LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4€
Moins de 14 ans : 4€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

NOËL POUR LES ÉCOLES
Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

À l’occasion du 29e anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant, la séance du mercredi 21 novembre à 20h10 sera suivie
d'une rencontre avec des membres de la ligue de l’enseignement 84 et de ses partenaires Le Cercle Condorcet et Le Planning familial.

YOMEDDINE

Écrit et réalisé par A.B. SHAWKY - Égypte 2018 1h37 VOSTF - avec Rady Gamal, Ahmed Abdelhafiz, Shahira Fahmy, Mohamed Abd El Azim...

Du 21/11/18 au 18/12/18

YOMEDDINEVous trouvez que Beshay, le héros de ce très chouette film, a un aspect peu avenant ? Surtout ne fuyez pas ! Sa jovialité, son charisme, sa bienveillance vous feront bientôt oublier son visage déformé. Vous y percevrez cette beauté intérieure qui irradie et surpasse les canons imbéciles. Il était peut-être beau gosse d’ailleurs, ou aurait pu l'être si la lèpre, vieille maladie heureusement en voie de disparition, n’avait pas dévasté son corps de petit garçon. Dans son monde, on n’avait pas beaucoup de moyens, pas toujours ceux d’aller chez un médecin… C’est ainsi que tout bonnement on déposa la petite chose fiévreuse devant une léproserie tenue par des religieuses. Elles le dorlotèrent, pansèrent ses plaies comme elles pouvaient, l’encouragèrent, lui donnèrent la foi de croire en la vie, en lui-même, en un monde meilleur. Et c’est là qu’il resta, toute une existence, comme beaucoup, même si la maladie n’était plus contagieuse, par peur d’effrayer les passants ignorants. Un parcours peuplé de rires, de petits boulots, de tendresse et d’amour ! Eh oui, contre toute attente, même ce dernier il l’avait trouvé là, dans ce trou abandonné de la civilisation moderne. Petite fleur d’espoir poussée entre les détritus d’une décharge à ciel ouvert. Dieu sait que sa chère et tendre épouse ne se lassait pas de l’aimer encore et encore… Mais un beau jour un vent mauvais emporta cette belle âme…



On en est là dans l’histoire… Ce moment où, dans le cœur de Beshay, qui ne s’apitoie pourtant jamais sur son sort et sème constamment la joie autour de lui, monte soudain comme un grand vide, le besoin de regarder en arrière, vers ceux qui l’ont abandonné. L’envie d’aller leur montrer que malgré sa disgrâce, il est bien vivant et qu’ils ont peut-être tous loupé quelque chose. Beshay ne fait ni une, ni deux, prend son âne et son courage à deux mains, atèle sa charrette, y cale ses rares effets personnels et part sur les routes vers le pays rêvé de son enfance, d’un pas assuré, tranquillement… Tranquillement ? C’est sans compter sur Obama ! Mais non pas l'ex-président, celui qu’on surnomme Obama, un petit orphelin nubien qui s’incruste dès que ça bouge quelque part, une vraie puce, un parasite indélogeable. Beshay a beau le chasser, lui expliquer qu’il se lance dans une quête personnelle où nul autre n’a pas sa place, Obama lui colle aux basques et va lui coller aux basques encore longtemps. C’est donc cette étrange équipée qui va se lancer dans un improbable road movie baroque et réjouissant. La progression du duo Obama/Beshay sera bien sûr tout aussi chaotique que le fut jadis celle du Kid et de Charlot. Mais de rencontres en rencontres, de situations drolatiques en épisodes dramatiques, c’est toute une philosophie heureuse qui se déploie devant nos yeux.

Si le titre du film, Yomeddine, signifie « jugement dernier » en arabe, ce n’est pas tant par religiosité que pour appeler à ce jour où tous les humains seront enfin égaux, plus jamais jugés sur leurs apparences ou appartenances… Yomeddine est un premier film miraculé, tout comme ses interprètes. Qui aurait misé une livre égyptienne sur ce jeune réalisateur inconnu, sans relations ? Qui aurait parié que cette petite auto-production, atterrisse comme par magie dans le prestigieux festival de Cannes ? Il ne reste qu’à nous emparer de cette belle aventure. Un très joli conte qui est également un voyage dépaysant dans une Égypte invisible mais d’autant plus sincère, dans son arrière pays où même les pyramides sont laissées à l’abandon.