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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

En collaboration avec Cinehorizontes, festival de cinéma espagnol de Marseille qui se déroulera du 8 au 16 novembre (cinehorizontes.com),
et Miradas Hispanas, séance unique le jeudi 15 novembre à 20h00 suivie d’une rencontre avec le réalisateur David Macián.

LA MANO INVISIBLE

David MACIÁN - Espagne 2016 1h23mn VOSTF - avec Josean Bengoetxea, Edu Ferrés, Elisabet Gelabert... Adapté du roman éponyme d’Isaac Rosa, La mano invisible.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA MANO INVISIBLEDans un entrepôt industriel se joue un étrange spectacle, celui du travail. Onze travailleurs de différents secteurs réalisent leurs tâches quotidiennes : un maçon construit un mur qu’il démolit peu après ; une jeune fille assemble des pièces sur une chaîne de montage sans savoir à quoi elles servent ; un boucher dépèce des animaux en décomposition… Face à eux plusieurs dizaines de personnes observent depuis l’obscurité le « merveilleux » spectacle du travail.

« Comment ne pas voir dans cette mise en scène, un écho avec ces émissions de téléréalité dans lesquelles les participants sont instrumentalisés, épiés, jugés, notés, mis en concurrence les uns avec les autres et finalement jetés et remplacés aussitôt par d’autres candidats ?
« Le marché du travail ne deviendrait-il pas une vaste comédie (dramatique) où chacun doit tenir un rôle bien défini et en accepter les règles, aussi absurdes soient-elles, sous peine d’en être évincé sans ménagement, puisque chaque salarié peut être remplacé en un tournemain ? Les personnages ne sont d’ailleurs jamais appelés par leur nom mais par la fonction qu’ils exercent, maçon, mécanicien, informaticien, couturière… Ce ne sont pas des personnes mais des employés vissés à un poste de travail et condamnés à exercer des tâches parfois aussi répétitives qu’absurdes comme ce maçon à qui l’on demande de construire puis déconstruire un mur, tel un Sisyphe moderne condamné à porter son rocher en haut d’une montagne, rocher qui retombe chaque fois de l’autre côté.
« Dans le film les ouvriers, loin d’être libres, sont dirigés par des individus qu’ils ne rencontrent jamais mais dont l’aura pèse sur leur tête comme une épée de Damoclès. Ces travailleurs sont eux-mêmes déshumanisés et rendus invisibles. Ces mains invisibles que David Macián dévoile au long du film, ce sont eux : manutentionnaires, téléopératrices, agents d’entretien… Le réalisateur leur donne une voix, les expose sous une lumière crue, montre la réalité de leur travail, celle que l’on s’efforce bien souvent de cacher. C’est aussi leur rendre hommage et porter la voix de ces hommes et de ces femmes qui survivent et s’adaptent à un monde froid, bureaucratique, et qui tentent de se révolter face à l’injustice de leur condition. » Sophie Almonacil