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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

Le passage du Verger Urbain V : l’impasse ?
À ceux qui sont partis en vacances et ont décroché des faits divers.Vous l’avez sûrement remarqué, le Verger Urbain V a été refait : plus de terrain vague mais un jardin flambant neuf, beau passage pour aller le soir à la Manutention et même continuer en longeant la prison jusqu’au fleuve....

ET MAINTENANT ! NOUS VOUS PROPOSONS DE SIGNER MASSIVEMENT LA PÉTITION !
Affirmez votre refus de nous voir remisés au fond d’un cul de sac et votre droit de nous rendre visite, comme celui de transiter, en journée comme en soirée par le passage du verger. Dans notre optimisme béat nous espérons des milliers de signatures, montrez que nous sommes timorés et que ce sera de...

LES ANGES PORTENT DU BLANC

Écrit et réalisé par Vivian QU - Chine 2017 1h47mn VOSTF - avec Wen Qi, Zhou Meijun, Ke Shi, Geng Le, Liu Weiwei...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES ANGES PORTENT DU BLANCUne petite ville balnéaire telle qu’on peine à les imaginer en Chine. Ici tout semble un peu factice. Le sable clair, les jeux de plage aux couleurs de bonbons anglais, les fleurs en tissu trop mauve qui ornent les décorations en fer forgé sur la plage, où viennent se faire immortaliser les mariées aux robes immaculées. Ici tout est cliché. Surplombant la fourmilière humaine, une immense statue en toc, aussi kitsch que sensuelle, représentant Marilyn Monrœ figée dans sa plus célèbre posture, en train de retenir sa robe qui vole au vent. L’éternel féminin dans toute sa splendeur, muet, vêtu de blanc. Le blanc, la couleur de la pureté virginale qui semble relier ces femmes et même cette toute jeune fille fluette qui tournicote autour des pieds de la poupée monumentale.
Mia semble une lilliputienne à côté des immenses ongles peinturlurés de la star au tragique destin. Mais la géante aux longues guibolles n’offre nul abri où se réfugier. Voilà Mia après cette rapide pause qui s’en retourne pour reprendre son poste dans le motel insipide où elle accepte sans rechigner les moindres besognes.
C’est l’heure d’y remplacer sa collègue réceptionniste, elle qui sait mettre en avant ses formes, ses attraits : lèvres peintes, œil élégamment surligné, l’antithèse de Mia qui, timidement, fait tout pour passer inaperçue. D’ailleurs le premier client du soir qui arrive la remarque à peine tant elle lui paraît insignifiante. Elle ose à peine insister quand il refuse de lui confier les papiers des deux petites écolières qu’il dit être de sa famille et qu’il entraîne dans son sillage. En tout bien tout honneur, puisqu’il réserve des chambre séparées. Seulement cette nuit-là va s’avérer bien agitée et Mia apercevra ce qu’elle n’aurait jamais dû voir. Tout reste d’abord flou, incertain, comme dans un mauvais rêve. D’autant que le matin se révèle tranquille comme les autres matins… Jusqu’à ce que la police débarque et puis une avocate pleine d’empathie mais que Mia va fuir comme la peste.

On vous laisse découvrir le pourquoi du comment. La façon dont la réalisatrice dévide le fil de son histoire, laissant planer des doutes, emboitant tour à tour les pas de chaque personnage. Elle crée un univers complexe, passionnant, qui évite tous les clichés. Aucun protagoniste n’échappe à sa part d’ambiguïté. Les représentants de la loi s’avèrent capables de sombrer dans des réactions corporatistes au mépris de leur devoir. Les fillettes qui se retrouvent sur la sellette s’avèrent capables de mensonge pour complaire aux adultes, tandis que leurs parents tétanisés par le qu’en dira-t-on perdent de vue leur rôle protecteur… Tous oscillent entre l’image qu’ils aimeraient donner d’eux-même, celle qu’ils donnent et ce qu’ils sont.
Si à demi-mot les femmes se comprennent dans les moments cruciaux, elles peinent à s’entraider, prisonnières des positions étriquées que la société leur accorde, peut-être de leur manque de pouvoir. Mais aucune n’est complètement à absoudre, victime d’elle-même, bourreau des autres, tant qu’elles n’assumeront pas de faire un pas de côté salutaire vers la solidarité. La peinture de la société chinoise est sans concession. Elle ne laisse pas place aux trémolos des violons. Pourtant les enfants continuent leur route vaille que vaille, vers une indispensable résilience qui apporte une note d’espoir…