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En raison de nouvelles aventures prévues au Théâtre des Vents, l’atelier chansons, animé depuis plus de vingt ans par Amélie Grand – fondatrice et ex-directrice des Hivernales de danse d’Avignon – rejoint le Théâtre Transversal : 10, rue d’Amphoux à Avignon. Tel : 04 90 86 17...

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Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

SAUVAGE

Écrit et réalisé par Camille VIDAL-NAQUET - France 2018 1h39 - avec Félix Maritaud, Eric Bernard, Nicolas Bibla, Philippe Ohrel...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SAUVAGELéo embrasse, Sauvage embrase. Le premier long-métrage de Camille Vidal-Naquet a l’incandescence et la fulgurance d’une cigarette. Son héros est solaire et il brûle sa vie. Contrairement au jeune Pierre (Manuel Blanc) de J’embrasse pas (1991), d’André Téchiné, qui se prostitue pour survivre, Léo (Félix Maritaud, extraordinaire) cherche l’amour et la douceur au fil de ses errances et des passes. Jamais endurci, même s’il prend des coups et se dégrade physiquement sous nos yeux, Léo est encore capable de faire des rencontres et de donner. Il peut prendre dans ses bras, toute une nuit, un vieil homme qui se sent seul, devant la photo de sa femme qui n’est plus de ce monde. « Moi, j’embrasse », insiste Léo devant ses « copains » qui font le bois avec lui. Mais il ne donne pas son prénom aux hommes qui le paient : son identité est peut-être son bien le plus précieux. « Appelle-moi comme tu veux », dit-il à un client. Pendant un temps, le réalisateur Camille Vidal-Naquet voulait faire de cette réplique le titre du film.

Dès la première scène, chez ce médecin qui ausculte bizarrement le corps tatoué et un peu abîmé du jeune homme, on sent que le film va surprendre. Sauvage est une œuvre longuement mûrie et documentée. Sur le même sujet, outre Téchiné, Patrice Chéreau avait signé L’Homme blessé (1983), et plus récemment Robin Campillo a tourné Eastern boys (2014). Camille Vidal-Naquet, 45 ans, a, lui, réalisé quelques courts-métrages – Mauvaise tête (2013), Wardé (2016) –, avant de se lancer dans ce film pour lequel il est entré en contact avec des prostitués du bois de Boulogne par l’intermédiaire d’une association. Il pensait y passer quelques nuits, il y retournera trois ans, profondément touché par ce milieu de la prostitution masculine.

De cette immersion, le réalisateur a tissé une fiction que la beauté brute de Félix Maritaud (découvert dans 120 battements par minute, de Robin Campillo) aurait pu faire basculer dans une esthétique de vidéoclip. Le film ne tombe jamais dans ce travers, justement parce que le vécu est au centre du scénario. Léo remplit sa vie de la misère sexuelle des uns, du fantasme de domination des autres, s’embarque dans des plans hasardeux et destructeurs… Il passe du fauteuil roulant d’un homme qui n’a plus d’érection aux bras d’un couple d’homos féroces, en quête de chair fraîche et soumise. Des moments de descente, ou de « renaissance », sans longueur ni pesanteur.

En suivant Léo caméra sur l’épaule, le réalisateur nous entraîne dans un monde à part, aux variations infinies : Léo est homosexuel, d’autres garçons sont hétéros et cherchent uniquement à gagner de l’argent. Certains veulent « en sortir ». Léo, dont le passé nous est inconnu, n’attend rien de spécial. Il est amoureux d’un autre jeune prostitué, Ahd (Eric Bernard), qui, lui, va se « ranger » auprès d’un vieux. Sauvage est la quête éperdue d’un homme qui passe de bras en bras pour atteindre l’Amour. Avec un grand A. Quel qu’en soit le prix.

(C. Fabre, Le Monde)