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NOËL POUR LES ÉCOLES
Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

LA PERMISSION

Écrit et réalisé par Soheil BEIRAGHI - Iran 2018 1h28 VOSTF - avec Baran Kosari, Amir Jadidi, Sahar Dowlatshahi, Leili Rashidi...

Du 28/11/18 au 18/12/18

LA PERMISSIONLe réalisateur Soheil Beiraghi tape aussi fort que son actrice principale (la remarquable Baran Kosari) avec ce film palpitant comme un thriller. Il transforme une histoire particulière en une dénonciation cinglante d’un ordre établi inique qui n’accorde pas à tous les êtres des droits identiques en Iran. Plus efficace qu’un long discours, on en ressort remonté comme une pendule, avec la niaque pour que les temps changent enfin.
Onze ans de travail, d’entrainement acharnés ! C’est ce qu’il a fallu a Farooz pour être enfin au sommet de son sport et devenir la capitaine de l’équipe nationale féminine iranienne de futsal (le football en salle). Toutes les portes lui sont ouvertes, même à l’international. Une forme de consécration qui vaut tous les sacrifices accordés à sa passion sportive. Meneuse incontestée, reconnue, appréciée, rien ne semble pouvoir arrêter son ascension pugnace. Rien ? Sauf une petite signature.

Après s’être qualifiée pour la première fois en finale de la coupe d’Asie, voilà l’équipe au grand complet qui arrive à l’aéroport pour voler vers la Malaisie. Les joueuses sont surexcitées à l’idée d’aller se battre pour remporter le titre prestigieux. L’embarquement n’est qu’une formalité, elles seront bientôt à destination pour défendre les couleurs de l’Iran. Il faut les voir jacasser, se taquiner, un régal pour le moral ! Mais quand Farooz tend son passeport à l’officier des douanes, quelque chose cloche : « Yasser Shahosseini est bien votre mari ? »… un blanc…  « Il ne vous autorise pas à quitter le territoire… ». Farooz a beau protester, révoltée, se persuader que c’est une erreur, rien n’y fait… La voilà clouée au sol et ses camarades la laissent en plan sans broncher. À compter de cet instant, elle se retrouve seule face à l’administration impitoyable, un époux enragé qui semble avoir soudainement disparu dans la nature, une fédération nationale de futsal fuyante, la peur des autres femmes. Toutes savent pertinemment que la loi n’est pas en leur faveur. Chaque homme, sans avoir à se justifier, peut refuser que son épouse sorte du territoire tout comme il peut lui refuser le divorce, lui ôter sa pension alimentaire si elle se refuse à lui… Pas assez docile ? Trop virulente ? Une mèche de trop qui dépasse du voile ?… Autant d’occasions d’être remise au pas. Quotidiennement chaque femme est condamnée à se parjurer, à soustraire une partie de ce qu’elle est aux yeux des autres. Constamment une partie de chaque cerveau féminin est accaparé par la nécessité de correspondre aux figures imposées. En définitive, comme toute tenue imposée, le voile se porte plus encore dans la tête que sur la tête et jamais ça ne s’arrête.

Malgré tout Farooz, qui n’est pas du style à accepter les défaites, va décider de se battre contre vents et marées. Flanquée de sa meilleure amie et colocataire Mehraneh, la seule qui ne l’a pas encore lâchée, voilà notre battante qui va tenter le tout pour le tout.
Farooz est un très beau personnage de femme, une héroïne ordinaire des temps modernes. Son histoire est celle de tant et tant d'autres. Ne serait-ce qu’en 2017, huit athlètes iraniennes n’ont pu voyager, en raison du désaccord de leur mari. Et elles ne représentent que la partie immergée de l’iceberg. Le nombre exact de femmes moins célèbres subissant ce sort reste inconnu.