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Le blog des profondeurs...
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LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Soirée organisée en collaboration avec l’Observatoire International des Prisons.Lundi 20 mai à 19h30, projection unique en présence du réalisateur Guillaume Massart et de Jean-Michel Gremillet, membre du conseil d’administration de l’OIP et président de Culture & Liberté, association qui organise des projets artistiques en prison. Achetez vos places à partir du 10 mai.

LA LIBERTÉ

Écrit et réalisé par Guillaume MASSART - documentaire France 2017 2h26 -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA LIBERTÉOn vous le dit d'emblée : La Liberté, de Guillaume Massart, est un sacrément beau film. Visuellement beau, par ce qu'il cadre, ce qu'il montre, aussi bien les portraits que les décors – et juré, la beauté de l'Île n'y est pas pour grand chose. Moralement beau surtout, parce qu'on ne va jamais à la rencontre de cette frange de l'humanité déclassée, bannie, déclarée perdue pour la société. Sans sensationnalisme ni condescendance, sans complaisance non plus, Guillaume Massart lui offre, pendant presque 2h30 (et la durée est ô combien nécessaire), une écoute attentive et, autant que faire ce peut, bienveillante.

Il faut imaginer cette Corse de carte postale faite de garrigues arides, de soleil implacable et d'un littoral où alternent les calanques escarpées et de longues plages apaisées. À l'est, au bord de la mer, se trouve la prison de Casabianda, depuis 1948 la seule prison « ouverte » de France. Dans ce vaste domaine agricole, ni murs, ni barreaux pour retenir les prisonniers – mais des gardiens, bien sûr, et quelques panneaux rappelant les limites à ne pas franchir. Et un règlement, draconien : pas d'avertissement, pas de deuxième chance, tout contrevenant réintègre immédiatement le système carcéral traditionnel. Casabianda accueille 130 hommes qui, pour l'essentiel, terminent de longues peines, principalement pour des crimes sexuels, généralement intrafamiliaux. Pédophilie et inceste, pour parler crûment.

Parti pour observer ce singulier territoire d'enfermement à la limite de l'oxymore (qu'est-ce que, précisément, dans un lieu ouvert, la « privation de liberté » ?), le cinéaste a vu son film bifurquer. La Liberté est devenu un « film conversé » avec des détenus. Où il n'est pas question de rédemption, mais d'invention d'un chemin par les mots. Les itinéraires diffèrent, certains saisissent le film pour avancer, faisant de la parole un territoire possiblement émancipateur. Beau, donc, et passionnant.

(d'après Arnaud Hée)