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Le blog des profondeurs...
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LES LUMIÈRES DE LA VILLE, DES NOUVELLES DU PROJET.
Les Lumières de la ville, c’est ce projet qui nous tient à coeur, celui que nous développons patiemment avec la dévouée Marie-Hélène de 100 pour 1 et le non-moins dévoué Christophe pour l’aspect technique. Sans oublier nos complices de Cinambule et du Collectif Inouï. C’est donc la création d’une «&...

Séances bébé
   Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son po...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
   Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux appara...

Ils viennent découvrir des films
Que nous les appellions migrants, immigrés, réfugiés… Qu’ils soient partis de chez eux pour des raisons économiques, de famine ou de guerre, raisons religieuses, orientation sexuelle… Ils ont fui l’âme abimée, espérant trouver un endroit où la vie serait possible. Ils sont jeunes et viennent de temp...

PÉTITION POUR QUE BEN RESTE EN FRANCE
Ben jeune ivoirien qui était hébergé par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) dans un hôtel à Avignon a reçu jeudi 19 octobre une Obligation de Quitter le Territoire Français et l’ASE a demandé une levée de placement. Ben peut donc se retrouver à la rue. Ben Diakite est né le 24/03/2000, il a un certifi...

Vendredi 19 janvier à 20h00, séance suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Bénédicte Pagnot. En collaboration avec Les Amis du Monde diplomatique, la LDH et Amnesty International.
Vente des partir à partir du 10 janvier. Séance supplémentaire le dimanche 21 janvier à 10h30.

ISLAM POUR MÉMOIRE

Bénédicte Pagnot - documentaire France 2016 1h42mn -

Du 19/01/18 au 21/01/18

ISLAM POUR MÉMOIRELe beau documentaire de Bénédicte Pagnot est tout à la fois le portrait de l’écrivain et universitaire Abdelwahab Meddeb, décédé en 2014, et une pérégrination à travers des pays de tradition musulmane, comme la Tunisie, l’Iran ou l’Arabie Saoudite, ou des territoires multi-confessionnels, comme Israël. Guidé par la voix de l’intellectuel tunisien, le film se défend de privilégier un axe chronologique, pour laisser aux mots de Meddeb la constance de leur pertinente modernité, en particulier lorsque les différents attentats perpétrés par les fanatiques religieux les lestent d’une évidence : non, le Coran n’est pas univoque, mais « ambivalent et complexe » et ceux qui l’interprètent pour lui donner une vocation guerrière l’amputent de sa si belle polysémie. « Il y a la part conjoncturelle du Coran qui est peut-être caduque et la part éternelle, celle de la métaphysique », rappelle la voix qui animait l’émission Culture d’Islam, sur France Culture.

L’un des objectifs de Bénédicte Pagnot est de privilégier la distinction opérée par Meddeb entre la religion musulmane et la civilisation islamique dont l’immense influence est déclinée à travers la littérature ou les sciences, par exemple.
Ainsi, ce documentaire illustre-t-il par l’image cette double approche, qui articule la dimension civilisationnelle et politique de l’Islam. Les tensions avec d’autres religions ne sont pas éludées, bien évidemment, en particulier lorsque la réalisatrice suit une jeune Palestinienne d’Hébron, qui, de checkpoint en checkpoint, parvient jusqu’à la mosquée où elle se recueille. En creux, ce film déroule aussi une sorte de parcours initiatique, grâce auquel la réalisatrice tente de répondre aux questions qu’elle se pose et dont cette œuvre ne constitue pas une réponse globale, sur le mode du prêt-à-penser.

On sent que la caméra incarne également, par des travellings plus ou moins languides le plaisir d’explorer d’autres paysages, au sens propre du terme. Au bout du compte, même si elle tord le cou à certains clichés et pourfend le choc des civilisations cher à Samuel Huntington, Bénédicte Pagnot célèbre surtout la vie terrestre et l’amour de la liberté. (Jérémy Gallet, À-voir-à-lire)