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LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !
LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !Vous êtes attendus nombreux le jeudi 20 décembre à 19h30 dans le jardin Urbain V. Nous décorerons notre sapin de Noël avec nos cartes de vœux pour le PASSAGE ! Une hotte accueillera les modestes cadeaux que chacun voudra y déposer et que nous nous offrirons… Pr...

TOUTES CES CHOSES QUE JE NE COMPRENDS PAS.
Il y a des choses que je ne comprends pas. Dans cette ville, il y a plein de choses que je ne comprends pas. Bon, d’accord, je donne un exemple. J’habite dans le quartier de la Bonneterie, qui a fait l’objet récemment d’une requalification, comme on dit dans le jargon technocratique, plutôt réu...

NOËL POUR LES ÉCOLES
Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Séance unique samedi 17 mars à 10h00 proposée par l’ARIP et en présence du Dr Michel Dugnat, président de l’ARIP, pédopsychiatre en périnatalité dans les deux unités de soins psychiques parents-bébé d’Avignon et de Marseille. Dans le cadre de la semaine d’information sur la santé mentale, thématique : Parentalité et enfance. Achetez vos places à partir du 7 mars. Tarif unique 4€

LES ACACIAS

Pablo GIORGELLI - Argentine 2011 1h25mn VOSTF - avec German Da Silva, Hebe Duarte, Nayra Cale Mamani... Scénario de Pablo Giorgelli et Salvador Roselli. Caméra d’Or, Festival de Cannes 2011.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES ACACIASCe sont souvent de petits riens que sont faits les grands films, les exemples sont légion. Le point de départ de Las Acacias est pour le moins ténu. Ruben, un camionneur taciturne, trimballe entre le Paraguay et l’Argentine des troncs entiers (les acacias du titre). Cette fois, son patron lui a demandé sans plus d'explications d'emmener avec lui Jacinta et son bébé Anahi, qui seront ses passagers tout au long des 1500 kilomètres qui les séparent de Buenos Aires. Autant dire que 1500 km à la vitesse de son vieux camion brinquebalant chargé de quelques stères de bois, ça veut dire de longues heures de co-habitation dans l'espace exigu de la cabine. Et entre le bougon solitaire et la mère discrète, on ne peut pas dire que la glace se brise immédiatement. Chacun ne sait rien de l’autre, le spectateur les découvre tous les deux par bribes. Ruben semble avoir un fils qu’il n’a pas vu depuis des années, Jacinta se contente de dire que son enfant n’a pas de père. En tout cas, Ruben fait une tête de trois pieds de long quand il découvre avant le départ que sa passagère imposée est accompagnée d’un bambin, même si la petite Anahi a une bouille qui pourrait faire craquer le pire des misanthropes. Il est agacé par les pleurs de l’enfant, boit égoïstement sa bouteille d’eau sans en proposer à sa voisine. Et quand Jacinta doit franchir seule à pied la frontière entre le Paraguay et l’Argentine avant de retrouver le camion du côté argentin, ça ne dérange pas Ruben de la laisser poireauter quelques heures avec son enfant à côté du poste frontière. Et puis… et puis…

A l’heure où la SNCF privilégie de plus en plus les trains à grande vitesse au détriment des petites lignes, on ne dira jamais assez la capacité des longs trajets à vitesse de sénateur – ceux que l’on faisait autrefois dans les compartiments (odieusement remplacés par les salles uniques où tout le monde regarde dans la même direction) – à créer du lien, à favoriser la rencontre : on ne peut que vous inciter à pratiquer le covoiturage et l’auto-stop, formidables moyens de combattre la déshumanisation des transports. Ainsi donc, entre les cahots, les arrêts divers pour changer le bébé, les pauses sandwich, le courant entre Ruben et Jacinta va insensiblement passer avec, dans le rôle primordial de l’intercesseur, la petite Anahi dont les risettes et ronronnements divers vont finir par faire craqueler la carapace d’apparente indifférence de Ruben.

Ce ne sont pas dans de grandes discussions philosophiques ou même de convenance que vont se lancer Ruben et Jacinta. Simplement, petit à petit, chacun va s’intéresser à des petits détails de l’autre. Ruben est curieux de la langue guarani dans laquelle Jacinta parle à son enfant. Jacinta ne peut s’empêcher de fouiller la boite à gants à la recherche de quelque indice sur la vie de Ruben. Puis ce sont juste des regards discrets et des sourires qui vont se multiplier alors que les kilomètres s’égrènent. Tant et si bien qu'à l'approche des faubourgs de Buenos Aires, terme d'un voyage qui s'annonçait quelques heures auparavant comme une corvée, chacun commence à redouter le moment de la séparation. Alors le spectateur est envahi, comme les deux voyageurs, par une intense émotion. Et c’est bien la marque d'un grand film de savoir faire naître un tel sentiment à partir de trois fois rien.

ARIP : Association pour la Recherche et l’(In)formation en Périnatalité
propose aux différents acteurs de la santé et de la parentalité périnatales un cadre souple et des moyens pour une réflexion collective, inter-professionnelle et inter-institutionnelle sur la périnatalité. Cette réflexion s’appuie sur l’attention portée aux bébés, à leurs parents et à leur environnement et les façons de préparer l’avenir de l’enfant et de l’adulte qu’il deviendra.