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Le blog des profondeurs...
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LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

REBELLES

Écrit et réalisé par Allan MAUDUIT - France 2018 1h26 - avec Cécile de France, Yolande Moreau, Audrey Lamy, Simon Abkarian... Scénario de Jérémie Guez et Allan Mauduit.

Du 10/04/19 au 04/06/19

REBELLESSi vous n’aimez que les choses délicates, les œuvres raffinées, le bon goût, les bons mots… Si vous avez frémi au phrasé exquis et subtil de Cécile de France dans Mademoiselle de Joncquières et si la soie, le velours, le satin apportent à votre quotidien toute la douceur et la délicatesse dont vous avez besoin pour vous épanouir… et bien, n’achetez pas de place pour venir voir Rebelles. Vous risqueriez d’être furieusement en colère contre nous (dans le meilleur des cas), voire de subir un choc cinématographique aigu, et chacun sait qu’un CCA peut être au moins aussi grave qu’un anaphylactique. Car de dentelles, de rubans fleuris, d’alexandrins, dans ce film, il n’y en a point. Alors quoi ? On a retourné notre veste en tweed à Utopia ? On aime le gros rouge qui tache quand vous aviez toujours cru que nous ne jurions que par les vins bio naturels sans sulfites ni phosphates, élevés en cuve centenaire au clair de (pleine) lune ? Non, pas du tout.


On a beau aimer le cinéma haut perché, défendre les Auteurs et les œuvres complexes, nous avons toujours été assez friands (peut-être pas la majorité de nos troupes, mais quand même) de ce cinéma irrévérencieux et mal poli qui flirte parfois avec le mauvais goût mais parvient à nous rendre sympathiques les pires sans foi ni loi, parce qu’ils sont toujours du côté des oubliés, des petites gens, des besogneux, et que leurs aventures, même répréhensibles, ont toujours le goût de la revanche sur les injustices de la vie, ses dominations, qu’elles soient sociales ou de genre.

Nous sommes avec Rebelles bien plus dans un esprit Groland, ou celui des premiers films d’Albert Dupontel que du côté de Ken Loach et ça décoiffe sévère, à grands coups de truelle. C’est assez jubilatoire, souvent très drôle, et c’est enlevé par un trio féminin pétaradant qui vaut à lui seul le détour et fonctionne à plein régime, façon feu d’artifice. Alors oui, bien sûr, ça tache un peu, et non, ce n’est pas la grande classe, mais si vous acceptez de mettre votre bon goût légendaire (vous venez chez nous quand même et ça, c’est un signe qui ne trompe pas) de côté, l’effet poilade est garanti.
Quand elle débarque du Sud de la France, sa valise en carton au bout de ses ongles impeccablement manucurés, en faisant la tronche parce qu’obligée de retourner vivre chez maman dans ses Hauts de France natals, Sandra ne se doute pas encore qu’elle va bientôt devenir riche, très riche. Elle ne connaît pas non plus celles qui deviendront ses deux complices à la vie, à la mort : Nadine, flegmatique ouvrière qui entretient un mari paresseux mais qui cache sous son tablier le costume d’une Bonnie Parker, et Marilyn, mère célibataire punk et survoltée, prête à dézinguer la terre entière pour une bonne cuite. Il sera question de boîtes de conserves, en très grande quantité, de la bande des Belges avec lesquels il vaut mieux ne pas trop faire les marioles, et d’un sac bourré de biftons, « le début des emmerdes », comme dirait Nadine, clown blanc de la bande, la plus ancrée dans le réel, la plus lucide.

Allan Mauduit filme la conserverie de poisson, les docks de Boulogne-sur-Mer ou le camping en hiver comme s’il s’agissait d’un décor de western, sans méchanceté gratuite, avec un sens du comique de situation explosif, et il nous rend ses trois héroïnes, quoiqu’immorales, cogneuses, hargneuses… très attachantes car symboles d’un Girl Power décoiffant. Plus jamais vous ne regarderez une boîte de thon du même œil, ni une porte de vestiaire… on en recause.