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ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme,
Face à l’urgence hivernale, les membres de Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme, ont mené une Réquisition Citoyenne d’un bâtiment à Avignon, au 7 rue Louis Pasteur. Ils hébergent une trentaine de personnes exilées, des familles...

TOUTES CES CHOSES QUE JE NE COMPRENDS PAS.
Il y a des choses que je ne comprends pas. Dans cette ville, il y a plein de choses que je ne comprends pas. Bon, d’accord, je donne un exemple. J’habite dans le quartier de la Bonneterie, qui a fait l’objet récemment d’une requalification, comme on dit dans le jargon technocratique, plutôt réu...

SÉRÉNADE À TROIS

(Design for living) Ernst LUBITSCH - USA 1933 1h31mn VOSTF - avec Miriam Hopkins, Gary Cooper, Fredric March, Edward Everett Horton... Scénario de Ben Hecht et Noel Coward d'après sa pièce de théâtre.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SÉRÉNADE À TROISSubversif… Le qualificatif sied parfaitement à Ernst Lubitsch (1892-1947). Le réalisateur d'origine allemande, débarqué à Hollywood en 1923, semble prendre un malin plaisir à provoquer les spectateurs en leur donnant à voir des histoires scandaleuses où les clichés volent en éclats en même temps que les convenances. Ses romances sont tout sauf des bluettes. Elles comportent, presque toujours, un sous-texte révolutionnaire pour l'époque. Se jouant des codes de la séduction, où les hommes sont censés mener la danse, elles confient souvent le rôle de leader aux femmes et distillent régulièrement un discours propre à faire sursauter les censeurs.

Sérénade à trois est, de ce point de vue, très représentatif de l'œuvre du metteur en scène. Adaptation d'une pièce de boulevard de Noël Coward qui avait rencontré un succès phénoménal à Broadway en 1932, ce film raconte l'histoire d'une jeune femme incapable de choisir entre deux hommes ô combien séduisants qu'elle rencontre dans un train entre Marseille et Paris et qui décide donc d'assumer une relation à trois, au vu et au su de tous. Les deux garçons sont copains, leur amitié pâtira-t-elle de ce triangle amoureux ? That is the question.

Trente ans avant le Jules et Jim de François Truffaut, il fallait un sacré culot pour proposer, dans une Amérique puritaine, une telle intrigue, une telle comédie sagement dévergondée, tranquillement amorale ! Mais du toupet, Lubitsch en a. Et tout son génie est de faire passer ses pires audaces, la représentation des situations les plus osées, avec innocence. Cette « Lubitsch touch » qui transforme des scènes improbables (et parfois scabreuses) en blagues jamais vulgaires s'illustre ici avec brio. Les dialogues pétillent, les péripéties s'enchaînent avec légèreté. Les étreintes ressemblent à des pas de danse…

(B. Eschapasse, Le Point)