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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

Le passage du Verger Urbain V : l’impasse ?
À ceux qui sont partis en vacances et ont décroché des faits divers.Vous l’avez sûrement remarqué, le Verger Urbain V a été refait : plus de terrain vague mais un jardin flambant neuf, beau passage pour aller le soir à la Manutention et même continuer en longeant la prison jusqu’au fleuve....

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MÉDÉE

Pier Paolo PASOLINI - Italie 1969 1h50mn VOSTF - avec Maria Callas, Giuseppe Gentile, Laurent Terzief... Scénario de Pier Paolo Pasolini d’après le mythe d’Euripide.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MÉDÉERéalisé avant sa Trilogie de la Vie (Le Décameron, Les Contes de Canterbury, Les Mille et Une Nuits), trois adaptations littéraires qui engageaient un dialogue optimiste et trivial avec le public populaire, Médée clôt un cycle de films explorant les origines du mythe et du sacré, qui fascinaient Pasolini. Le cinéaste présentait lui-même son film comme « l’exténuation du thème religieux », qui lui permit ensuite de s’adonner aux plaisirs de la trivialité et de l’érotisme, prélude au plongeon dans l’abyme de Salò ou les 120 journées de Sodome.

Un film culte finit toujours par prendre la poussière, un film maudit n’en finit jamais de revenir la mordre et donc de revenir tout court. C’est le cas de Médée, de Pasolini (1970), un western aride et archaïque, sanglant et symboliste, qui a tout pour défier le spectateur d’aujourd’hui comme il déconcerta celui d’hier. Médée est à peu près le contraire d’une illustration de tragédie grecque. Le mythe, mis en forme par Euripide, de la magicienne passée de l’Asie à la Thessalie, aimée et trahie par Jason, puis mère infanticide, n’est qu’un point de départ. À travers l’itinéraire de son héroïne, Pasolini fantasme, réinvente un monde perdu, une nuit des temps antérieure à l’hellénisme, entre barbarie et sacré. Et au milieu du fabuleux « délire d’interprétation personnelle » (Jean-Louis Bory) propre au cinéaste poète, il y a l’anomalie Maria Callas dans le rôle-titre. À l’époque, les attentes de grand spectacle attachées à son nom contribuèrent à l’échec sans appel du film. Aujourd’hui, elle est la première raison de le (re)voir. Mais pas comme une bête curieuse, un sphinx ou une décalcomanie prestigieuse collée sur la toile de Pasolini. L’adresse du cinéaste est précisément d’avoir su faire disparaître la vedette et faire apparaître son clone cinématographique, vierge de tout faste scénique : un vrai corps et non une icône ou un mythe. Pasolini filme la Callas comme il filme les hommes : il enregistre une présence charnelle, vulnérable, émouvante, offerte. Cette manière de profanation, au seul bénéfice du cinéma, était sans précédent et resta sans suite. Compte tenu de son échec, Médée fut la seule incursion de la chanteuse à l’écran.

D’après Olivier Père d’Arte et Louis Guichard de Télérama.