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UN JEUNE, UN TOIT, UNE ÉCOLE !
Ça s’est passé près de chez vous… N. 16 ans et demi est arrivé en juillet dans le Vaucluse. Il a traversé la méditerranée au péril de sa vie. Il est « pris en charge » par l’Aide Sociale à l’Enfance qui conteste sa minorité, le fait convoquer à la police des frontières, des ...

Les Lumières de la ville deviennent le Collectif 1,2,3 soleil.
Les Lumières de la ville, c’est cette fabrique de film que l’association 100 pour 1, les Ateliers du Court et Utopia ont mis en place il y a quelques mois. L’idée est de regrouper des jeunes mineurs isolés de 100 pour 1, quelques-uns de nos spectateurs volontaires et un ou deux « professionnel ...

Séances bébé
   Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés, ett déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son p...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
   Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux appara...

LE FEU QUI NE S’ÉTEINT JAMAIS
 Il y a sept ans nous apprenions avec effroi l’explosion de 3 réacteurs nucléaires dans la centrale de Fukushima au Japon. Au pays du shintoïsme – un culte dédié à la nature -, le choc fut terrifiant. Il venait implacablement raisonner avec la mémoire traumatique d’Hiroshima et Nagasaki. Grand pe...

En collaboration avec l’École Supérieure d’Art d’Avignon. Séance unique le mercredi 16 mai à 18h15. Le film sera présenté par Jean-Pierre Touati, historien du cinéma, spécialiste de Jean Rouch. Vente des places à partir du 9 mai.

MOI, UN NOIR

Ecrit et réalisé par Jean ROUCH - France 1958 1h12mn - avec Oumarou Ganda, Petit Toure, Alassane Maiga... Prix Louis Delluc 1958.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MOI, UN NOIRAvec cette œuvre foisonnante et inclassable tournée à l’aube de la Nouvelle Vague, le maître du documentaire ethnographique brouille résolument la ligne de partage entre le cinéma scientifique et la fiction. « Pendant six mois, j’ai suivi un petit groupe de jeunes Nigériens à Treichville. Je leur ai proposé de faire un film où ils joueraient leur propre rôle et où ils auraient le droit de tout faire et de tout dire. C’est ainsi que nous avons improvisé ce film. »
À partir de ce dispositif inédit, le cinéaste s’attache à la trajectoire d’un jeune homme originaire de Niamey, venu à Abidjan pour trouver du travail. Se faisant appeler « Edward G. Robinson », il raconte en voix-off qu’il est manœuvre journalier à la merci des employeurs. Grâce à la tonalité joyeuse du protagoniste et à l’enchaînement rythmé des images, Rouch évite systématiquement le discours engagé si prévisible de ce type d’entreprise : en suscitant une empathie dépourvue du moindre paternalisme colonialiste pour Robinson, le réalisateur livre pourtant un point de vue politique d’une grande subtilité. Car il dénonce l’exploitation des Nigériens, traités comme des sous-hommes, par les entreprises ivoiriennes. Autrement dit, l’instrumentalisation d’Africains par d’autres Africains. Un constat implacable.

« L’apport de Jean Rouch est extrêmement important. Il a en effet contribué à modifier le regard européen sur l’Afrique en montrant des Africains comme jamais personne ne l’avait fait. Il a porté sur eux un regard chaleureux et fraternel, véritablement humaniste, à l’image de cette amitié profonde qui est née et a duré toute une vie avec eux, notamment avec un de ses comédiens, Damouré Zika, qui est décédé récemment au Niger. Jean Rouch a profondément bouleversé non seulement le cinéma, mais aussi l’ethnologie en fondant l’anthropologie visuelle. »
Jean Pierre Touati, interrogé par Carole Wälti, swissinfo.ch