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Le blog des profondeurs...
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LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

HOUSE BY THE RIVER

Fritz LANG - USA 1952 1h22VOSTF - avec Louis Hayward, Lee Bowman, Dorothy Patrick, Ann Shoemaker... Scénario de Mel Dinelli, d'après le roman de A.P. Herbert.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

HOUSE BY THE RIVERUn film totalement méconnu de la période américaine du grand Fritz Lang. Tellement méconnu qu'il n'était – invraisemblablement ! – jamais sorti en salle. L'arrivée sur nos écrans de House by the river est donc, en tout cas pour les amoureux du cinéma, un événement.

Profitant de l'absence de son épouse, un écrivain raté veut coucher avec sa domestique ; face à son refus, il la tue accidentellement ; sollicitant l’aide de son frère, il jette le cadavre dans la rivière bordant sa maison…
De cette trame classique, Fritz Lang tire un petit bijou d’expressionnisme et de poésie nocturne, infusé par le désir – et sa copine la frustration –, déclinant ses motifs favoris tels que la culpabilité ou la rumeur sociale. La maison pleine d’ombres et de recoins sombres, les jambes blanches et dénudées de la fille se détachant dans un escalier obscur, le désir qui naît à l’écoute d’une canalisation dans laquelle s’écoule l’eau du bain pris par la domestique, l’eau de la rivière qui scintille sous la lune et qui le jour charrie ses ordures et ses cadavres, une lumière constamment entre chien et loup, la pointe d’une barque fendant les algues, autant de scènes inventives, de plans marquants, de symboles sexuels et psychanalytiques qui baignent le film d’un érotisme permanent teinté de morbidité.

La création joue aussi son rôle puisque l’impuissance sexuelle de l’écrivain est reliée à son impuissance littéraire. Le crime dénouera son inspiration et le manuscrit enfin achevé sera l’élément de sa perdition, le biais par lequel il s’auto-dénoncera plus ou moins consciemment. Un triangle amoureux entre les deux frères et l’épouse de l’un d’eux et le portrait de la société de la petite ville où se déroule l’intrigue complètent ce « petit grand » film, tourné pour un studio mineur avec des acteurs peu connus, mais d’une grande densité thématique, d’une beauté vénéneuse irrésistible.


(S. Kaganski, Les Inrockuptibles)