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Le blog des profondeurs...
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LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

LIBRE

Michel TOESCA - documentaire France 2018 1h40 - avec l’incroyable Cédric Herrou et tous les résistants de la Roya Citoyenne... Sélection en séance spéciale au Festival de Cannes 2018.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LIBREÀ l’heure où nous écrivons ces lignes, le festival de Cannes n’a pas commencé et déjà nous nous esbaudissons, nous trépignons d’impatience à l’idée de cette séance qui fera symboliquement date dans l’histoire du festival, et qui s’annonce jubilatoire, touchante et surtout éminemment politique, rappelant s’il en était besoin, que derrière le glamour, les tapis rouges, les stars futiles d’un jour, les fêtes dispendieuses, les tractations dérisoires pour tel film survendu, le festival sait aussi se faire acteur du débat citoyen, une caisse de résonance des luttes face aux pouvoirs dominants. Imaginez à Cannes, la vitrine d’un département totalement contrôlé par la droite la plus réactionnaire et la plus rance, celle du pilote de moto rentré en politique Estrosi, et du tout petit par la taille et l’esprit Eric Ciotti, cette droite qui fait la course à l’échalote des préjugés racistes avec le Front National : leur pire cauchemar va monter les marches avec tous les honneurs.

Le cauchemar en question, c’est un simple paysan producteur d’olives, Cédric Herrou, qui ne se voyait pas vraiment délinquant multirécidiviste et abonné aux tribunaux, un homme qui avait simplement accroché au cœur un sens inébranlable de la solidarité. Il se trouve que sa vallée et son village de Breil sur Roya, autrefois totalement inconnus du grand public, accrochés à la frontière italienne et bien loin des fastes de la Côte d’Azur pourtant voisine, est un des passages empruntés par les migrants venant d’Italie en quête de vie meilleure. Cédric Herrou commence à en aider quelques uns, leur offrant une étape sur leur long périple. Le terrain est grand, ils sont de plus en plus nombreux, puis comme il faut aller vers les grandes villes pour faire les démarches administratives, il les aide aussi à voyager massivement par train vers Nice ou Marseille. Depuis, comme nombre de ses compagnons et bien qu’en principe le délit de solidarité n’existe pas, il est poursuivi par la justice. Mais alors que certains renoncent quand les premières amendes ou gardes à vue tombent, lui ne se laisse pas intimider, galvanisé par des soutiens toujours plus importants (tiens on voit l’ami dessinateur Edmond Baudoin, figure de la gauche niçoise) et une reconnaissance médiatique dont il se serait bien passé parfois, allant jusqu’à un article du New York Times.

Le réalisateur Michel Toesca est juste un ami et voisin, qui a quitté Paris pour son petit coin de paradis, et face aux aventures et déboires de son ami, il a décidé depuis deux ans de le suivre et de raconter ses luttes en toute simplicité. Et c’est juste drôle, galvanisant, ça vous emporte le cœur et vous fait dire que tout, malgré la justice toujours du même côté, les politiques de plus en plus contaminés par les idées d’extrême droite, tout est néanmoins encore possible.

Dimanche 16 septembre, dans le hall du cinéma le Navire de Valence, huit hommes de Génération identitaire s’en sont pris à Cédric Herrou en lui jetant de la farine au visage. Le groupuscule d’extrême-droite s’est fait connaitre l’été dernier en affrétant le C-Star en Méditerranée dans le but d’empêcher les ONG de secourir les migrants, ou en bloquant le Col de l’échelle dans les Alpes, point de passage de nombreux migrants venant d’Italie.

Le Collectif 123 Soleil réalise quelques courts métrages par an avec les jeunes mineurs isolés aidé par l’association 100 pour 1. Chacun de ces courts ont été faits en une journée, écriture et tournage compris ! Les protagonistes des films ne se connaissent pas avant le premier café du matin.