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LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !
LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !Vous êtes attendus nombreux le jeudi 20 décembre à 19h30 dans le jardin Urbain V. Nous décorerons notre sapin de Noël avec nos cartes de vœux pour le PASSAGE ! Une hotte accueillera les modestes cadeaux que chacun voudra y déposer et que nous nous offrirons… Pr...

TOUTES CES CHOSES QUE JE NE COMPRENDS PAS.
Il y a des choses que je ne comprends pas. Dans cette ville, il y a plein de choses que je ne comprends pas. Bon, d’accord, je donne un exemple. J’habite dans le quartier de la Bonneterie, qui a fait l’objet récemment d’une requalification, comme on dit dans le jargon technocratique, plutôt réu...

NOËL POUR LES ÉCOLES
Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

L’ENFANT DE GOA

Écrit et réalisé par Miransha NAÏK - Inde 2017 1h34mn VOSTF - avec Rushikesh Naïk, Sudesh Bhise, Prashanti Talpankar, Gauri Kamat...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L’ENFANT DE GOAAmateurs de cartes postales, des couleurs chatoyantes de l’Inde du Sud, et autres fans des clichés chers à Bollywood, désolé, il va vous falloir déchanter… Goa, ce n’est pas seulement une étendue de plages à perte de vue, un paradis pour touristes en mal d’exotisme. Il suffit de quitter le bord de mer, d’entrer à peine dans l’intérieur des terres pour trouver une réalité beaucoup moins reluisante : l’exploitation de toute une population d’immigrés en provenance des autres États indiens beaucoup moins prospères. Des immigrés venus chercher du travail et qui se retrouvent mis en coupe réglée par les riches exploitants agricoles locaux dont ils deviennent les serfs en même temps que les locataires forcés au sein de bidonvilles misérables.


L’action du film se place à la fin des années 1990, mais il y a malheureusement fort à parier que les choses ont peu évolué depuis. On va suivre Santosh, un adolescent pour le coup natif de Goa, mais dont la vie familiale compliquée (il vit avec sa grand-mère malade, à la suite de l’incarcération de son père) l’a poussé à partager bon gré mal gré un sort équivalent à celui des travailleurs migrants. Santosh est pourtant un garçon brillant, qui fréquente assidûment le lycée où il est le premier de sa classe, pour la plus grande fierté de sa grand-mère. Mais son destin est compromis par Juze, « le seigneur des bidonvilles », propriétaire et patron tyrannique qui l’oblige à travailler aux champs en échange de la misérable masure qu’il loue. Alors que la plupart des autres travailleurs courbent l’échine – et on les comprend tant la violence s’abat sur eux dès qu’ils émettent la moindre revendication auprès du politicien local – Santosh, lui, décide de résister, autant par rage que par volonté de construire son avenir…
Miransha Naïk, lui-même originaire d’un village de Goa, nous donne un premier long métrage qui s’impose par sa précision et son authenticité mais aussi par sa construction parfaitement maîtrisée, qui fait monter la tension au diapason de la colère ô combien légitime du jeune Santosh. L’Enfant de Goa est un beau film néo-réaliste, à l’image de ceux de Ritwik Ghatak, génie trop méconnu du drame social indien, lui-même inspiré par les films de Rossellini ou les premières œuvres de Pasolini.
Miransha Naïk filme magnifiquement la nature, belle et luxuriante mais qui peut être vécue comme une prison par ceux qui ont le sentiment de ne pas pouvoir y échapper.
On ajoutera que l’impression d’authenticité que dégage le film est probablement amplifiée par le fait que presque tous les acteurs, et notamment celui qui interprète le rôle central de Santosh, sont des non professionnels qui vivent à Goa.