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CHANTER RÉGÉNÈRE !
En raison de nouvelles aventures prévues au Théâtre des Vents, l’atelier chansons, animé depuis plus de vingt ans par Amélie Grand – fondatrice et ex-directrice des Hivernales de danse d’Avignon – rejoint le Théâtre Transversal : 10, rue d’Amphoux à Avignon. Tel : 04 90 86 17...

NOËL POUR LES ÉCOLES
Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

GUY

Alex LUTZ - France 2018 1h41 - avec Alex Lutz, Tom Dingler, Pascale Arbillot, Brigitte Roüan, Nicole Calfan, Elodie Bouchez et les apparitions de Marina Hands, Dani, Nicole Ferroni, Vincent Heden, Julien Clerc... Scénario d’Alex Lutz, Thibault Segouin et Anaïs Deban.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

GUYCe film d’Alex Lutz est une vraie bonne surprise. Loin de l’image préconçue qu’on peut se faire d’un produit formaté, vaguement marrant mais un peu vain réalisé par un amuseur vedette de Canal + (Catherine et Liliane), c’est une chronique singulière, fragile, généreuse, drôle sans aucun doute mais aussi volontiers mélancolique, consacrée à un personnage qu’on pourrait mépriser d’une moue hautaine mais qui a tôt fait de nous intriguer, de nous alpaguer et, mine de rien, de nous émouvoir. Guy Jamet, personnage bigger than life au phrasé un peu désagréable, avec ses tics, ses gestes d’une autre époque, son regard bleu acier.



Guy, c’est Alex Lutz, totalement, de la pointe du mocassin au bout du cheveu gris, en passant par la chaîne en or qui brille et puis, très vite ce n’est plus du tout lui, on a oublié le latex, les heures de maquillage et de préparation, le fond de teint. C’est Guy Jamet, simplement.
En choisissant le procédé du faux documentaire – émaillé de quelques fausses images d’archives qui nous montrent un Guy Jamet jeune, beau, blond comme les blés et roucoulant sa sérénade comme si sa vie en dépendait –, le récit va coller au plus près de son personnage, tellement près finalement que la distance entre lui et nous va s’évaporer. Et se construit sous nos yeux la légende de ce crooner vieillissant qui chante depuis trente ans les mêmes chansons d’amour simples à retenir, simples à fredonner… les chansons de Guy Jamet.

On a tous une chanson un peu nouille de variétoche qui vit nichée dans un recoin de notre cerveau, une chanson de l’enfance, qui nous rappelle nos parents ou nos grands-parents, une chanson que l’on trouve objectivement ringarde mais dont la simple écoute suffit à faire naître le souvenir d’un jour heureux, voire une petite larme. Allez, si si, j’en suis certaine, en cherchant bien, vous la trouverez cette chanson, c’est comme une chanson de Guy Jamet.
Guy Jamet qui est donc de retour… mais a t-il jamais vraiment quitté la scène ?
Un jeune réalisateur, dont la mère était une inconditionnelle, décide de faire un film sur lui, façon « Guy Jamet comme vous ne l’avez jamais vu ». Guy en répétition, Guy en tournée, Guy dans son mas, Guy à cheval, Guy chez Drucker, Guy qui rit, Guy qui vieillit, Guy qui cabotine, Guy qui fait le beau, Guy qui a mal au dos…
La complicité de part et d’autre de la caméra n’est pas des plus évidentes : Guy est un animal sauvage qui veut connaître les règles pour mieux les maîtriser. Il a bien conscience que ce film dira un peu plus que ce qu’il veut habituellement révéler et que le spectateur y découvrira aussi ses travers, sa part d’ombre, ses rides et sa démarche de vieux monsieur…

Avec une tendresse communicative pour ce personnage qu’il campe avec un talent de prestidigitateur né, Alex Lutz nous offre un film qui ressemble à ces pochettes surprises que l’on achetait enfant à la boulangerie. On pensait n’y trouver que drôlerie, moquerie complice, numéros bien ficelés d’artistes, mais on découvre aussi, tout au fond du cornet en papier, une petite étoile qui brille, quelques larmes timides et la saveur douce-amère de la vie qui passe si vite.