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Le blog des profondeurs...
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Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Et sinon, la vie continue à Rosmerta.
« Le conseil épiscopal et moi-même considérons que le CCFD* s’est mis en marge de notre Église diocésaine. Désormais il n’a plus sa place, au moins temporairement, dans la vie de notre Église ». Ainsi s’adresse Jean-Pie (!!!) Cattenoz, archevêque d’Avignon, au CCFD - Terre Solidaire de Vau...

BLANCHE COMME NEIGE

Anne FONTAINE - France 2018 1h52 - avec Lou de Laâge, Isabelle Huppert, Charles Berling, Benoît Poelvoorde, Damien Bonnard, Vincent Macaigne, Jonathan Cohen, Richard Fréchette, Pablo Pauly... Scénario d'Anne Fontaine, Claire Barre et Pascal Bonitzer.

Du 10/04/19 au 14/05/19

BLANCHE COMME NEIGEIl était une fois le nouveau film d'Anne Fontaine… cinéaste prolixe et en perpétuel mouvement dont on peut ne pas apprécier toutes les tentatives mais à qui, au grand jamais, on ne pourra reprocher de « faire du Anne Fontaine » tant son cinéma se réinvente à chaque fois. Prenant souvent comme matière première la littérature (Perfect mothers s'inspirait d'un roman de Doris Lessing et son récent Marvin ou la belle éducation de celui d'Edouard Louis), ses sujets sont multiples et contrastés et bien malin celle ou celui qui pourrait y pister la trace d'un plus petit dénominateur commun… Le désir, peut-être, si je voulais faire ici la maligne.
Il ne vous aura sans doute pas échappé que le titre de ce nouveau film ressemble à s'y méprendre à celui d'un célèbre conte des frères Grimm où il est question d'un miroir, d'une pomme empoisonnée, d'une belle-mère auto-centrée, d'une jeunette belle comme le jour, sans oublier, il va sans dire, d'un certain nombre de nains. Bien entendu, cette proximité de titre ne doit rien au hasard…

Il était donc une fois… dans une région paisible baignée de soleil, une jeune femme belle et discrète dont la vie s'écoulait un peu tristement depuis le décès de ses parents. Elle travaillait dans un hôtel-spa qui devait avoir de très bons avis sur les sites internet où les gens se sentent obligés de le donner (leur avis) tant le service était soigné, la piscine d'un bleu lagon profond et la maîtresse des lieux tout entière dévouée à maintenir le standing de l'établissement. La taulière en question n'était autre que la belle-mère de Claire, toujours tirée à quatre épingles, de son tailleur rouge sang à son visage diaphane, qui chérissait cette enfant qu'elle considérait comme sa propre fille, enfin c'est ce qu'elle lui disait en caressant la peau de pêche de ses joues faites pour les bisous. Car en coulisses, elle bouillonnait, elle enrageait devant tant de beauté et de jeunesse. Car de son côté, elle avait beau mettre du carmin sur ses lèvres, le temps avait déjà fait son œuvre et rien ne pouvait désormais l'arrêter, à moins que… « miroir, mon beau miroir »…
Variation extrêmement jubilatoire et ludique autour de ce conte fascinant et cruel qui est à lui seul un condensé des rapports humains : convoitise, jalousie, bienveillance, admiration, férocité, haine… Blanche comme neige se voit comme un conte justement, ou ne se voit pas. Il faut se laisser faire, entrer dans la beauté d'une mise en scène léchée comme rarement dans le cinéma français, et se lover au creux d'un récit qui déborde d'humour et d'esprit. C'est comme le plaisir d'un jeu de piste dont on connaît l'issue, mais pas le chemin pour y parvenir.

Il faut enfin parler de Claire (merveilleuse Lou de Laâge) qui incarne, certes, la beauté, la jeunesse, mais surtout – et c'est là que le film se désolidarise magnifiquement du conte – une puissante incarnation de la jouissance au féminin, libre et parfaitement assumée, aussi charnelle que sentimentale et spirituelle. Face à elle, les hommes (vous pouvez les compter, ils sont bien 7) sont hésitants, troublés, démunis, éblouis et redeviennent des petits enfants (des nains, quoi). C'est ainsi que Blanche comme neigeest un film résolument et joyeusement féministe, célébrant la puissance infinie du féminin singulier.