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Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Et sinon, la vie continue à Rosmerta.
« Le conseil épiscopal et moi-même considérons que le CCFD* s’est mis en marge de notre Église diocésaine. Désormais il n’a plus sa place, au moins temporairement, dans la vie de notre Église ». Ainsi s’adresse Jean-Pie (!!!) Cattenoz, archevêque d’Avignon, au CCFD - Terre Solidaire de Vau...

En collaboration avec Contraluz. La séance du lundi 29 avril à 20h sera suivie d’une rencontre avec Bernard Bessière et Jean-Paul Campillo, universitaires, spécialistes du cinéma et de la société espagnole contemporaine.

EL REINO

Rodrigo SOROGOYEN - Espagne 2018 2h11VOSTF - avec Antonio de la Torre, Monica Lopez, José Maria Pou, Nacho Fresneda, Ana Wagener, Barbara Lennie... Scénario d'Isabel Peña et Rodrigo Sorogoyen.

Du 17/04/19 au 14/05/19

EL REINO« La corruption politique en Espagne – et surtout, la totale impunité de ses leaders depuis une dizaine d’années – nous a laissés, ma co-scénariste Isabel Peña et moi, d’abord perplexes, indignés puis déprimés, et enfin presque anesthésiés. C’est la répétition des affaires de corruption de ces dernières années qui nous a décidés à raconter cette histoire. Comme dans Que Dios nos perdone, nous voulions faire un thriller, un film à suspense qui accroche le spectateur mais qui parle aussi des êtres humains et de leur noirceur. »



Le royaume (el reino) est donc celui, peu reluisant mais palpitant, du dessous des cartes, des magouilles politicardes. L’idée de génie du film est de ne pas aborder son sujet de façon classique et de choisir comme protagoniste principal celui qui a tout pour être un anti-héros, d’adopter son angle de vue, de le marquer constamment à la culotte. Au fur et à mesure que son univers s’effondre, on est pris par la tension d’une fuite en avant de plus en plus vertigineuse qui s’accélère inexorablement. L’excellente bande son (musique d’Olivier Arson), omniprésente, contribue à électriser l’atmosphère, à nous clouer à nos sièges. Le travail de l’image (signé Alex de Pablo), tout aussi brillant, renforce encore le sentiment de malaise, nous propulsant d’un univers clinquant à celui, introverti, du protagoniste qui perd progressivement pied. On colle à son rythme : analyser, réfléchir, réagir toujours plus vite… Comme lui on finit par ne plus respirer, pris dans un étau entre ce qui pourrait être la réalité ou le fruit de son imagination. On est entraîné par un tel tourbillon qu’on finirait presque par avoir de l’empathie pour ce pourri qui nous hérisse pourtant. Par ressentir dans nos chairs, plus que par comprendre, pourquoi des mecs pourtant intelligents, quand ils sont pris la main dans le sac, s’enferrent contre toute évidence à mentir… Si cela se passe en Espagne, je vous jure « les yeux dans les yeux » que cela nous rappellera furieusement quelques scandales à la française !
L’action démarre dans un restaurant de luxe, autour d’un plateau de fruits de mer débordant de gambas plus énormes et plus rouges que partout ailleurs. Ici l’herbe est plus verte que partout ailleurs ! On ingurgite goguenards et sans s’extasier les vins millésimés, la cuisine fine, on se gausse, on critique les absents, on trame des complots avec des airs entendus. Il nous faut un moment pour comprendre qu’on est dans la cour des grands, des puissants de ce monde, parmi lesquels une seule et unique femme. Tellement sûrs d’eux, de leur impunité éternellement acquise qu’ils en finissent par oublier d’être discrets. C’est à l’heure du digestif, quand sort de l’ombre un petit carnet où sont alignés les comptes occultes de campagne, qu’on sait définitivement qu’on est dans une grande famille politique. Laquelle ? Ce ne sera jamais dit… Les scénaristes ont pris soin de doter le parti fictif du film des mêmes caractéristiques que les formations politiques qui s’affrontaient en Espagne en 2007, année où se situe l’action.

Pour Manuel López-Vidal (Antonio de la Torre, juste parfait !), l’un des cadors de la petite bande plus habituée aux yachts qu’au métro, l’avenir s'annonce radieux. C’est au moment où il est sur le point de satisfaire son ambition galopante, de passer à la direction nationale, qu’un bon gros scandale dévoilé par la presse va éclater : malversations, corruption, délit d'initié… Alors qu’ils nageaient tous dans les mêmes eaux glauques et profondes, Manuel va vite comprendre que c'est sur lui seul que la nasse risque de se refermer. Ses alliés de jadis auront tôt fait de charger sa barque pour se défausser et ne pas sombrer avec lui. Mais notre bouc émissaire n’a pas dit son dernier mot…

Soirée argentine le jeudi 11 avril, 18h30 : musique, danse, performance, textes, gastronomie… Maison de la Poésie, 5 rue Figuière - Avignon. Contraluz c’est aussi des cours, des stages d’Espagnol et des voyages. Prochain stage intensif d’Espagnol du 8 au 12 avril (5 jours, 4h par jour). Voyages en préparation : Fête des fleurs de Gerone/Catalogne (mai), Pérou, Chili/ Bolivie (automne). Toutes ces informations et bien d’autres sur contraluz.fr