LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4,50€
Moins de 14 ans : 4,50€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme,
Face à l’urgence hivernale, les membres de Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme, ont mené une Réquisition Citoyenne d’un bâtiment à Avignon, au 7 rue Louis Pasteur. Ils hébergent une trentaine de personnes exilées, des familles...

TOUTES CES CHOSES QUE JE NE COMPRENDS PAS.
Il y a des choses que je ne comprends pas. Dans cette ville, il y a plein de choses que je ne comprends pas. Bon, d’accord, je donne un exemple. J’habite dans le quartier de la Bonneterie, qui a fait l’objet récemment d’une requalification, comme on dit dans le jargon technocratique, plutôt réu...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

ANATHAN

Joseph von STERNBERG - Japon 1953 1h32 VOSTF - avec Akemi Negishi, Tadashi Suganuma, Kisaburo Sawamura, Shôji Nakayama... Scénario de Tatsuo Asano et Joseph Von Sternberg.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ANATHANUn groupe de pêcheurs et de soldats japonais échoue en 1944 sur l'île d'Anatahan. Ignorant la défaite du Japon puis refusant d'y croire, attendant l'arrivée d'un ennemi qui n'existe plus, ils en viennent à se faire la guerre entre eux pour la possession de l'unique femme vivant sur l'île : Keiko, surnommée la Reine des Abeilles…
Anatahan est l'ultime film de Joseph von Sternberg et il le considérait comme son plus beau. Rappelons que Sternberg, c'est quand même L'Ange bleu, Shanghai express, L'Impératrice rouge, La Femme et le pantin, The Shanghai gesture… Produit au Japon loin des studios hollywoodiens, Anatahan est l'œuvre d'un artiste total, jouissant d'un contrôle absolu : signant le scénario, la réalisation, l'image et la conception des décors, Sternberg ira jusqu'à prêter sa voix au narrateur qui enveloppe les images de son timbre impartial et distancié, à l'instar du narrateur d'une pièce de kabuki. Grand admirateur de l'art japonais, Sternberg convoquera les estampes de Hokusai et Harunobu pour préparer ses cadres et la composition de ses plans.
Ce dernier film est merveilleux, qu'on peut considérer comme l'épure, la mise à nu définitive des motifs du cinéma de son auteur. Le triangle qui parcourt toute son œuvre : un homme jaloux d'une femme – plus fantasmée que réelle, mélange de pureté et de dépravation – convoitée par un rival menaçant, est ici élargi jusqu'à englober la totalité des protagonistes du film se battant pour Keiko, personnage quasi-mythique, la dernière Femme sur Terre !
Anatahan (sorti une première fois en France en 1956 sous le titre ampoulé Fièvre sur Anatahan) fut un cinglant échec, tant critique que commercial, tant au Japon qu'en occident, et Sternberg en fut profondément affecté. L'occasion nous est donnée de redécouvrir aujourd'hui ce film splendide, fascinant, envoûtant dans une magnifique copie restaurée, ne nous en privons pas !

PS : le film est réédité dans sa version de 1958, augmentée par Sternberg de nouveaux plans commandés à son directeur de la photographie.