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Le blog des profondeurs...
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Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

MON CHER ENFANT

Écrit et réalisé par Mohamed BEN ATTIA - Tunisie 2018 1h44 - avec Mohamed Dhrif, Mouna Mejri, Zakaria Ben Ayyed, Imen Cherif...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MON CHER ENFANTLe titre en arabe était plus sobre : Weldi, signifiant tout simplement « mon fils », simple expression entendue et revenant en boucle dans la bouche d’un père interviewé sur la radio nationale tunisienne. Un récit sobre, distancié, vidé de tout pathos, pour parler des parents qui restent en plan, quand les enfants s’en vont au loin, vers l’impensable…
Tout comme le héros du premier film de Mohamed Ben Attia (Hedi, un vent de liberté), le cher enfant dont il est question, Sami, est un jeune homme sage et réservé, de ceux qui ne font pas de vagues. La seule chose qui semble secouer sa vie, ce sont d’affreuses migraines à répétition dont les médecins ne trouvent pas la cause. Tandis que sa mère Nazli, après ses cours, mitonne des petits plats, son père vieillissant, Riadh, termine sa carrière de cariste sur le port de Tunis. Il ne rêve plus que d’une chose, envoyer son rejeton docile, presque trop, étudier au Canada. Riadh est prêt à beaucoup de sacrifices pour lui offrir un avenir meilleur. Mais à quoi aspire Sami ? Lui qui jamais ne bronche ni ne s’exprime. Mais pourrait-il le faire sans blesser ses parents ? Qui est-il réellement ? Mais a-t-il seulement droit au doute ? Aucun vent de liberté ne semble pouvoir le pousser hors du cadre préétabli. Obéissant, il prépare le baccalauréat entouré par l’amour de ses parents… Entouré ou étouffé ? La frontière est parfois mince entre les deux, comme celles qui conduisent vers la Syrie. Et un matin, sans le moindre signe avant-coureur, Sami n’est plus là, sa chambre est sinistrement vide. Riadh, effondré, va se met en quête de l’enfant prodigue. Le récit met alors son pas dans celui de ce père agaçant et admirable à la fois, pour se transformer en road movie finalement très touchant.

Mon cher enfant échappe aux raccourcis simplificateurs qui présentent les soldats de Daech comme des monstres sans visage, déshumanisés, impossibles à réinsérer. Ce sont parfois de simples gosses pas bien dégrossis, coincés dans l’étau d’une société autiste qui n’offre plus de rêves suffisamment grands pour être poursuivis. Le réalisateur donne un visage à l’un de ces jeunes, n’excusant rien, ne justifiant rien, se contentant de constater l’incommunicabilité qui règne malgré l’hyper connexion permanente. Derrière les réseaux sociaux, il n’y a parfois le vide, l’illusion de se sentir entouré. Mais le soir devant sa glace, on se retrouve d’autant plus seul.