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ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

À nos amis festivaliers, qu’est-ce donc que Rosmerta ?
Afin de palier aux carences des services de l’État en matière d’hébergement des réfugiés, l’association Rosmerta, composée de plusieurs centaines de citoyens bénévoles, occupe depuis fin décembre un bâtiment de 400 m² pour y mettre à l’abri des mineurs isolés et des familles avec enfants en bas...

SAMI, UNE JEUNESSE EN LAPONIE

Écrit et réalisé par Amanda KERNELL - Suède 2017 1h53 VOSTF - avec Lene Cecilia Sparrok, Mia Erika Sparrok, Maj Doris Rimpi, Hanna Asltröm, Julius Fleischanderl...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SAMI, UNE JEUNESSE EN LAPONIEL'intérêt premier de ce beau film est de nous faire découvrir les Samis, communément appelés les Lapons mais c'est un terme qu'eux-mêmes refusent car il est pour le moins péjoratif, puisque c'est un mot suédois qu'on peut traduire par « porteurs de haillons » ! Les Samis sont un peuple d'éleveurs de rennes et de pêcheurs qui occupe le Nord des trois pays scandinaves : Suède, Norvège et Finlande. Un peuple qui a su conquérir des formes d'autonomie et préserver un minimum de ses traditions ancestrales au prix de luttes et parfois de renoncements.

C'est à un voyage dans le temps, à travers le destin d'une jeune fille devenue femme puis vieille dame, que nous convie la jeune réalisatrice danoise Amanda Kernell. La première séquence du film est contemporaine : une femme âgée, Christina, est conduite bon gré mal gré par son fils tout au nord de la Suède, à un enterrement où elle est attendue, alors qu'elle n'a pas vu les autres membres de sa famille depuis des décennies. On comprend qu'elle rechigne à rejoindre la cérémonie où tout le monde a revêtu, contrairement à elle, les habits traditionnels samis. Elle ne peut pas reprendre la route le soir même mais elle refuse de dormir dans la famille, préférant l'hôtel local, rempli de touristes venus du Sud du pays et qui pestent contre le voisinage bruyant des éleveurs de rennes…

Un flash-back nous projette alors 70 ans auparavant. Christina s'appelle en fait Elle Marja, elle est une adolescente sami qui vit en campement avec ses parents et sa petite sœur Njenna mais se rend tous les jours à l'école suédoise, où elle apprend la langue nationale. Contrairement à sa cadette, elle brille en classe et, poussée par son institutrice, elle veut s'affranchir de sa culture d'origine pour réussir. Mais le racisme est omniprésent, par les moqueries des voisins suédois ou quand une délégation venue d'Uppsala vient effectuer un examen médical et anthropométrique des jeunes filles, en faisant fi de leur pudeur. Mais qu'à cela ne tienne, Elle Marja veut changer de vie, trouver l'amour, partir loin, même si elle doit tout quitter, renier ses origines et passer pour une bonne petite Suédoise.

Porté par une jeune actrice remarquable, dont l'énergie pourrait rappeler la jeune Emilie Dequenne dans le Rosettades Frères Dardenne, Sami, une jeunesse en Laponie pose magnifiquement tous les choix complexes et les épreuves auxquels ont dû faire face les Samis et par extension de nombreux peuples autochtones ; il montre bien le renoncement, l'acculturation au profit des dominants et évidemment le racisme qui n'a pas forcément le visage de la haine mais plutôt celui de l'exotisme condescendant, comme dans cette scène où des jeunes bourgeois d'Uppsala demandent à Elle Mjara de chanter un joik, le chant sami traditionnel. Mais la beauté du joik et de la culture sami est bien plus forte que le complexe de supériorité des Suédois ! Et le film s'avère un superbe hommage à ce peuple méconnu.