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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

Le passage du Verger Urbain V : l’impasse ?
À ceux qui sont partis en vacances et ont décroché des faits divers.Vous l’avez sûrement remarqué, le Verger Urbain V a été refait : plus de terrain vague mais un jardin flambant neuf, beau passage pour aller le soir à la Manutention et même continuer en longeant la prison jusqu’au fleuve....

ET MAINTENANT ! NOUS VOUS PROPOSONS DE SIGNER MASSIVEMENT LA PÉTITION !
Affirmez votre refus de nous voir remisés au fond d’un cul de sac et votre droit de nous rendre visite, comme celui de transiter, en journée comme en soirée par le passage du verger. Dans notre optimisme béat nous espérons des milliers de signatures, montrez que nous sommes timorés et que ce sera de...

3 BILLBOARDS, LES PANNEAUX DE LA VENGEANCE

(THREE BILLBOARDS OUTSIDE EBBING, MISSOURI) Écrit et réalisé par Martin McDONAGH - USA 2017 1h55mn VOSTF - avec Frances McDormand, Woody Harrelson, Sam Rockwell, Peter Dinklage, John Hawkes...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

3 BILLBOARDS, LES PANNEAUX DE LA VENGEANCESous ce titre assez improbable, aussi bien dans sa version originale que dans sa demi traduction française, se cache un film formidablement réussi, doté d’un scénario remarquable en tous points, toujours passionnant, sans cesse surprenant – je défie quiconque de deviner le déroulement du récit et l’évolution des personnages – et qui s’avère d’une profondeur véritablement émouvante tout en distillant en permanence un humour noir ravageur. Les critiques vont sans doute évoquer les frères Coen et pour le coup la référence n’est pas usurpée : on pense à Fargo, on pense à No country for old men et on est bien à ce niveau-là !

Mildred Hayes est une femme en colère. Et ça ne date pas d’aujourd’hui, ni même d’hier. On comprend vite que ça fait un sacré bout de temps que Mildred ronge son frein. Son bandana serré sur le front, ses surchemises de bûcheron, son air pas commode, elle ne les arbore pas depuis que sa fille est morte assassinée, non, on a l’impression que depuis toujours elle affiche cette allure de combattante. Depuis que son amoureux lui a mis des trempes, depuis qu’elle est femme et qu’il a fallu survivre. Mais il semble bien qu’aujourd’hui Mildred en a assez de subir, et que le temps de l’action est venu. Alors quand elle avise les trois panneaux publicitaires laissés à l’abandon sur la route qui mène à sa maison, juste à la sortie d’Ebbing dans le Missouri, elle se dit que, ma foi, ils pourraient bien servir à quelque chose, au lieu de simplement défigurer le paysage. Mildred décide illico de les louer et d’y afficher ce qu’elle a sur le cœur. À la vue de tous. Depuis des mois l’enquête sur la mort de sa fille n’avance pas d’un pouce : alors elle fait imprimer trois phrases vengeresses, une par panneau, visant nommément le chef de la police. Cet acte, qui pourrait passer pour une mauvaise farce ou une provocation inacceptable, question de point de vue, va bouleverser la vie de la paisible localité.

McDonagh nous embarque dans une bourgade du Midwest, dans cette Amérique profonde que l’on qualifie chez nous – sans doute de manière un peu simpliste – d’« Amérique de Trump », où il sera donc question de vengeance pour mieux en questionner le principe, mais aussi de rédemption, de pardon, d’agression de dentiste… et d’un certain nombre de coups tordus et de rebondissements inattendus, mais tout ça on vous laisse le plaisir de le découvrir.

Tous les personnages qui peuplent cette histoire sont caractérisés avec un soin égal et les comédiens choisis pour les incarner sont tous formidables. À commencer bien sûr par la fabuleuse, l’immense, la bouleversante Frances McDormand, qui joue cette mère ravagée par le chagrin d’avoir vu sa fille enlevée puis assassinée, rongée par la culpabilité d’avoir sans doute raté quelque chose et conduit sa gamine vers son funeste destin. Face à cette mère courage et cible de son courroux, le shérif Bill Willoughby, interprété par un Woody Harrelson magnifique de justesse et d’humanité. Un homme apprécié de tous, un homme fondamentalement honnête. Ce qui explique que les panneaux accusateurs de Mildred ne feront pas l’unanimité. À ses côtés son adjoint qui claironne à l’envie que son passe temps favori est la torture, de préférence sur des individus de couleur, interprété par Sam Rockwell dans un numéro de flic alcoolique et raciste aussi réussi que finalement touchant.