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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Pendant ce temps-là, sur la planète cinéma...
ON NAGE EN PLEIN PSYCHODRAME. Le Miracle Tenet n’a pas eu lieu. En effet, s’il a enregistré de fort belles entrées pour un blockbuster intello et déroutant, le film n’a pas pu – ou pas su – sauver à lui tout seul un système au bord du gouffre. No time to die et surtout pas du Coronavirus.L...

Gazette post-covid no3
Donc on récapitule : à Avignon, à ce jour en zone rouge, on maintient toujours un fauteuil de libre de chaque côté d’une personne ou d’un groupe et le port du masque est obligatoire au cinéma même pendant les séances. À ce propos nous voudrions rassurer le monsieur de l’autre jour, récalcitrant...

« ciné-déconfiné » Ce qui a changé et ce qu’il faut respecter
• Il y a un décalage entre chaque séance pour que vous vous croisiez le moins possible.•.• Le port du masque est obligatoire dans tout le cinéma et également pendant la séance..• L’équipe est masquée (mais tout à fait reconnaissable).• L’heure c’est l’heure et VRAIMENT l’heure : aucun retard ne...

Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par Ulule et Lilo !
Après tant de rencontres animées dans nos salles sur l’écologie, on s’est dit qu’il était temps de passer à l’action et d’impulser une véri-table nouvelle génération de ciné-mas respectueux de l’environnement ! ... Lire Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par...

L’association 100 pour 1
L’association 100 pour 1 choisit de faire vivre la soli-darité en privilégiant l’action concrète depuis 2016. Grâce à ses adhérents qui s’engagent à verser au minimum 5€ par mois pendant 2 ans, elle procure gratuitement un logement à des familles migrantes sans papiers et les accompagne dans la rech...

En collaboration avec l’Association Franco Italienne d’Avignon (AFIA), la projection du jeudi 5 avril à 20h30 sera suivie d’une rencontre avec Paule Baisnée, professeure de cinéma.

La séance du samedi 14 avril à 10h00 sera suivie d’un « Ciné Chiacchiere ». Ciné Chiacchiere, que l’on pourrait peut-être traduire par Ciné causette, est un moment après la projection où l’on pourra causer du film avec des membres de l’AFIA (Association Franco Italienne Avignon)… esclusivamente in italiano ovviamente !

LE BEL ANTONIO

Mauro BOLOGNINI - Italie 1960 1h35mn VOSTF - avec Marcello Mastroianni, Claudia Cardinale, Pierre Brasseur, Rina Morelli, Thomas Milian... Scénario de Pier Paolo Pasolini, Gino Visentini et Mauro Bolognini, d'après le roman de Vitaliano Brancati.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE BEL ANTONIOTourné en 1959, Le Bel Antonio est le dixième film et sans doute le chef d’œuvre du mésestimé Mauro Bolognini. Un film qu’il a co-écrit entre autres avec Pier Paolo Pasolini, scénariste à l’époque et complice de Bolognini sur plusieurs films. Un Pasolini qui jugea le film « extraordinaire », estimant qu’il « révèle un réalisateur de premier ordre »… Beaux compliments de la part d’un futur grand cinéaste !

Après avoir vécu un certain temps à Rome, où il s’est essayé sans grand succès à la carrière diplomatique, le bel Antonio Magnano revient dans sa ville natale de Catane, en Sicile. Son charme et sa réputation de séducteur invétéré, complaisamment entretenue par son père qui en tire une fierté toute machiste, lui valent un grand succès auprès des femmes. Mais la famille est de petite fortune et le père a d’ores et déjà arrangé un mariage avec Barbara, la ravissante fille du notaire.
Tout semble aller pour le mieux d’autant qu’Antonio, il en est le premier surpris, tombe réellement amoureux de sa jeune épouse… Mais une année passe et il devient de notoriété publique que le mariage n’a pas été consommé, par la faute d’Antonio…
Le sujet, le personnage central du mari impuissant par amour, aurait pu donner lieu à une comédie plus ou moins lourde… Au contraire Bolognini réalise une œuvre insidieusement subversive, révélant le machisme, l’hypocrisie et les contradictions d’une société bourgeoise et bondieusarde. La révélation, au-delà de la sphère intime du couple, de l’impuissance d’Antonio, impensable compte tenu de sa réputation (volontairement trop exposée dans la première partie du film), prend immédiatement une dimension de scandale qui remet en cause mécaniquement la réputation des familles elles-mêmes et met au jour les principes qui régissent les relations sociales d’une classe essentiellement motivée par l’argent (l’héritage) et le pouvoir. Le bonheur du couple (deuxième partie solaire du film) ne peut être pris en considération tant il s’agit avant tout de sauver les apparences. Et cette bourgeoisie dispose pour cela d’un allié de taille, l’Église, que Bolognini introduit subtilement et progressivement dans le récit, jusqu’à en révéler l’autorité omniprésente. Mastroianni et Cardinale sont magnifiques.