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« Quand les gens pensent au cinéma, ils pensent directement aux célébrités, aux studios, au glamour. Mais l’industrie du cinéma englobe d’autres personnes : les gens qui travaillent dans les snacks, qui s’occupent des équipements, des caisses, qui programment des films, qui sont en charge ...

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Nous relayons un message de la librairie La Mémoire du Monde avec qui nous travaillons régulièrement et qui comme beaucoup de petits commerces sont en grande difficulté.“Comme beaucoup d’entre nous, nous avons eu la gorge nouée ce lundi soir avec l’annonce de la poursuite du c...

Le Café Roma et Italie là-bas propose des paniers gourmands
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“La plus grande qualité accessible pour tous, sans clivage social et culturel… Ce sera notre combat”. (Jean Vilar)   Ainsi donc le cinéma indépendant, le cinéma d’auteur serait « élitiste »… c’est en tout cas ce que déclarait, semble-t-il, une sociologue devant un amphi de 300 élèves ...

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Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

La séance du mercredi 12 juin à 18h00 aura lieu dans le cadre du ciné-club de Frédérique Hammerli. Cette séance est bien entendu ouverte à tout le monde et, comme ce sera le dernier ciné-club de la saison, on vous offre un verre à l’issue de la discussion

PARASITE

Écrit et réalisé par BONG Joon-ho - Corée du Sud 2019 2h12VOSTF - avec Song Kang-ho, Lee Sun-kyun, Choi Woo-shik, Park So-dam, Chang Hyae-jin...
Palme d'or au Festival de Cannes 2019.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PARASITEBong Joon-ho frappe très fort avec cette critique sociale puissante et déjantée, radiographie saisissante de notre époque : on navigue entre satire grinçante, comédie relevée et thriller un brin surréaliste. On n'a plus qu’à se laisser porter et surprendre par le récit magnifiquement mis en scène et filmé, porté par des comédiens sensationnels.

Dans l’opulent Séoul, à la pointe du progrès et de l’électronique, une partie de la population vit pourtant plus bas que terre, à peine mieux lotie que les cafards qui grouillent dans les recoins sombres et moites de la ville. La famille Ki fait partie de ces rase-mottes : balayée par la crise économique, obligée de vivre dans un sous-sol qui serait sordide et glauque sans leurs rires et leurs chahuts incessants. On aime à se charrier, on aime à se bousculer, on s’aime tout court. Ils sont obligés de se serrer les coudes, entassés qu'il sont dans cet espace plus digne d’une boîte à chaussures que d’un appartement pour quatre personnes. Pourtant l’indigence et la promiscuité ne semblent pouvoir venir à bout de la tendresse familiale. Si chacun a fait le deuil de quelque chose, il le dissimule sous une couche de jovialité et tout est prétexte à se marrer. Chez eux, chaque instant semble grand-guignolesque et hilarant. Il faut les voir se débattre en chœur pour assembler des tonnes de boîtes à pizza (le petit boulot du moment), courir en brandissant leurs portables à la recherche d’un réseau téléphonique fainéant. Ou encore se laisser fumiger comme de vulgaires vermines dans l’espoir que celles-ci crèveront les premières…



Mais quand la poisse vous colle vraiment aux basques, même l’espoir devient un piètre compagnon. Il faudrait un quasi miracle pour désengluer les Ki de la mouise environnante. Et il va advenir. Un ancien camarade de classe va proposer à Ki-woo (le grand frère) de le remplacer pour des cours d’anglais dans la richissime famille des Park. N’y voyez pas-là un acte désintéressé, c’est juste que, secrètement amoureux de son élève, il décide de la confier au seul être qui ne risque pas de lui faire ombrage, au plus miteux de ses copains, donc Ki-woo, auquel il a l’indélicatesse de l’avouer. Peu importe, c’est une occase inespérée ! La famille Ki trépigne d’impatience, s’affaire, dégote au fiston un costume de circonstance, lui bricole un faux diplôme impeccable.

Fin prêt, chaleureusement recommandé, Ki-woo pénètre dans la demeure somptueuse de ses futurs employeurs. Leur jardin, d’un vert arrogant, semble flotter au dessus des contingences du pauvre monde, tel un Îlot paradisiaque. Décidément, même le ciel des riches est plus bleu et ignore jusqu’à l’existence des gratte-ciels, évanouis comme par enchantement. Dans cette maison d’architecte, nulle faute de goût, sauf peut-être la rébarbative gouvernante allergique aux pêches et le capricieux petit dernier qui se prend pour un Indien. Madame Park se révèle fantasque, Mademoiselle Park délicieuse, Monsieur Park plus que sympathique. Tous ont l’aisance naturelle des classes supérieures. Confiants, aucun n’imagine que ce discret jeune homme vient de mettre un pied dans la porte et que toute la ribambelle des Ki va le rejoindre progressivement, usant de stratagèmes diaboliques. Nul n'y perdrait et tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si, au-dessus de la tête de chaque Ki, ne flottait comme un étrange parfum indélébile… L'odeur de la pauvreté, prête à les trahir. Le mépris de classe n’étant jamais bien loin, on anticipe une pétaudière prête à exploser à tout instant. Et on ne sera pas déçu ! La chute de cette fable contemporaine délirante sera inénarrable !