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Le blog des profondeurs...
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Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Et sinon, la vie continue à Rosmerta.
« Le conseil épiscopal et moi-même considérons que le CCFD* s’est mis en marge de notre Église diocésaine. Désormais il n’a plus sa place, au moins temporairement, dans la vie de notre Église ». Ainsi s’adresse Jean-Pie (!!!) Cattenoz, archevêque d’Avignon, au CCFD - Terre Solidaire de Vau...

BLINDSPOTTING

Carlos López Estrada - USA 2018 1h35 VOSTF - Avec Daveed Diggs, Rafael Casal, Janina Gavankar... Scénario de Daveed Diggs et Rafael Casa. Prix de la critique du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2018.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

BLINDSPOTTINGEncore trois jours pour que la liberté conditionnelle de Collin prenne fin. En attendant de retrouver une vie normale, il travaille comme déménageur avec Miles, son meilleur ami, dans un Oakland en pleine mutation. Mais lorsque Collin est témoin d’une terrible bavure policière, c’est un véritable électrochoc pour le jeune homme. Il n’aura alors plus d’autres choix que de se remettre en question pour prendre un nouveau départ.
Réalisateur de pas mal de courts-métrages, le jeune Carlos Lopez Estrada débarque dans le grand bain du long-métrage avec Blindspotting, petit film excité dont le panache et la modestie ont fait fureur au dernier festival de Sundance. Porté pendant près de dix ans par le duo Rafael Casal et Daveed Diggs, amis d’enfance, scénaristes et héros du film, Blindspotting est un regard sur le Oakland d’aujourd’hui en pleine mutation et sur la société américaine… Mais pas que !



Ni vu ni connu, Blindspotting pourrait bien se faufiler dans les salles précédé de la réputation de « petite bombe de la rentrée ». Le film de Carlos Lopez Estrada aborde la question du racisme, de la gentrification et surtout des préjugés raciaux, le tout avec un regard aussi malin que rafraîchissant. À la fois très drôle et très sérieux alors qu’il se balance entre une sorte de subtile légèreté de ton bordé par la gravité de son sujet, Blindspotting est une belle démonstration d’intelligence, prenant à revers les caricatures pour mieux dénoncer avec force et ironie, les clichés raciaux ancrés dans les mentalités qui masquent une réalité cachée dans un angle mort ("blindspotting" en anglais) derrière les évidences/apparences. Ainsi, on trouve dans le film un noir qui pourrait très bien être blanc, un blanc qui aimerait être noir, un mec qui tient à ses origines, un autre qui s’en cherche, des familles qui échappent aux codes qu’on veut bien leur prêter, des riches qui veulent jouer les « pseudo-pauvres », des pauvres qui voudraient bien être riches… Et Blindspotting d’être un carrefour de quêtes identitaires passionnantes qui se régale à chambouler les clichés socio-ethniques, qui évoque les bavures policières, qui évoque le multiculturalisme, qui évoque la transformation de la société américaine, qui se demande ce que c’est qu’être blanc ou noir… Et pour mettre en forme ce brassage d’idées, Estrada se laisse aller à une mise en scène libre, colorée, parfois même excentrique et déjantée mais globalement, le ton décalé est maîtrisé, autant que l’émotion qui naît de ses personnages follement attachants, au passage remarquablement interprétés par des néo-comédiens qui jouent avec leurs tripes. Bref, un petit régal imparfait, mais c’est peut-être justement dans son imperfection que Blindspotting trouve sa plus belle spontanéité et son authenticité la plus organique.

D'après Nicolas Rieux sur mondocine.net