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LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !
LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !Vous êtes attendus nombreux le jeudi 20 décembre à 19h30 dans le jardin Urbain V. Nous décorerons notre sapin de Noël avec nos cartes de vœux pour le PASSAGE ! Une hotte accueillera les modestes cadeaux que chacun voudra y déposer et que nous nous offrirons… Pr...

NOËL POUR LES ÉCOLES
Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

LE CÉLIBATAIRE

(LO SCAPOLO) Antonio PIETRANGELI - Italie 1955 1h30 VOSTF - avec Alberto Sordi, Nino Manfredi, Sandra Milo, Madeleine Fischer, Anna Maria Pancani... Scénario d'Antonio Pietrangeli, Sandro Continenza, Ruggero Macari et Ettore Scola.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE CÉLIBATAIREPaolo Anselmi, a le célibat dans la peau. Pour lui, le mariage est synonyme d’emprisonnement à vie. Les noces sonnent le glas de toute liberté. La fidélité n’est pas son truc – d’où, peut-être, son problème avec les chiens. Paolo court les femmes et il n’entend pas s’arrêter. Il les collectionne, il consigne leur numéro de téléphone dans un minuscule carnet qui lui tient à cœur comme un missel.
Lorsque l’une d’elles s’accroche, manifeste son désir d’hymen, Paolo prend la poudre d’escampette ou la rejette sans ménagements.

Alberto Sordi concentre à merveille sur sa personne – dans son jeu, dans son comportement et son langage – tout ce que l’on sait et imagine du latin lover, et d’un spécimen qui serait particulièrement hâbleur, bluffeur, hypocrite, méchant, un peu lâche. Mais il est un séducteur maladroit, jouant de malchance – il marche allègrement dans une crotte canine, et du pied droit –, rentrant souvent chez lui la queue entre les jambes. C’est qu’il n’est ni un gagnant ni un libertin s’assumant comme tel. Si c’était le cas, ce ne serait évidemment pas drôle.
Paolo connaît la solitude et il en souffre. Il n’a pas une vie facile. Il est un de ces ruraux venus à Rome dans les années cinquante pour tenter de profiter du boom économique. Il codirige une entreprise d’électroménager, mais n’a pas les moyens de se payer autre chose qu’une chambre minable dans une pension – dirigée évidemment par une femme autoritaire…

Petit à petit, sous la pression des sermons de son entourage, face à ses moult mésaventures, Paolo se décide à prendre épouse… L’ironie est qu’après enquêtes, longues interrogations personnelles
concernant certaines demoiselles qu’il fréquente ou croise par le plus grand des hasards, Paolo va tomber dans les bras de celle dont on aurait pu imaginer qu'elle est le genre de femme qu’il voulait éviter à tout prix : grande et droite, rigide au point qu’il la qualifie de « colonel d’artillerie »…
Pietrangeli réussit une pure comédie à l’italienne, douce-amère à souhait… Une comédie d’autant plus intéressante que, au-delà de la dimension divertissante, Pietrangeli réussit à faire passer, à travers les situations narratives et les dialogues, la dénonciation qui fait la marque de son cinéma : celle du machisme régnant en Italie et de la soumission à laquelle est cruellement poussée la femme.

(E. Seknadje, culturopoing.com)