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ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :1- ET MAINTENANT ! NOUS VOUS PROPOSONS DE SIGNER MASSIVEMENT LA PÉTITION !La pétition pour le maintien de l’ouvert...

Le passage du Verger Urbain V : l’impasse ?
À ceux qui sont partis en vacances et ont décroché des faits divers.Vous l’avez sûrement remarqué, le Verger Urbain V a été refait : plus de terrain vague mais un jardin flambant neuf, beau passage pour aller le soir à la Manutention et même continuer en longeant la prison jusqu’au fleuve....

ET MAINTENANT ! NOUS VOUS PROPOSONS DE SIGNER MASSIVEMENT LA PÉTITION !
Affirmez votre refus de nous voir remisés au fond d’un cul de sac et votre droit de nous rendre visite, comme celui de transiter, en journée comme en soirée par le passage du verger. Dans notre optimisme béat nous espérons des milliers de signatures, montrez que nous sommes timorés et que ce sera de...

Verger Urbain V, écrin ou carcan ?
 Vous êtes nombreux à nous questionner sur la soudaine fermeture du passage du Verger Urbain V le soir. C’est le chemin qui vous mène directement  du centre-ville vers le cinéma. Vous êtes nombreux à ne pas comprendre les objectifs de cette décision (nous, pas vraiment non plus), à trouver...

Enseignantes, enseignants
Reprise des séances scolaires en septembre :Nous redémarrons les dispositifs École au cinéma (prévisionnement le samedi 29 septembre pour le 1er trimestre), Collège au cinéma (inscriptions possibles jusqu’au 22 septembre) et Lycéen au cinéma.  Pour les séances hors dispos...

SÉRÉNADE À TROIS

(Design for living) Ernst LUBITSCH - USA 1933 1h31mn VOSTF - avec Miriam Hopkins, Gary Cooper, Fredric March, Edward Everett Horton... Scénario de Ben Hecht et Noel Coward d'après sa pièce de théâtre.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SÉRÉNADE À TROISSubversif… Le qualificatif sied parfaitement à Ernst Lubitsch (1892-1947). Le réalisateur d'origine allemande, débarqué à Hollywood en 1923, semble prendre un malin plaisir à provoquer les spectateurs en leur donnant à voir des histoires scandaleuses où les clichés volent en éclats en même temps que les convenances. Ses romances sont tout sauf des bluettes. Elles comportent, presque toujours, un sous-texte révolutionnaire pour l'époque. Se jouant des codes de la séduction, où les hommes sont censés mener la danse, elles confient souvent le rôle de leader aux femmes et distillent régulièrement un discours propre à faire sursauter les censeurs.

Sérénade à trois est, de ce point de vue, très représentatif de l'œuvre du metteur en scène. Adaptation d'une pièce de boulevard de Noël Coward qui avait rencontré un succès phénoménal à Broadway en 1932, ce film raconte l'histoire d'une jeune femme incapable de choisir entre deux hommes ô combien séduisants qu'elle rencontre dans un train entre Marseille et Paris et qui décide donc d'assumer une relation à trois, au vu et au su de tous. Les deux garçons sont copains, leur amitié pâtira-t-elle de ce triangle amoureux ? That is the question.

Trente ans avant le Jules et Jim de François Truffaut, il fallait un sacré culot pour proposer, dans une Amérique puritaine, une telle intrigue, une telle comédie sagement dévergondée, tranquillement amorale ! Mais du toupet, Lubitsch en a. Et tout son génie est de faire passer ses pires audaces, la représentation des situations les plus osées, avec innocence. Cette « Lubitsch touch » qui transforme des scènes improbables (et parfois scabreuses) en blagues jamais vulgaires s'illustre ici avec brio. Les dialogues pétillent, les péripéties s'enchaînent avec légèreté. Les étreintes ressemblent à des pas de danse…

(B. Eschapasse, Le Point)