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Le blog des profondeurs...
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ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

À nos amis festivaliers, qu’est-ce donc que Rosmerta ?
Afin de palier aux carences des services de l’État en matière d’hébergement des réfugiés, l’association Rosmerta, composée de plusieurs centaines de citoyens bénévoles, occupe depuis fin décembre un bâtiment de 400 m² pour y mettre à l’abri des mineurs isolés et des familles avec enfants en bas...

Projection unique le vendredi 12 juillet à 14h, suivie d’une rencontre avec le réalisateur Tony Gatlif. Rencontre animée par Oriane Jeancourt Galignani rédactrice en chef de la revue Transfuge.

DJAM

Écrit et réalisé par Tony GATLIF - France/Grèce/Turquie 2017 1h37 VOSTF - avec Daphné Patakia, Simon Abkarian, Maryne Cayon, Kimon Kouris, Solon Lekkas...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DJAMBienvenue à Mytilène, sur l’île de Lesbos située à quelques encablures des côtes turques. On y découvre Djam, jeune fille libre et fantasque, affolant les désirs des hommes. Djam vit sur l’île avec son oncle Kakourgos (magnifique Simon Abkarian), capitaine d’un bateau de croisière qui peine à trouver des clients en ces temps de crise. Pour l’heure le rafiot est en rade à cause d’une bielle défectueuse et Kakourgos envoie sa nièce à Istanbul pour chercher la pièce de rechange. Un voyage qui croise précisément celui des migrants qui tentent leur chance en traversant le fleuve frontalier à Edirne (ancienne Andrinople)… Le chemin aventureux de la jeune femme, avec la bielle dans son sac et son baglama (l’instrument incontournable du rebetiko) sur le dos, va croiser celui d’Avril, une toute jeune Française venue en Turquie aider une ONG en soutien aux réfugiés syriens et abandonnée sans le sou à Istanbul par son copain…

Djam est d’abord un film plein de rebondissements, libre, pétillant, proposant nombre de rencontres, mais derrière le récit entraînant, souvent euphorisant, il y a comme toujours chez Gatlif une belle évocation de ces peuples que l’on dit ennemis et qui pourtant ont tout à faire ensemble : on voit bien ici qu’entre les grecs de Lesbos et les habitants d’Istanbul il y a une histoire commune. Gatlif introduit une réflexion sur cette Europe ubuesque qui se ferme derrière ses frontières devant lesquelles se pressent les réfugiés venus de Syrie et d’ailleurs. Entre rebetiko - cette étonnante musique triste et enivrante que les Grecs, chassés de Turquie par Atatürk au début du xxe siècle, chantaient dans les quartiers populaires d’Athènes ou de Thessalonique - et regard douloureux sur sa chère Méditerranée devenue cercueil des migrants, Tony Gatlif nous livre ainsi une belle œuvre inspirée, à la fois musicale et politique.