LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4€
Moins de 14 ans : 4€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !
LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !Vous êtes attendus nombreux le jeudi 20 décembre à 19h30 dans le jardin Urbain V. Nous décorerons notre sapin de Noël avec nos cartes de vœux pour le PASSAGE ! Une hotte accueillera les modestes cadeaux que chacun voudra y déposer et que nous nous offrirons… Pr...

TOUTES CES CHOSES QUE JE NE COMPRENDS PAS.
Il y a des choses que je ne comprends pas. Dans cette ville, il y a plein de choses que je ne comprends pas. Bon, d’accord, je donne un exemple. J’habite dans le quartier de la Bonneterie, qui a fait l’objet récemment d’une requalification, comme on dit dans le jargon technocratique, plutôt réu...

NOËL POUR LES ÉCOLES
Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

La séance du mercredi 18 avril à 18h15 aura lieu dans le cadre du ciné-club de Frédérique Hammerli . Cette séance est bien entendu ouverte à tout le monde.

DU SILENCE ET DES OMBRES

(TO KILL A MOCKINGBIRD) Robert MULLIGAN - USA 1962 2h09mn VOSTF - avec Gregory Peck, Mary Badham, Philip Alford, John Megna, Frank Overton, Robert Duvall... Scénario de Horton Foote, d'après le roman de Harper Lee, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. Trois Oscars 1963, dont celui de Meilleur acteur pour Gregory Peck (le seul de sa carrière).

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DU SILENCE ET DES OMBRESDu silence et des ombres et le livre qui l'a inspiré ont, aux États-Unis, une importance difficile à imaginer pour un Européen. To Kill a mockingbird de Harper Lee, prix Pulitzer en 1961, est l'un des livres les plus étudiés dans les collèges américains. Et quand, en 2003, l'American Film Institute a demandé à un jury de désigner les plus grands héros de l'histoire du cinéma, c'est Atticus Finch, le personnage incarné par Gregory Peck, qui est arrivé en tête ! Ce film, connu de toute l'Amérique, n'avait pourtant jamais été repris en France depuis sa sortie en 1962.
L'action, racontée à travers le regard d'une fillette de 6 ans, prend place dans une petite ville fatiguée du comté imaginaire de Maycomb, dans le Sud des États-Unis, au début des années 1930, en pleine dépression économique. Elle met en scène deux enfants, un frère et une soeur, qui vont être confrontés au monde des adultes lorsque leur père avocat accepte de défendre un Noir accusé à tort d'avoir violé une Blanche.
Le film est très fidèle au roman : du livre au film, le temps de l'action a été ramené de trois à deux ans et certains personnages ou épisodes ont disparu… Mais les thèmes essentiels du roman, et surtout son incroyable vitalité, sa tendresse et sa mélancolie sont entièrement préservées par Robert Mulligan, un peu connu chez nous pour Un été 42 (1971) ou encore L'Autre (1972).

Du silence et des ombres traite de la justice à travers son beau personnage d'avocat, qui incarne la foi inébranlable dans le droit comme régulateur de la société et dans un système judiciaire censé donner à tout citoyen les mêmes chances. À ce titre, Atticus n'est pas sans rappeler le jeune Abraham Lincoln de Vers sa destinée de John Ford. Tous deux font face, avec la sérénité qu'implique la certitude de servir une juste cause, à une foule prête à lyncher un homme sans autre forme de procès ; et ils doivent affronter des situations douloureuses, dans lesquelles l'application du droit n'est plus le meilleur moyen de faire prévaloir la justice véritable…
En contrepoint de cet aspect « judiciaire », le vrai trésor du film de Mulligan est dans la peinture de l'enfance où le cinéaste excelle. Il parvient à éviter la mièvrerie, l'émotion au rabais, par la vivacité, la spontanéité de toutes les séquences où les enfants en vacance s'inventent, à partir du réel, un monde imaginaire qui anime leurs journées et dont le mystérieux Boo Radley, créature invisible enfermée dans sa maison par ses parents, est le personnage principal. Il est question de terreurs enfantines, d'objets insolites surgissant dans le creux d'un arbre et précieusement conservées dans une boîte à trésors que nous fait découvrir le beau générique (à ne pas rater, donc !). La présence du merveilleux, les liens fraternels des deux jeunes héros, et plus encore l'importance de la figure du père tissent quelques liens évidents avec La Nuit du chasseur.

Du silence et des ombres est donc avant tout le parcours initiatique de deux enfants qui vont grandir en découvrant à la fois l'injustice et la grandeur de leur père. Gregory Peck offre une interprétation retenue, tout à fait remarquable, de ce père plus vieux que les autres, que ses enfants regardent d'abord comme celui qui ne sait rien faire d'amusant, qui ne joue pas au football, ne va pas à la chasse, avant de prendre conscience du rôle qui est le sien pour eux-mêmes et toute cette petite communauté du sud des États-Unis.

J.D Nuttens, Positif

PS : le titre original fait référence au proverbe américain : « c'est un péché de tuer un oiseau moqueur ». L'oiseau moqueur, c'est l'innocence, la fraîcheur d'âme, l'idéalisme…