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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

Le passage du Verger Urbain V : l’impasse ?
À ceux qui sont partis en vacances et ont décroché des faits divers.Vous l’avez sûrement remarqué, le Verger Urbain V a été refait : plus de terrain vague mais un jardin flambant neuf, beau passage pour aller le soir à la Manutention et même continuer en longeant la prison jusqu’au fleuve....

ET MAINTENANT ! NOUS VOUS PROPOSONS DE SIGNER MASSIVEMENT LA PÉTITION !
Affirmez votre refus de nous voir remisés au fond d’un cul de sac et votre droit de nous rendre visite, comme celui de transiter, en journée comme en soirée par le passage du verger. Dans notre optimisme béat nous espérons des milliers de signatures, montrez que nous sommes timorés et que ce sera de...

WINE CALLING

avec les joyeux vignerons trublions Jean-François Nicq (Les Foulards rouges), Stéphane Morin (Domaine Léonine), Laurence Manya Krief (Domaine Yoyo), Loïc Roure (Domaine du Possible ), Jean-Sébastien Gioan (Domaine Potron-minet), Olivier Cros et Sylvain Respaut (La Cave apicole), Michaël et Céline Georget (Domaine du Temps retrouvé)

Du 03/10/18 au 10/11/18

WINE CALLINGLe vin, comme disait l'autre, c'est le « nectar des dieux et le génie des hommes ». Sans se prétendre fins connaisseurs ni distingués œnologues, force est d'avouer que nous sommes un certain nombre, pour une pas dire un nombre certain, à ne dédaigner que rarement l'occasion de boire un bon verre, en bonne compagnie – ni celle de rendre hommage aux « vignerons » honnêtes, producteurs intègres et inspirés du divin breuvage qui causa la perte du père Noé. Car le vin, comme toute la production agricole moderne, doit aujourd'hui autant, sinon plus, à l'industrie chimique qu'à la passion des hommes. Et si on n'y prend garde, il y a de fortes chances pour que chaque verre ingurgité avec plus ou moins de plaisir contienne en prime sa petite dose de pesticides – sans compter ces additifs et sulfites qui font qu'au-delà de deux verres, c'est le mal de crâne quasi assuré. Le bio s'est incontestablement développé dans la viticulture, mais le label « bio » n'exclut pas un bon nombre d'additifs à la vinification. Depuis quelques année, en toute discrétion, de joyeux utopistes ont décidé d'aller un peu plus loin pour défendre ce que l'on appelle le vin nature (que d'autres appellent vin « vivant » ou « d'auteur ») en fabricant des vins qui, non contents de bannir les engrais et pesticides des cultures, éliminent 99% des additifs. Et ça marche du feu de dieu !

Ayant compris que la vraie vie est quand même très loin du périph, Bruno Sauvard, réalisateur de films, a posé ses valises de parisien repenti près de Narbonne. Et il a rencontré, aux confins pyrénéens des parages, sur des lopins coincés entre la Méditerranée et la montagne, des vignerons foufous et brillants qui ont décidé de redynamiser ce territoire un peu délaissé et d'y produire entre amis des vins qu'ils aiment, dans le respect de la nature et avec des pratiques de travail solidaires.

Des gens qui ont, certes, tendance à abuser de leur production et ne dédaignent pas de jouer du rock n'roll dans les vignes (ce qui est en soi un chouette projet de vie). Mais aussi des agriculteurs, qui sont loin d'être des illuminés ou des plaisantins. Le plus ancien et médiatique d'entre eux, Jean-François Nicq (aka le Mick Jagger du vin nature), dont les vins sont respectés par tous les amateurs, est un ancien prof de physique-chimie, installé dans les Albères depuis 15 ans et qui a mis ses connaissances scientifiques au service de son travail vinicole. Un homme aux convictions politiques ancrées à gauche au point de nommer un vin « Le Fond de l'air est rouge ». Son jeune voisin Stéphane Morin, lui, est passionné de rock et compose ses vins comme des mélodies bien balancées : l'un d'entre eux s'appelle d'ailleurs « Chuck Barrick ». Et ce ne sont que deux protagonistes parmi tous ceux qui nous sont présentés.

Wine calling, c'est l'histoire d'une petite révolution tranquille et joyeuse, à laquelle même les plus modérés et prudents ne pourront que souscrire. Et pour en parler, un film pétillant et musical, un film de copains qui devrait vous redonner, en cas de morosité contagieuse, une banane 100% bio, naturelle, généreuse – et qui, promis, ne sera donc pas de celles dont on fait, en s'extasiant, semblant de déceler l'arôme dans le Beaujolais nouveau.