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LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !
LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !Vous êtes attendus nombreux le jeudi 20 décembre à 19h30 dans le jardin Urbain V. Nous décorerons notre sapin de Noël avec nos cartes de vœux pour le PASSAGE ! Une hotte accueillera les modestes cadeaux que chacun voudra y déposer et que nous nous offrirons… Pr...

NOËL POUR LES ÉCOLES
Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

UNDER THE SILVER LAKE

David Robert MITCHELL - USA 2018 2h19 VOSTF - avec Andrew Garfield, Riley Keough, Topher Grace, Callie Hernandez...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

UNDER THE SILVER LAKESans y être jamais allé, on a tous fantasmé Los Angeles grâce aux livres qu'on a lus, aux films qu'on a vus. On a tous arpenté Sunset Boulevard, la colline d'Hollywood sur les traces de Philip Marlowe, le détective fétiche de Raymond Chandler. Ou découvert les sales secrets de la ville des Anges dans les bouquins noirs de James Ellroy. Et évidemment à travers le cinéma : Sunset boulevard de Billy Wilder, The Party de Blake Edwards, Chinatown de Polanski, Le Privé d'Altman, sans oublier évidemment l'énigma-gnétique Mulholland Drive de David Lynch… autant de films qui composent une cartographie imaginaire de Los Angeles entre ombres et lumières, entre opulence, faste hollywoodien et décadence mortifère.



Cinéaste cinéphile, David Robert Mitchell s'attaque avec malice et gourmandise à tous les mythes associés à Los Angeles : la culture pop et geek aussi bien musicale que cinématographique, le monde décadent d'Hollywood et ses lieux emblématiques, et la folie douce inhérente à ses habitants, avec sa galerie de personnages improbables. Au cœur du film, Sam, un trentenaire glandeur et désabusé qui pourrait être l'alter ego jeunot du Big Lebowski des frères Coen. Sam habite, dans une résidence dotée de l'indispensable piscine, un appartement foutraque aux murs recouverts de posters de cinéma et d'icônes rock (Kurt Cobain en premier lieu), encombré de vinyles et de comics. Tel un James Stewart endurant comme il peut le handicap de sa jambe plâtrée, il occupe son désœuvrement en matant à la jumelle les avantages d'une voisine quinquagénaire, jusqu'à ce que son attention se porte sur une autre, plus jeune et qui semble se prendre pour Marylin Monrœ. Sam l'aborde, la séduit… mais la belle déménage mystérieusement la nuit suivante. Tout ça alors qu'un très inquiétant tueur de chiens sévit dans le quartier et qu'un milliardaire disparaît tout aussi mystérieusement. Sam, oubliant l'avis d'expulsion et la saisie de ses biens qui lui pendent au nez, va se lancer dans une enquête pleine de rebondissements et d'imprévus surréalistes, et se muer en une sorte de Philip Marlowe lymphatique et désordonné (là on retrouve vraiment l'Elliot Gould du Privé), pas bagarreur pour deux sous. Et cette quête hypnotique va s'avérer ponctuée de rencontres ubuesques : clochards gourous, starlettes reconverties en escort-girls, héritières dépressives, rock stars manipulées, décrypteurs conspirationnistes de comics…
Peu à peu, alors que l'enquête devient de plus en plus opaque et incompréhensible – avec quelques scènes hallucinantes –, alors que notre héros va chercher des réponses dans les cadeaux des paquets de céréales ou en tentant de détecter les messages subliminaux prétendument cachés dans des chansons, toute l'ambiance du film va devenir de plus en plus lynchienne, mais avec une dose d'humour goût bubble-gum qui n'est pas la tasse de thé de ce cher David.

Pour le spectateur amateur de déambulations urbaines, l'enquête est un vrai bonheur de balade buissonnière dans Los Angeles : le réservoir de Silverlake qui donne son titre au film, l'observatoire qui surplombe Hollywood, la statue de James Dean et évidemment la colline où trônent les célèbres lettres au pied desquelles se sont effondrés bien des espoirs et dont les entrailles cachent peut-être de lourds secrets. Toute la mise en scène – les couleurs marquées par la lumière californienne, la bande son pop parfois inquiétante – dessine une géniale vision de la ville tentaculaire dans laquelle les personnages glissent comme des fantômes en quête désespérée d'un sens à leur vie.