq enfants, une vie professionnelle d'ouvrière entre marchés et cantines. Mais ce funeste 11 mars 2012, sa vie bascule : Imad, un de ses garçons qui faisait sa fierté, sous-officier dans l'armée française, est abattu par un homme en scooter sur un parking de Toulouse. La police croit d'abord à un règlement de comptes et Latifa est interrogée sur les supposées mauvaises fréquentations de son fils, voire sur ses possibles activités illicites. Ce n'est que quelques jours plus tard, avec l'effroyable tuerie de l'école juive Ozar Hatorah, que l'on comprendra qu'Imad a été la première victime de Mohamed Merah. Et assez vite, Latifa Ibn Ziaten, qui aurait pu légitimement s'enfermer dans sa douleur, va ressentir le besoin de faire de son drame un outil pour faire en sorte que plus jamais un jeune musulman issu des quartiers populaires ne devienne un monstre comme Mohamed Merah. Se disant sans doute qu'en tant que modeste mère musulmane de la banlieue rouennaise, elle avait probablement des chances de pouvoir parler au cœur et à la raison des jeunes fragilisés par la précarité, la stigmatisation et susceptibles d'être embrigadés par une idéologie islamiste radicale. Avec le soutien de collectifs divers et de simples citoyens, Latifa crée une association qui porte le nom de son fils pour aller porter sa parole dans les quartiers auprès des jeunes mais aussi faire entendre une voix juste et autorisée auprès des politiques et des décideurs de tout poil.

Les deux réalisateurs ont suivi pas à pas Latifa au fil de son incroyable agenda, qui l'amène à voyager de ville en ville, en France et dans le monde. Le film montre à la fois des moments étonnants (quand par exemple elle accepte l'invitation de jeunes femmes expatriées en Chine qui veulent faire comprendre la situation des jeunes des quartiers à leurs riches amis et soutenir son action) et bouleversants (quand des jeunes relégués d'une école de la Seconde Chance s'effondrent malgré leur âge déjà avancé dans les bras de Latifa, rencontrant peut être pour la première fois quelqu'un qui peut entendre leur souffrance). On découvre ainsi un personnage formidablement attachant, capable spontanément d'une empathie communicative, mais aussi une combattante, oratrice hors pair face à l'adversité, que ce soit devant une jeune étudiante marocaine la trouvant trop angélique en regard des réalités politiques que face à des députés de la droite réactionnaire qui veulent l'attaquer sur son voile et sur l'islam. Et justement Latifa transmet aussi une autre vision de l'islam, qui démonte les préjugés et les raccourcis dangereux, et nous aide à penser une laïcité moins excluante, plus en phase avec la diversité religieuse et culturelle de la France qu'on aime.