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En raison de nouvelles aventures prévues au Théâtre des Vents, l’atelier chansons, animé depuis plus de vingt ans par Amélie Grand – fondatrice et ex-directrice des Hivernales de danse d’Avignon – rejoint le Théâtre Transversal : 10, rue d’Amphoux à Avignon. Tel : 04 90 86 17...

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UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
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Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

HIGH LIFE

Claire DENIS - France/GB 2018 1h50
VOSTF - avec Robert Pattinson, Juliette Binoche, André Benjamin, Mia Goth, Lars Eidinger, Agata Buzek, Claire Tran... Scénario de Claire Denis, Jean-Pol Fargeau et Goeff Cox.

Du 11/11/18 au 04/12/18

HIGH LIFENous n'avons pas vu encore le nouveau film de Claire Denis – grande cinéaste, audacieuse, inventive, sans cesse en mouvement – mais on sait déjà, après sa présentation dans plusieurs festivals internationaux, que sa vision ne va pas être un long fleuve tranquille… High life s'annonce dérangeant, impressionnant, perturbant, âmes sensibles s'abstenir…
Les premières critiques en tout cas donnent envie, pour peu qu'on n'ait pas juste envie d'un petit film de distraction tranquille.

« Attendu à Cannes, puis à Venise, et finalement vu à Toronto, le film de science-fiction de l’auteure de Beau travail a fasciné et déconcerté. À la fois expérience nouvelle (c’est la première fois que Claire Denis fait travailler ses acteurs en anglais, qu’elle s’éloigne du monde contemporain) et reprise de thèmes familiers (la violence faite aux corps, par désir ou pulsion de mort ; la lutte entre transgression et répression), High life suit la dérive d’un vaisseau spatial sordide, low-tech, sur lequel est embarquée une colonie pénitentiaire.
« Y règne une espèce de Médée des étoiles, à qui Juliette Binoche donne une stature horrifique saisissante. Elle règne sur les jeunes détenus (Robert Pattinson, Mia Goth, André Benjamin…), exécutant avec violence et cruauté un programme d’expériences sur la reproduction de l’espèce.
« Sur un rythme d’ordinaire réservé à la contemplation, Claire Denis pousse son équipage vers le néant en une série de séquences destinées à se graver de façon indélébile dans la mémoire. L’expérience n’est pas forcément plaisante, elle est souvent exaltante. » (T. Sotinel, Le Monde)

« Claire Denis préserve son intensité dans un genre qui a tout l’air d’une récréation pour elle : le space opéra. Heureusement, son High life est au film de SF ce que son Trouble every day était au film de vampires – une relecture passionnante, extrême, à l’os, où la cinéaste subvertit le genre tout en en préservant l’essence. Pour citer son avant-dernier film, avec qui il partage les mêmes éclats de violence, la même antipathie punk, c’est un “les Salauds dans l’espace”, où un équipage de prisonniers est envoyé dans un vaisseau aux abords d’un trou noir pour soi-disant en exploiter l’énergie. Cette nouvelle frontière prend vite une tournure plus dépressive, psycho-sexuelle : toutes et tous sont là pour être les cobayes du médecin à bord.
« Si Denis cite volontiers Tarkovski (Solaris) pour la SF métaphysique, High life est aussi Alien mais sans son prédateur xénomorphe, un cauchemar tout aussi organique, fait de fluides (sperme et lait maternel y coulent à gogo), d’ellipses et de scènes mémorables (Binoche dans une chambre, façon sous-sol de club échangiste, et dite de masturbation, envisagée et filmée comme un rituel). La cinéaste y cultive de manière sublime son obsession des corps et des marginaux en s’arrachant totalement à la pesanteur terrestre, avec la même classe désespérée (signalée par la partition feutrée et hantée de l’habituel Stuart Staples). Oui, dans l’espace, personne ne vous entend crier, intérieurement et littéralement, parce que la condition humaine y est réduite à sa plus simple expression : solitaire, minuscule, prête à exploser (l’esprit, comme le corps) et sans réveil de la Force. Comme repère et centre du film, il y a Robert Pattinson, de plus en plus fascinant de film en film dans sa recherche de radicalité, et qui préserve le dernier quantum d’humanité à bord en père /gardien d’une petite fille. Le voilà qui regarde béat dans le trou noir, qui se révèle, au final et au sens littéral, “le soleil noir de la Mélancolie” cher à Nerval. Et nous avec lui. » (L. Soesanto, Libération)