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CHANTER RÉGÉNÈRE !
En raison de nouvelles aventures prévues au Théâtre des Vents, l’atelier chansons, animé depuis plus de vingt ans par Amélie Grand – fondatrice et ex-directrice des Hivernales de danse d’Avignon – rejoint le Théâtre Transversal : 10, rue d’Amphoux à Avignon. Tel : 04 90 86 17...

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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

La séance du samedi 24 novembre à 10h30, sera suivie d'une discussion avec Stéphanie Brahim, Madeleine Jimena Friard, Dominique Friard, membres de l’association Serpsy (Soins études et recherche en psychiatrie),tous trois infirmiers psychiatriques.

LES CHATOUILLES

Écrit et réalisé par Andréa BESCOND et Eric MÉTAYER - France 2018 1h43 - avec Andréa Bescond, Karin Viard, Clovis Cornillac, Pierre Deladonchamps, Gringe, Carole Franck, Gregory Montel, Ariane Ascaride...

Du 14/11/18 au 18/12/18

LES CHATOUILLESSolaire, lunaire, libre… Les Chatouilles, c’est comme une boule d’énergie chaleureuse, lumineuse prête à exploser de tous ses feux pour venir éclairer les recoins cachés de l’enfance. Le film nous ramène à la nôtre, à nos pudeurs, à nos joies et frayeurs. On y passe par tous les états d’esprit, d’âme, chamboulés par tant de douceur, d’espièglerie, de regards justes sur l’innocence, la culpabilité, l’impuissance. On y sourit, on y rit beaucoup et chaque malheur se transforme en tremplin vers la résilience et le bonheur. En transcendant son histoire personnelle, Andréa Bescond en a fait un antidote universel contre le silence. Courageusement elle va débusquer la crasse que d’autres auraient volontiers laissée planquée sous le lourd tapis des apparences. Elle affronte la noirceur sans s’y engluer, en sautillant de son pas léger de danseuse révoltée, brillante. C’est infiniment libérateur, réjouissant, en un mot salutaire.



Tout débute donc dans une enfance qui sans être dorée n’en n’est pas moins bienheureuse, entourée d’adultes attentifs et s’efforçant d’être de bons parents. Des gens d’une classe ni trop modeste, ni trop friquée, éternels bosseurs désireux d’offrir à leur progéniture une sécurité matérielle douillette. Quand la petite Odette dit aimer la danse, ils la soutiennent à leur mesure, la poussent sans rechigner vers un milieu qui n’est pas le leur, vers cette évidence passionnelle qui deviendra sa planche pour surfer sur les tempêtes de la vie. Mais cela, nul ne le sait encore, tout comme nul n’imagine que le diable est déjà dans la place sous les allures angéliques d’un séduisant garçon. Gilbert est le meilleur ami de la famille, un compagnon fidèle, présent, toujours prêt à rendre service. Son aisance naturelle, sa culture, son élégante épouse, ses marmots élevés au cordeau, tout en lui justifie la confiance que les parents d’Odette lui portent. Et personne n’imagine le mal quand on lui confie la petite pour les vacances. Un personnage d’autant plus troublant qu’il est très finement interprété par le magistral Pierre Deladonchamps, la classe personnifiée, qui accepte de se fondre dans la peau d’une créature glaçante.
Les chatouilles, ce sont ces jeux de mains ingénus qui tissent une relation complice entre les êtres, d’adulte à adulte, d’enfant à enfant, d’enfant à adulte, d’adulte à enfant… Taquineries inégales entre le mieux aguerri et le plus chatouilleux, entre le plus fort et le plus faible, celui qui maîtrise, celui qui ne peut que subir. Bien dosées, elles font mourir de rire ou de tendresse lâchée. Trop poussées, elles font parfois pleurer, intenables, insupportables. Des « chatouilles », c’est ainsi que Gilbert qualifiera ses gestes soudain moins chastes qui entraîneront Odette, alors âgée de 8 ans, loin de son corps, comme flottant au dessus, anesthésiée pour ne plus sentir la peur et la honte qui monte, montera encore en camouflant les serviettes éponges souillées. Seule dans sa bulle fantasmée, elle se raccrochera à ses rêves comme d’autres se raccrochent à une bouée. Elle virevoltera, danseuse étoile dans les pas de Noureev, se dépassant, propulsée loin du sol par sa rage de vivre. Entraînant sa vie dans un tourbillon exalté et sans limites, jusqu’au moment où, à bout de souffle, elle pourra enfin affronter le regard des autres et surtout les obliger à regarder.

Beau, poignant, le film vient nous cueillir de manière irrésistible, bousculer nos manières de voir et dire les choses irrémédiablement. Karin Viard, dans le rôle de la mère qui a enseveli ses propres failles sous une carapace d’une dureté effrayante, est d’une justesse absolue. Clovis Cornillac, dans celui du père inoffensif confronté à l’impensable, est bouleversant. Carole Franck, en psy dépassée par le témoignage de sa patiente, est inénarrable et touchante. Quant à la jeune Cyrille Mairesse, qui incarne Odette petite, elle est à la fois bouleversante et radieuse. Sans oublier tous les autres acteurs et toute l'équipe technique que l’on sent entièrement investis auprès des réalisateurs pour aboutir à un film aussi brillant que nécessaire.

L’association Serpsy mobilise des soignants qui exercent en psychiatrie en région paca et en Occitanie. Elle se caractérise par un militantisme qui associe lutte contre l’aliénation sociale et contre l’aliénation psychique. Elle participe à de nombreux collectifs et propose une journée annuelle de réflexion ouverte à tous en février au CH. Montperrin à Aix-en-Provence. Pour nous contacter 06 71 22 24 41 ou site serpsy.org.