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CHANTER RÉGÉNÈRE !
En raison de nouvelles aventures prévues au Théâtre des Vents, l’atelier chansons, animé depuis plus de vingt ans par Amélie Grand – fondatrice et ex-directrice des Hivernales de danse d’Avignon – rejoint le Théâtre Transversal : 10, rue d’Amphoux à Avignon. Tel : 04 90 86 17...

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Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

LE PAPE FRANÇOIS, UN HOMME DE PAROLE

Wim WENDERS - documentaire Italie 2018 1h36mn VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE PAPE FRANÇOIS, UN HOMME DE PAROLEÇa vous en bouche un coin : la bouille du pape dans la gazette d’Utopia et qui plus est pour un film commandé par le Vatican lui-même à Wim Wenders...... J'en connais plus d'un parmi vous chez qui la simple évocation de l'Église, ses pompes et ses œuvres, provoque une crise d'urticaire et qui s'étonnent déjà qu'on recommande et qu'on loue ce film. Certains cinéphiles, pourtant fans du cinéaste, sont prêts à renier Wenders pour avoir réalisé un documentaire où il ne cache pas être tombé sous le charme d'un pape qu'il apprécie pour son choix de rompre avec la prudence et la tiédeur habituelle de l'Église. Un pape qui choisit François d'Assise comme modèle, refuse les signes extérieurs de richesse, préfère habiter dans un endroit relativement modeste plutôt que sous les ors du Vatican, plaide la bienveillance pour tous (qui suis-je pour juger ?), prêche écologie et décroissance, fait inscrire dans le Catéchisme une condamnation claire de la peine de mort (jusqu'alors, l'Église l'admettait dans certains cas) et voit sa popularité baisser dans les sondages pour avoir rappelé sans relâche la nécessité d'accueillir les migrants, apportant dernièrement son soutien à l'Église italienne qui s'oppose de plus en plus à la politique anti-immigration de Matteo Salvini... Ce pape-là dérange l'ordre établi, certes, assurément !



Pas assez ! diront certains, mais on perçoit bien dans le film qu'au plus haut de la hiérarchie de l'institution, il énerve ferme, et les fidèles les plus conservateurs de l'église ont du mal à retenir leurs critiques, à deux doigts de remettre en cause la sacro-sainte infaillibilité papale. Quant aux chefs d'État qui défilent pour lui donner l'accolade, on voit bien qu'ils s'agacent, dans les coulisses, de ses discours sur l'immigration, l'écologie, la dictature de l'économie et les excès du libéralisme...
Il serait néanmoins excessif de prétendre comme certains médias américains que ce pape-là est « marxiste »... Mais c'est égal, à une époque où un cynisme grinçant est devenu le style dominant, où l'individualisme et la vision à court terme sont partagés par le plus grand nombre, il est plutôt bienfaisant d'entendre le « souverain pontife » défendre comme une évidence « le bien commun », une gestion durable et économe des bienfaits de notre mère nature, suggérant aux cardinaux rassemblés de se mettre au diapason de son modèle François d'Assise en réduisant leur consommation à ce qui leur est nécessaire...
On le suit dans ses voyages, notamment en Amérique Latine, au contact direct des gens, qu'il aime toucher, qu'il aime embrasser... et il y a une chaleur sincère dans ces échanges chaleureux dont on voit bien qu'ils ne datent pas d'hier et qu'il est là comme un poisson dans l'eau.

Wenders avoue que dans ses rêves les plus fous, il n'aurait jamais imaginé faire un jour un film sur un pape... Il a fallu une conversation avec le responsable de la communication du Vatican, grand connaisseur du cinéma, pour qu'il se décide : « il ne m'a donné aucune consigne, ni sur le type de film, ni sur le concept, la production devait être indépendante, j'avais carte blanche. C'était très excitant ». Tout lui était ouvert. Plutôt qu'une biographie, il a choisi de faire le film « avec » le pape, où sa parole prend une place essentielle, directe, sans filtre, spontanée... François livre ses convictions, comme à bâtons rompus, avec un humour qu'on n'attendait pas ici, et un sens de la communication sans faille, loin du personnage imposant que la fonction évoque : n'est-il pas un des représentants de la plus grande religion du monde (on recense deux milliards et demi de chrétiens, dont la moitié de catholiques) ? Une parole qui compte même pour les mécréants qui reconnaîtront là le sceau même du bon sens paysan : « avec des films, on ne peut pas changer fondamentalement le monde, mais l'idée du monde, oui ».