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LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !
LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !Vous êtes attendus nombreux le jeudi 20 décembre à 19h30 dans le jardin Urbain V. Nous décorerons notre sapin de Noël avec nos cartes de vœux pour le PASSAGE ! Une hotte accueillera les modestes cadeaux que chacun voudra y déposer et que nous nous offrirons… Pr...

NOËL POUR LES ÉCOLES
Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

ALBERTO GIACOMETTI, THE FINAL PORTRAIT

Écrit et réalisé par Stanley TUCCI - GB 2018 1h34 VOSTF - avec Geoffrey Rush, Armie Hammer, Tony Shalhoub, Sylvie Testud, Clémence Poésy...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ALBERTO GIACOMETTI, THE FINAL PORTRAITÀ n’en point douter, c’est un ours, un monstre, un génie insupportable. Au premier regard il captive autant qu’il agace. « Cela fait 35 ans que je suis un imposteur, que je n’arrive pas à terminer la moindre œuvre ! », maugrée Alberto Giacometti, son éternelle clope au bec. C’est le premier trait d’un film qui nous livre l’artiste sans fard. Il ne cherche pas à ressembler à un de ces rituels biopics sirupeux, mais à croquer sur le vif un personnage haut en couleurs, au caractère d’autant plus tranché que l’arrière décor ne brosse que vaguement une époque à traits idéalisés et grossiers.
Le Montmartre recréé de 1964 se décline en tons sépia comme de vieux clichés hors d’âge, tandis que l’atelier de Giacometti nous fait entrer précisément dans son univers chaotique où seules les femmes semblent parfois apporter une touche de couleur fugace. Chaque détail grisonnant semble murmurer : « Attention, ceci n’est pas une reconstitution », afin de laisser la part belle à l’interprétation. Une forme de subjectivité qui devient vite passionnante quand elle est portée par des acteurs fabuleux et particulièrement par Geoffrey Rush, qui campe un Giacometti aussi vrai que nature avec une telle truculence rabelaisienne qu’il est impossible de lui résister.



D’ailleurs, son ami James Lord (écrivain et critique d’art américain impeccablement campé par Armie Hammer) s’avère incapable de dire « non » lorsqu'Alberto lui propose de poser pour lui. Ce qui devait ne durer qu’une seule journée va se révéler être un piège à tiroirs interminable sous le regard amusé de la compagne du peintre (Sylvie Testud) et de son frère Diego Giacometti (Tony Shalhoub, remarquable), accoutumés aux frasques du peintre. Un portrait qui va coûter cher à James Lord en terme de billets d’avion (il sera obligé de les décaler moult fois) mais qui trente ans plus tard lui rapportera la rondelette somme de deux million de dollars, ce que, forcément, la présente histoire ne raconte pas.
En attendant voilà James Lord entre les mains de cet artiste perfectionniste tout aussi tyrannique envers son entourage qu’il l’est envers lui-même. Les interminables heures de pose vont donner lieu à des dialogues et des silences captivants durant lesquels le peintre devient progressivement le sujet d’observation de son modèle, un peu comme l’arroseur devient parfois l’arrosé. De ces instants privilégiés, l’écrivain tirera plus tard un livre donnant à voir l’univers intime de cet éternel insatisfait, ce maestro de l’art contemporain capable, tel Pénélope, de défaire ses œuvres à perpétuité, détruisant dans les heures sombres ce qu’il avait créé lors d’instants lumineux.

Alberto Giacometti apparait alors dans toute la folie de ses contradictions. En quelques phrases lapidaires il assassine Picasso (qui peint « des conneries prétentieuses ») Chagall (et sa « peinture de merde » sur le plafond de l’Opéra Garnier) tout autant que lui-même, se fustigeant d’être un bonhomme « malhonnête et menteur ». L’homme doute alors, se dévalorise, se déteste autant qu’il est admiré, méprisant ceux qui ne savent pas voir son imposture, n’accordant pas plus de crédit aux critiques qu’il n’en accorde aux banquiers, planquant des liasses de billets dans les recoins les plus saugrenus de son antre, ne se rappelant de leur existence que dans des épisodes de rage folle. Malgré cela, à l’instar de James Lord, on peine à le quitter et quand le film s’achève, on a envie de se plonger dans le livre qui l’a inspiré et d’aller redécouvrir le personnage aux travers des quelques interviews conservées par l’Ina. On est alors encore plus époustouflé par la performance de Goffrey Rush, véritable caméléon qui s’efface derrière son personnage tout en le magnifiant.