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UN JEUNE, UN TOIT, UNE ÉCOLE !
Ça s’est passé près de chez vous… N. 16 ans et demi est arrivé en juillet dans le Vaucluse. Il a traversé la méditerranée au péril de sa vie. Il est « pris en charge » par l’Aide Sociale à l’Enfance qui conteste sa minorité, le fait convoquer à la police des frontières, des ...

Les Lumières de la ville deviennent le Collectif 1,2,3 soleil.
Les Lumières de la ville, c’est cette fabrique de film que l’association 100 pour 1, les Ateliers du Court et Utopia ont mis en place il y a quelques mois. L’idée est de regrouper des jeunes mineurs isolés de 100 pour 1, quelques-uns de nos spectateurs volontaires et un ou deux « professionnel ...

Séances bébé
   Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés, ett déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son p...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
   Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux appara...

LE FEU QUI NE S’ÉTEINT JAMAIS
 Il y a sept ans nous apprenions avec effroi l’explosion de 3 réacteurs nucléaires dans la centrale de Fukushima au Japon. Au pays du shintoïsme – un culte dédié à la nature -, le choc fut terrifiant. Il venait implacablement raisonner avec la mémoire traumatique d’Hiroshima et Nagasaki. Grand pe...

PENTAGON PAPERS

(THE POST) Steven SPIELBERG - USA 2017 1h55mn VOSTF - avec Meryl Streep, Tom Hanks, Alison Brie, Bob Odenkirk, Sarah Paulson, Carrie Coon, Jesse Plemons, Matthew Rhys... Scénario de Liz Hannah et Josh Singer.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PENTAGON PAPERSDans la veine de son excellent Le Pont des espions , Steven Spielberg se consacre ici à ce qui est presque devenu un genre à part entière dans le grand cinéma américain classique : le film sur la presse, sur la grandeur et la nécessité du travail des journalistes qui, pour peu qu’ils soient indépendants et conscients de l’importance de cette indépendance, sont régulièrement amenés à jouer un rôle essentiel dans la bonne marche de la démocratie. Le titre original de Pentagon papers est d’ailleurs le nom d’un journal : The Post, diminutif pour The Washington Post, celui-là même qui révéla, quelques années après les faits relatés dans Pentagon papers , le scandale du Watergate. Ce qui amène évidemment à faire référence à un des films emblématiques du genre qui nous occupe : Les Hommes du président d’Alan Pakula, avec le duo mythique Woodward - Redford et Bernstein - Hoffman. Mais on pense aussi au plus récent et formidable Spotlight , dont le titre reprenait l’intitulé de l’équipe d’investigation du Boston Globe, au centre de l’intrigue. Et comme en l’occurrence il n’y a pas de hasard, l’un des scénaristes de Pentagon papers, Josh Singer, a également co-écrit Spotlight avec le réalisateur Tom McCarthy !



Les « Pentagon papers » (Papiers du Pentagone), c’est l’équivalent seventies de Wikileaks et autres « Panama » ou « Paradise Papers » actuels, le précurseur du Watergate qui allait exploser trois ans plus tard : un des scoops les plus fondamentaux du journalisme américain, la publication en 1971, d’abord par le New York Times et ensuite par le Washington Post, de documents classés « secret défense » exfiltrés par Daniel Ellsberg, expert militaire et lanceur d’alerte avant la lettre, qualifié à l’époque d’« homme le plus dangereux d’Amérique » par le sinistre Henry Kissinger. Ces documents détaillaient les relations entre les États-Unis et le Vietnam de 1945 à 1967 et démontraient clairement que les hauts dirigeants américains, et plus spécifiquement les présidents Johnson et Nixon, savaient que la guerre du Vietnam, délibérément étendue et intensifiée, était un bourbier tragiquement ingagnable et avaient sciemment menti au Congrès et au public sur l’avancement de cette guerre.
La publication de ces documents entraîna une féroce réaction du gouvernement américain qui chercha par tous les moyens à museler les journalistes, ces « fils de putes » comme n’hésitait pas à les désigner Richard Nixon. Devant le refus d’obtempérer du New York Times et du Washington Post, l’affaire remonta jusqu’à la Cour Suprême qui donna timidement raison aux artisans d’une presse libre.

Autre aspect essentiel du film, il se trouve que le Washington Post était à l’époque dirigé par Katharine Graham (Meryl Streep), la toute première femme à occuper le poste de directrice de la publication d’un grand journal américain. On imagine sans peine à quel point sa position était délicate et le niveau de courage dont elle a dû faire preuve pour faire face à la situation. Le duo explosif qu’elle forme avec Ben Bradlee, son rédacteur en chef (Tom Hanks, qui reprend donc le rôle joué par Jason Robards dans Les Hommes du président ) est un des atouts du récit.