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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Et si on passait à autre chose...
La restauration du jardin Verger Urbain V aura atteint son objectif, au-delà de toutes espérances : le jardin ne désemplit pas durant ces mois d’été, brassant tous les publics. Il est un lieu de vie et de rencontres, à toute heure de la journée et de la soirée. Et qu’importe que le gazon ait sou...

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

Mais où donc se garer pour aller à Utopia ?
  PARKING DE L’ORATOIRE Forfait : 4€ de 20h à 1hPARKING LES HALLES Forfait : 2 € de 20h à 1hPARKING PALAIS DES PAPES Forfait : 3€ de 20h à 1h, et des navettes gratuites au départ des parkings relais, gratuits et surveillés.PARKING DES ITALIENS La navette circule du lundi au jeudi de 7h à 22h28 et...

ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

ERIC CLAPTON, LIFE IN 12 BARS

Lili Fifi ZANUCK - documentaire USA 2018 2h14 VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ERIC CLAPTON, LIFE IN 12 BARSL’affiche du film est trompeuse, avec le graffiti qui fit naître la légende dans les rues de Londres, au milieu des années 1960 : « Clapton is God » (« Clapton est Dieu »). Or le mérite de ce documentaire est bien d’en finir avec cette divinité. À hauteur d’homme, les images dressent sans complaisance le portrait intime d’un baby-boomeur sauvé par le blues, avant d’être happé par ses addictions (héroïne puis alcool) et, finalement, de les vaincre. Schéma d’un grand classicisme s’agissant d’une rockstar septuagénaire.



En confiance, Clapton a ouvert ses archives à son amie Lili Fini Zanuck, productrice-réalisatrice pour laquelle il avait en 1991 composé la bande originale de son film Rush, comprenant la chanson Tears in heaven, une de ses plus belles et douloureuses mélodies, écrite en mémoire de son fils, Conor, mort à 4 ans. Cette tragédie, qui aurait dû anéantir Clapton, précéda son triomphe avec l’album Unplugged.
Dans son autobiographie parue en 2007, Clapton ne se ménageait pas, ne cachant rien de son égoïsme ni de ses lâchetés. Life in 12 bars le montre parfois « minable », comme on dit pour les alcooliques…

Avec un luxe de détails est relaté comment il a convoité puis séduit Pattie Boyd, femme de son grand ami George Harrison. Heureusement, le film s’attarde aussi sur la conséquence artistique de cette relation triangulaire : Layla, cet hymne rock dévoré par la passion, qui est aussi le titre d’un double album du groupe Derek and the Dominos, formé autour d’Eric Clapton et publié en 1970 – le sommet de la carrière du guitariste…
L’ascension du prodige est la partie la plus intéressante de Life in 12 bars, celle qui justifie ce titre se référant à ces 12 mesures, canon du blues. Autocentré et adulé, Clapton est en même temps si peu confiant en lui-même qu’il se fond dans l’identité de groupes sans s’y éterniser, The Yardbirds, les Bluesbreakers de John Mayall, Cream, puis Blind Faith… (B. Lesprit, Le Monde)