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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

Le passage du Verger Urbain V : l’impasse ?
À ceux qui sont partis en vacances et ont décroché des faits divers.Vous l’avez sûrement remarqué, le Verger Urbain V a été refait : plus de terrain vague mais un jardin flambant neuf, beau passage pour aller le soir à la Manutention et même continuer en longeant la prison jusqu’au fleuve....

ET MAINTENANT ! NOUS VOUS PROPOSONS DE SIGNER MASSIVEMENT LA PÉTITION !
Affirmez votre refus de nous voir remisés au fond d’un cul de sac et votre droit de nous rendre visite, comme celui de transiter, en journée comme en soirée par le passage du verger. Dans notre optimisme béat nous espérons des milliers de signatures, montrez que nous sommes timorés et que ce sera de...

THE BACCHUS LADY

Écrit et réalisé par E J-YONG - Corée du Sud 2016 1h50 VOSTF - avec Youn Yuh-jung, Chon Moo-song, Yoon Kye-sang, An A-zu...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

THE BACCHUS  LADYCe film étonnant, à la fois drôle et touchant, est à la fois une chronique souvent bouleversante sur la dernière ligne droite de la vie, une fable acide sur une société malade avec toute une galerie de personnages atypiques et au final un grand film politique sur la face cachée d'un pays qui s'affiche comme un des grands vainqueurs du capitalisme mondial.



Au cœur du film, un personnage très fort, So-young, 65 ans. On la découvre dans une situation assez crue qui fait démarrer le film sur les chapeaux de roue : elle est en consultation chez son gynécologue pour une maladie vénérienne, et on en déduit vite que, malgré son âge, So-young est encore prostituée, après avoir probablement assuré le bonheur fugace des soldats américains longtemps présents en Corée, les meilleurs clients des marchandes d'amour. Elle officie donc comme « Bacchus Lady » (nom lié au vin énergisant que ces dames vénérables servent à leurs clients aussi vieux qu'elles, dont la vigueur s'est un peu assoupie) dans un des parcs de la vieille ville de Séoul, menacée par l'urbanisation terrifiante de la métropole nouvelle. Lors de la scène d'ouverture dans le cabinet médical, une femme étrangère accompagnée d'un jeune enfant vient faire un scandale : on comprend que l'enfant est la progéniture illégitime du médecin et qu'il ne s'en est jamais vraiment occupé. La situation se dégrade au point que la femme est arrêtée et l'enfant récupéré in extremis dans la rue par So-young. Ce sera l'occasion de découvrir tout l'entourage avec lequel elle vit : Do-hoon, un jeune homme infirme qui survit en fabricant des figurines ; Tina, la tenancière transgenre d'un cabaret transformiste, et toute une galerie de gens rejetés par la société coréenne traditionnelle et qui se serrent les coudes dans une réjouissante solidarité dont va bénéficier le petit garçon qui s'avèrera être philippin.
Pendant ce temps So-young est aussi confrontée à la détresse de ses clients frappés par le temps qui passe trop vite, en proie à la solitude, au deuil ou à la maladie et même parfois à la tentation du suicide.
Au delà du portrait tendre et bouleversant d'un personnage peu conventionnel incarné par l'extraordinaire Youn Yuh-jung – déjà remarquée dans The Housemaid de Im Sang-soo –, The Bacchus Lady témoigne du traitement assez lamentable que la pourtant riche Corée du Sud réserve à ses retraités. Car si le phénomène des prostituées âgées existe, c'est que la prise en charge par les retraites est largement insuffisante dans un pays où la tradition confucéenne de solidarité des familles pour leurs aînés s'est considérablement effritée depuis la crise économique asiatique de la fin des années 90 : l'opulence de quelques-uns, mirage aux alouettes du capitalisme triomphant, masque la grande pauvreté d'une grosse minorité de la population, ce qui fait du pays un des plus riches et des plus inégalitaires au monde. Le film aborde aussi le tabou du suicide choisi par de plus en plus de personnes âgées abandonnées de tous, ou confiées à des institutions médicales qui ne guérissent pas leur détresse morale. Le constat est dur mais le film n'est pas sinistre, grâce à l'empathie de son regard et la vraie chaleur qui se dégage de ses personnages. Très beau.