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LES LUMIÈRES DE LA VILLE, DES NOUVELLES DU PROJET.
Les Lumières de la ville, c’est ce projet qui nous tient à coeur, celui que nous développons patiemment avec la dévouée Marie-Hélène de 100 pour 1 et le non-moins dévoué Christophe pour l’aspect technique. Sans oublier nos complices de Cinambule et du Collectif Inouï. C’est donc la création d’une «&...

Séances bébé
   Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son po...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
   Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux appara...

Ils viennent découvrir des films
Que nous les appellions migrants, immigrés, réfugiés… Qu’ils soient partis de chez eux pour des raisons économiques, de famine ou de guerre, raisons religieuses, orientation sexuelle… Ils ont fui l’âme abimée, espérant trouver un endroit où la vie serait possible. Ils sont jeunes et viennent de temp...

PÉTITION POUR QUE BEN RESTE EN FRANCE
Ben jeune ivoirien qui était hébergé par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) dans un hôtel à Avignon a reçu jeudi 19 octobre une Obligation de Quitter le Territoire Français et l’ASE a demandé une levée de placement. Ben peut donc se retrouver à la rue. Ben Diakite est né le 24/03/2000, il a un certifi...

L’ENFANT DE GOA

Écrit et réalisé par Miransha NAÏK - Inde 2017 1h34mn VOSTF - avec Rushikesh Naïk, Sudesh Bhise, Prashanti Talpankar, Gauri Kamat...

Du 17/01/18 au 30/01/18

L’ENFANT DE GOAAmateurs de cartes postales, des couleurs chatoyantes de l’Inde du Sud, et autres fans des clichés chers à Bollywood, désolé, il va vous falloir déchanter… Goa, ce n’est pas seulement une étendue de plages à perte de vue, un paradis pour touristes en mal d’exotisme. Il suffit de quitter le bord de mer, d’entrer à peine dans l’intérieur des terres pour trouver une réalité beaucoup moins reluisante : l’exploitation de toute une population d’immigrés en provenance des autres États indiens beaucoup moins prospères. Des immigrés venus chercher du travail et qui se retrouvent mis en coupe réglée par les riches exploitants agricoles locaux dont ils deviennent les serfs en même temps que les locataires forcés au sein de bidonvilles misérables.


L’action du film se place à la fin des années 1990, mais il y a malheureusement fort à parier que les choses ont peu évolué depuis. On va suivre Santosh, un adolescent pour le coup natif de Goa, mais dont la vie familiale compliquée (il vit avec sa grand-mère malade, à la suite de l’incarcération de son père) l’a poussé à partager bon gré mal gré un sort équivalent à celui des travailleurs migrants. Santosh est pourtant un garçon brillant, qui fréquente assidûment le lycée où il est le premier de sa classe, pour la plus grande fierté de sa grand-mère. Mais son destin est compromis par Juze, « le seigneur des bidonvilles », propriétaire et patron tyrannique qui l’oblige à travailler aux champs en échange de la misérable masure qu’il loue. Alors que la plupart des autres travailleurs courbent l’échine – et on les comprend tant la violence s’abat sur eux dès qu’ils émettent la moindre revendication auprès du politicien local – Santosh, lui, décide de résister, autant par rage que par volonté de construire son avenir…
Miransha Naïk, lui-même originaire d’un village de Goa, nous donne un premier long métrage qui s’impose par sa précision et son authenticité mais aussi par sa construction parfaitement maîtrisée, qui fait monter la tension au diapason de la colère ô combien légitime du jeune Santosh. L’Enfant de Goa est un beau film néo-réaliste, à l’image de ceux de Ritwik Ghatak, génie trop méconnu du drame social indien, lui-même inspiré par les films de Rossellini ou les premières œuvres de Pasolini.
Miransha Naïk filme magnifiquement la nature, belle et luxuriante mais qui peut être vécue comme une prison par ceux qui ont le sentiment de ne pas pouvoir y échapper.
On ajoutera que l’impression d’authenticité que dégage le film est probablement amplifiée par le fait que presque tous les acteurs, et notamment celui qui interprète le rôle central de Santosh, sont des non professionnels qui vivent à Goa.