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LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !
LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !Vous êtes attendus nombreux le jeudi 20 décembre à 19h30 dans le jardin Urbain V. Nous décorerons notre sapin de Noël avec nos cartes de vœux pour le PASSAGE ! Une hotte accueillera les modestes cadeaux que chacun voudra y déposer et que nous nous offrirons… Pr...

TOUTES CES CHOSES QUE JE NE COMPRENDS PAS.
Il y a des choses que je ne comprends pas. Dans cette ville, il y a plein de choses que je ne comprends pas. Bon, d’accord, je donne un exemple. J’habite dans le quartier de la Bonneterie, qui a fait l’objet récemment d’une requalification, comme on dit dans le jargon technocratique, plutôt réu...

NOËL POUR LES ÉCOLES
Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

UNE ANNÉE POLAIRE

Samuel COLLARDAY - France/Groenland 2017 1h34 VOSTF - avec Anders Hvidegaard, Asser Boassen, Thomasine Jonathansen, Gert Jonathansen, Julius B. Nielsen, Tobias Ignatiussen… et les habitants de Tiniteqilaaq, Groenland...

Ce film peut tout à fait convenir aux enfants à partir de 10/12 ans.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

UNE ANNÉE POLAIREQuel sublime voyage à peu de frais ! On en ressort ébloui, avec l’envie de foncer à l’autre bout du globe, emporté par le dépaysement total que nous offre le film. Franchement : allez-y les yeux fermés, ou plutôt grands ouverts ! Laissez-vous bercer par la luminosité ouatée du Groenland, glissez sur ses étendues immaculées en espérant l’apparition des aurores boréales, heureux de rencontrer au détour d’une dune enneigée ses ourses, ses phoques, ses gens…

Samuel Collardey aime les oubliés des livres d’Histoire, les héros ordinaires, artisans discrets, tout comme lui, d’une humanité chaleureuse (souvenez-vous de son magnifique Tempête). Anders, son personnage principal, est de ceux-là. Même s’il ne le sait pas. De sa carrure de viking, de son regard insaisissable émanent tout à la fois une forme de douceur timide et une détermination inflexible. C’est un trentenaire solide comme un roc, sur lequel on sait pouvoir s’appuyer. C’est sans doute cela qui fait basculer la décision de la rectrice qui le reçoit en entretien. Laisser partir un instituteur inexpérimenté exercer sa première mission au Grœnland, coupé pendant des mois de toute forme de confort moderne, de toute possibilité de revenir en arrière… lourde responsabilité. Mais comment résister au calme d’Anders qui persiste, tenace, allant jusqu’à choisir une école solitaire dans un hameau particulièrement reculé ? Sa supérieure lui accorde finalement le poste, en ne lésinant pas sur les mises en garde et les pieux conseils. Ne pas se mêler à la population (dévastée par l’alcoolisme), ne pas apprendre la langue de cette ancienne colonie danoise : un enseignant danois se doit de professer en danois, de ne jurer que par le danois et de n’apprendre rien d’autre à ses élèves que le danois, la langue des gens civilisés, la seule qui leur permettra de sortir de leur condition. Quelques adieux plus tard, ceux à ses copains impressionnés, ceux à son père agriculteur qui tire la gueule de voir partir son meilleur travailleur, voilà Anders embarqué vers ces inlandsis qui le font tant rêver.

À son arrivée, l’accueil des villageois de Tiniteqilaaq est plus froid que la calotte polaire. Anders tente de rester confiant ; s’il s’attendait à être accueilli en bienfaiteur, il en est pour ses frais mais n’en laisse rien paraître. Le voilà confiné dans cette contrée hostile, là où d’autres plus aguerris que lui n’ont pas résisté une seule année. Les premières journées d’école s’avèrent horribles, les mômes avides de grand air ne tiennent pas en place face à ce trouble-fête qui leur parle une langue qu’ils ne comprennent pas. Tout grand et fort qu’il est, Anders n’en impressionne aucun et nul n’hésite à le faire tourner en bourrique. En particulier Asser, avec ses airs espiègles, qui le nargue en explosant de rire à la barbe de ce nouvel instit si maladroit. Quant aux filles à la langue bien pendue, elles ne sont pas en reste. Le seul qui accepte de communiquer en danois avec Anders est encore Julius, l’employé municipal, mais n’est-ce pas uniquement par devoir ? Autant dire qu’on ne donne pas cher de ce novice pataud qui met les pieds dans le plat, véhiculant les préjugés de sa patrie natale triomphante… Et pourtant il s’accroche, refusant de faire machine arrière, bien que la tentation soit grande… Et peu à peu, les langues se délient, les cœurs aussi…

Cette Année polaire empreinte de puissance et de délicatesse est d’une beauté saisissante ! Sans parler des prises de vues, sublimes de bout en bout. Ne loupez pas le générique, de début comme de fin !