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LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !
LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !Vous êtes attendus nombreux le jeudi 20 décembre à 19h30 dans le jardin Urbain V. Nous décorerons notre sapin de Noël avec nos cartes de vœux pour le PASSAGE ! Une hotte accueillera les modestes cadeaux que chacun voudra y déposer et que nous nous offrirons… Pr...

NOËL POUR LES ÉCOLES
Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

En collaboration avec Contraluz, organisé avec le festival Viva Mexico de Paris, séance unique du film le jeudi 18 octobre à 20h15 en présence de la réalisatrice Paula Markovitch accompagnée par Carlos Belmonte, maître de conférence à l’Université d’Evry, spécialiste du cinéma latino-américain. Vente des places à partir du 5 octobre.

CUADROS EN LA OSCURIDAD

Écrit et réalisé par Paula Markovitch - Mexique 2018 1h25 VOSTF - Avec Alvin Astorga, Paula Fernandez Mbarak, Maico Pradal...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

CUADROS EN LA OSCURIDADQue deviennent les œuvres que personne ne voit ? Que devient l’artiste condamné à l’anonymat ? Que devient une culture où l’art est muselé ? Ce sont les questions que se pose et nous pose Paula Markovitch dans Cuadros en la oscuridad. On se souvient de la réalisatrice argentino-mexicaine du très beau El Premio, Ours d’Argent au Festival de Berlin 2011 ; elle nous revient avec une œuvre très personnelle, en grande partie basée sur la vie de son père Armando Markovitch. Les deux films s’inquiètent du devoir de mémoire ; celle d’une famille exilée à l’intérieur de l’Argentine pendant la dictature. Dans El Premio, Paula Markovitch revisitait son enfance clandestine aux cotés de sa mère : l’exil, sa vie secrète et inventée. Avec Cuadros en la oscuridad, œuvre inachevée au goût de la réalisatrice, Paula Markovitch exhume la vie de peintre exilé de son père. Un peintre qui n’a jamais pu exposer son travail.

Cette occultation est due à la dictature argentine des années 70 ; si de nombreuses personnes furent assassinées ou emprisonnées par les militaires, d’autres purent s’échapper à l’étranger et vécurent pendant des années en exil ; Armando, quant à lui, dut subir l’Insilio, une espèce d’exil de l’intérieur, où beaucoup de militants poursuivis se cachaient sur le territoire national, souvent dans de petites villes. Dans Cuadros c’est ce que vit le personnage principal, Marcos, un artiste de 65 ans qui n’a jamais pu exposer ses peintures. Il travaille dans une station-service et rumine des pensées amères sur la destinée. Un jour, un jeune voleur de 13 ans, Luis, fait irruption chez lui, croyant la maison inhabitée. Luis est le seul témoin du travail de Marcos. Entre eux va naître une amitié étrange qui leur offrira de nouvelles perspectives sur l’art et la vie.

Comme El Premio, Cuadros est construit en binômes : enfant/adulte, marginalisation/évasion, avec des plans-séquence étendus, soucieux de ralentir le temps et les mouvements mais attentifs à ne pas tomber dans des ruptures dramatiques et sentimentales. La réalisatrice travaille surtout sur des textures, des atmosphères, des sons et jusqu’à des « températures » comme elle le dit elle-même : « Je voulais réaliser un travail qui présenterait des fragments, des lambeaux de vie… des morceaux d’existence. J’avais à cœur d’arriver à un réalisme extrême, la marginalité vue sans fioritures. Je ne voulais pas raconter une histoire, avec des accents émotionnels et de faux récits tortueux. Je voulais faire un portrait vivant, un poème... Je voulais décrire une marginalité que je connais très bien (de l’intérieur) et dont souffre une grande partie du monde » ; comme Luis, dans le film, qui vit sans le moindre accès à la culture et l’éducation.

Que deviennent les œuvres que personne ne voit ? Elles nous manquent à jamais, comme les mots jamais prononcés ou les baisers jamais donnés…

Contraluz et le restaurant d’Utopia présenteront les tableaux de Armando Markovitch pendant le mois d’octobre au restaurant de la Manutention. Vernissage de l’exposition et rencontre avec Paula Markovitch, le jeudi 18 octobre, 18h. Contraluz c’est aussi des conférences, des cours et des stages intensifs d’Espagnol, des cours de Tango. Toutes ces informations et bien d’autres sur contraluz.fr