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Le blog des profondeurs...
(de champ)

COLLECTIF 23H59… Un an plus tard !
Les travaux de séparation du Verger Urbain V et du passage seraient terminés. Il manque encore un panneau annonçant clairement les heures d’ouverture du jardin et du fameux passage… Ainsi nous pouvons de nouveau transiter, le soir, jusqu’à minuit et souvent plus, vers le quartier de la Man...

Mais jusqu’à quelle heure peut-on transiter par le Verger Urbain V ?
C’est la question que vous nous posez souvent à la caisse du cinéma, ne sachant pas si vous trouverez porte ouverte ou porte close  et si vous devrez faire demi-tour. C’est (toujours) vrai qu’aucune information claire n’a été apportée sur les panneaux d’entrée  du Verger Urbain V… 20h ...

CAFÉ ROMA (ancien restaurant La Manutention) va enfin ouvrir ses portes !
Les « menus » travaux, comme nous vous l’avions annoncé dans notre dernière gazette vont être terminés ! Menus ? Pas tant que ça finalement :la peinture refaite, le mobilier changé, la cuisine réagencée, les nouvelles machines installées, les nouveaux menus édités… et puis é...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : C’EST LE BON SENS !
Belle soirée festive organisée par le Collectif 23h59, le 12 septembre dernier, dans le jardin du Verger Urbain V. Une réussite au-delà de nos espérances, qui attestait du plaisir des participants de pouvoir à nouveau emprunter le passage le soir, librement. Le dialogue avait repris, le bon sens l’a...

Et si on passait à autre chose...
La restauration du jardin Verger Urbain V aura atteint son objectif, au-delà de toutes espérances : le jardin ne désemplit pas durant ces mois d’été, brassant tous les publics. Il est un lieu de vie et de rencontres, à toute heure de la journée et de la soirée. Et qu’importe que le gazon ait sou...

En collaboration avec l’Association Franco Italienne d’Avignon (AFIA), la projection du jeudi 5 avril à 20h30 sera suivie d’une rencontre avec Paule Baisnée, professeure de cinéma.

La séance du samedi 14 avril à 10h00 sera suivie d’un « Ciné Chiacchiere ». Ciné Chiacchiere, que l’on pourrait peut-être traduire par Ciné causette, est un moment après la projection où l’on pourra causer du film avec des membres de l’AFIA (Association Franco Italienne Avignon)… esclusivamente in italiano ovviamente !

LE BEL ANTONIO

Mauro BOLOGNINI - Italie 1960 1h35mn VOSTF - avec Marcello Mastroianni, Claudia Cardinale, Pierre Brasseur, Rina Morelli, Thomas Milian... Scénario de Pier Paolo Pasolini, Gino Visentini et Mauro Bolognini, d'après le roman de Vitaliano Brancati.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE BEL ANTONIOTourné en 1959, Le Bel Antonio est le dixième film et sans doute le chef d’œuvre du mésestimé Mauro Bolognini. Un film qu’il a co-écrit entre autres avec Pier Paolo Pasolini, scénariste à l’époque et complice de Bolognini sur plusieurs films. Un Pasolini qui jugea le film « extraordinaire », estimant qu’il « révèle un réalisateur de premier ordre »… Beaux compliments de la part d’un futur grand cinéaste !

Après avoir vécu un certain temps à Rome, où il s’est essayé sans grand succès à la carrière diplomatique, le bel Antonio Magnano revient dans sa ville natale de Catane, en Sicile. Son charme et sa réputation de séducteur invétéré, complaisamment entretenue par son père qui en tire une fierté toute machiste, lui valent un grand succès auprès des femmes. Mais la famille est de petite fortune et le père a d’ores et déjà arrangé un mariage avec Barbara, la ravissante fille du notaire.
Tout semble aller pour le mieux d’autant qu’Antonio, il en est le premier surpris, tombe réellement amoureux de sa jeune épouse… Mais une année passe et il devient de notoriété publique que le mariage n’a pas été consommé, par la faute d’Antonio…
Le sujet, le personnage central du mari impuissant par amour, aurait pu donner lieu à une comédie plus ou moins lourde… Au contraire Bolognini réalise une œuvre insidieusement subversive, révélant le machisme, l’hypocrisie et les contradictions d’une société bourgeoise et bondieusarde. La révélation, au-delà de la sphère intime du couple, de l’impuissance d’Antonio, impensable compte tenu de sa réputation (volontairement trop exposée dans la première partie du film), prend immédiatement une dimension de scandale qui remet en cause mécaniquement la réputation des familles elles-mêmes et met au jour les principes qui régissent les relations sociales d’une classe essentiellement motivée par l’argent (l’héritage) et le pouvoir. Le bonheur du couple (deuxième partie solaire du film) ne peut être pris en considération tant il s’agit avant tout de sauver les apparences. Et cette bourgeoisie dispose pour cela d’un allié de taille, l’Église, que Bolognini introduit subtilement et progressivement dans le récit, jusqu’à en révéler l’autorité omniprésente. Mastroianni et Cardinale sont magnifiques.