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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

Le passage du Verger Urbain V : l’impasse ?
À ceux qui sont partis en vacances et ont décroché des faits divers.Vous l’avez sûrement remarqué, le Verger Urbain V a été refait : plus de terrain vague mais un jardin flambant neuf, beau passage pour aller le soir à la Manutention et même continuer en longeant la prison jusqu’au fleuve....

ET MAINTENANT ! NOUS VOUS PROPOSONS DE SIGNER MASSIVEMENT LA PÉTITION !
Affirmez votre refus de nous voir remisés au fond d’un cul de sac et votre droit de nous rendre visite, comme celui de transiter, en journée comme en soirée par le passage du verger. Dans notre optimisme béat nous espérons des milliers de signatures, montrez que nous sommes timorés et que ce sera de...

POROROCA, PAS UN JOUR NE PASSE

Écrit et réalisé par Constantin POPESCU - Roumanie 2017 2h30 VOSTF - avec Bogdan Dumitrache, Iulia Lumânare, Costin Dogioiu, Stefan Raus, Adela Marghidan...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

POROROCA, PAS UN JOUR NE PASSE« Le Pororoca est un phénomène de mascaret, avec des vagues pouvant atteindre les 4 mètres de haut, qui parcourt 800 km sur le fleuve Amazone et ses affluents. Son nom provient du dialecte Tupi-Guarani, signifiant “le grand rugissement” ou “ce qui détruit tout sur son passage avec grand fracas” ».
Sachant cela, on peut se dire que c'est un drôle de titre pour un film roumain se déroulant à quelques dix mille kilomètres de l'embouchure de l'Amazone, dans un quartier sans histoire de Bucarest. Et pourtant il traduit à la fois l'intensité du drame qui va s'abattre sur la famille de Tudor et l'effet saisissant que le film va produire sur nous, spectateurs, plongés dans une atmosphère aussi oppressante que celle vécue par ses personnages. Thriller en apesanteur, Pororoca impressionne, bouleverse, donne le frisson. C'est le plus grand film roumain que l'on ait vu depuis le Baccalauréat de Cristian Mungiu !

Tudor et Cristina, la trentaine épanouie, vivent dans un bel appartement de la capitale roumaine avec leurs deux enfants, Ilie (7 ans) et Maria (5 ans). Tudor travaille dans une entreprise de téléphonie, Cristina est comptable. Leur vie, rythmée par la famille, le boulot, les amis, ronronne agréablement, on peut appeler ça le bonheur tranquille. Même si on sent naître une certaine tension entre les deux époux lorsque Cristina reçoit des appels téléphoniques d'un client lourdaud qui la poursuit de ses assiduités. Elle dit que ça n'a aucune importance, il fait comme s'il prenait la chose à la légère et la vie continue. Mais on ne peut pas s'empêcher de penser que c'est un peu moins anodin que ça, qu'il y a comme une fêlure qui attaque le bel édifice de l'harmonie conjugale.
Au cœur de l'été, Tudor a coutume d'emmener son fils et sa fille au parc voisin, où ils jouent avec leurs copains. Aussitôt arrivés sur l’aire de jeux, Tudor s’assoit sur un banc pour passer quelques coups de téléphone. Lorsque son attention revient pleinement à ses enfants, Maria n’est plus là. Désespéré, il part à sa recherche dans tout le parc, mais doit finir par se rendre à l’évidence : sa fille a disparu sans laisser de traces… Décrits par nos pauvres mots, l'épisode relève du fait divers banal. Il prend une tout autre dimension à travers la mise en scène de Constantin Popescu, qui le filme au fil d'une longue scène magistrale, démarrant par un plan fixe auquel succède un plan séquence vertigineux dans sa fausse immobilité, son vide trompeur : on peut avoir l'impression que rien ne se passe alors que c'est ici que tout bascule.
À partir de ce point nodal, c'est ce drame du deuil impossible, ce cauchemar, le pire que puissent concevoir des parents, que raconte Constantin Popescu, en collant au plus près de ses personnages, dans une mise en scène à la fois élégante, sèche, précise, tendue comme celle d'un film à suspense. Plus précisément, il documente la lente dislocation du couple et de la cellule familiale, insidieuse, à laquelle tentent, avec de moins en moins de vigueur, de résister les parents défaits. Irrémédiablement, les chemins de Tudor et Cristina divergent, marqués par la culpabilité, le désespoir et l'impuissance. Très fort !