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Le blog des profondeurs...
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LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

LE CÉLIBATAIRE

(LO SCAPOLO) Antonio PIETRANGELI - Italie 1955 1h30 VOSTF - avec Alberto Sordi, Nino Manfredi, Sandra Milo, Madeleine Fischer, Anna Maria Pancani... Scénario d'Antonio Pietrangeli, Sandro Continenza, Ruggero Macari et Ettore Scola.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE CÉLIBATAIREPaolo Anselmi, a le célibat dans la peau. Pour lui, le mariage est synonyme d’emprisonnement à vie. Les noces sonnent le glas de toute liberté. La fidélité n’est pas son truc – d’où, peut-être, son problème avec les chiens. Paolo court les femmes et il n’entend pas s’arrêter. Il les collectionne, il consigne leur numéro de téléphone dans un minuscule carnet qui lui tient à cœur comme un missel.
Lorsque l’une d’elles s’accroche, manifeste son désir d’hymen, Paolo prend la poudre d’escampette ou la rejette sans ménagements.

Alberto Sordi concentre à merveille sur sa personne – dans son jeu, dans son comportement et son langage – tout ce que l’on sait et imagine du latin lover, et d’un spécimen qui serait particulièrement hâbleur, bluffeur, hypocrite, méchant, un peu lâche. Mais il est un séducteur maladroit, jouant de malchance – il marche allègrement dans une crotte canine, et du pied droit –, rentrant souvent chez lui la queue entre les jambes. C’est qu’il n’est ni un gagnant ni un libertin s’assumant comme tel. Si c’était le cas, ce ne serait évidemment pas drôle.
Paolo connaît la solitude et il en souffre. Il n’a pas une vie facile. Il est un de ces ruraux venus à Rome dans les années cinquante pour tenter de profiter du boom économique. Il codirige une entreprise d’électroménager, mais n’a pas les moyens de se payer autre chose qu’une chambre minable dans une pension – dirigée évidemment par une femme autoritaire…

Petit à petit, sous la pression des sermons de son entourage, face à ses moult mésaventures, Paolo se décide à prendre épouse… L’ironie est qu’après enquêtes, longues interrogations personnelles
concernant certaines demoiselles qu’il fréquente ou croise par le plus grand des hasards, Paolo va tomber dans les bras de celle dont on aurait pu imaginer qu'elle est le genre de femme qu’il voulait éviter à tout prix : grande et droite, rigide au point qu’il la qualifie de « colonel d’artillerie »…
Pietrangeli réussit une pure comédie à l’italienne, douce-amère à souhait… Une comédie d’autant plus intéressante que, au-delà de la dimension divertissante, Pietrangeli réussit à faire passer, à travers les situations narratives et les dialogues, la dénonciation qui fait la marque de son cinéma : celle du machisme régnant en Italie et de la soumission à laquelle est cruellement poussée la femme.

(E. Seknadje, culturopoing.com)