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Le blog des profondeurs...
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ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

À nos amis festivaliers, qu’est-ce donc que Rosmerta ?
Afin de palier aux carences des services de l’État en matière d’hébergement des réfugiés, l’association Rosmerta, composée de plusieurs centaines de citoyens bénévoles, occupe depuis fin décembre un bâtiment de 400 m² pour y mettre à l’abri des mineurs isolés et des familles avec enfants en bas...

En collaboration avec l’Association Franco Italienne d’Avignon (AFIA), la projection du jeudi 5 avril à 20h30 sera suivie d’une rencontre avec Paule Baisnée, professeure de cinéma.

La séance du samedi 14 avril à 10h00 sera suivie d’un « Ciné Chiacchiere ». Ciné Chiacchiere, que l’on pourrait peut-être traduire par Ciné causette, est un moment après la projection où l’on pourra causer du film avec des membres de l’AFIA (Association Franco Italienne Avignon)… esclusivamente in italiano ovviamente !

LE BEL ANTONIO

Mauro BOLOGNINI - Italie 1960 1h35mn VOSTF - avec Marcello Mastroianni, Claudia Cardinale, Pierre Brasseur, Rina Morelli, Thomas Milian... Scénario de Pier Paolo Pasolini, Gino Visentini et Mauro Bolognini, d'après le roman de Vitaliano Brancati.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE BEL ANTONIOTourné en 1959, Le Bel Antonio est le dixième film et sans doute le chef d’œuvre du mésestimé Mauro Bolognini. Un film qu’il a co-écrit entre autres avec Pier Paolo Pasolini, scénariste à l’époque et complice de Bolognini sur plusieurs films. Un Pasolini qui jugea le film « extraordinaire », estimant qu’il « révèle un réalisateur de premier ordre »… Beaux compliments de la part d’un futur grand cinéaste !

Après avoir vécu un certain temps à Rome, où il s’est essayé sans grand succès à la carrière diplomatique, le bel Antonio Magnano revient dans sa ville natale de Catane, en Sicile. Son charme et sa réputation de séducteur invétéré, complaisamment entretenue par son père qui en tire une fierté toute machiste, lui valent un grand succès auprès des femmes. Mais la famille est de petite fortune et le père a d’ores et déjà arrangé un mariage avec Barbara, la ravissante fille du notaire.
Tout semble aller pour le mieux d’autant qu’Antonio, il en est le premier surpris, tombe réellement amoureux de sa jeune épouse… Mais une année passe et il devient de notoriété publique que le mariage n’a pas été consommé, par la faute d’Antonio…
Le sujet, le personnage central du mari impuissant par amour, aurait pu donner lieu à une comédie plus ou moins lourde… Au contraire Bolognini réalise une œuvre insidieusement subversive, révélant le machisme, l’hypocrisie et les contradictions d’une société bourgeoise et bondieusarde. La révélation, au-delà de la sphère intime du couple, de l’impuissance d’Antonio, impensable compte tenu de sa réputation (volontairement trop exposée dans la première partie du film), prend immédiatement une dimension de scandale qui remet en cause mécaniquement la réputation des familles elles-mêmes et met au jour les principes qui régissent les relations sociales d’une classe essentiellement motivée par l’argent (l’héritage) et le pouvoir. Le bonheur du couple (deuxième partie solaire du film) ne peut être pris en considération tant il s’agit avant tout de sauver les apparences. Et cette bourgeoisie dispose pour cela d’un allié de taille, l’Église, que Bolognini introduit subtilement et progressivement dans le récit, jusqu’à en révéler l’autorité omniprésente. Mastroianni et Cardinale sont magnifiques.