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NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4,50€
Moins de 14 ans : 4,50€

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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Et si on passait à autre chose...
La restauration du jardin Verger Urbain V aura atteint son objectif, au-delà de toutes espérances : le jardin ne désemplit pas durant ces mois d’été, brassant tous les publics. Il est un lieu de vie et de rencontres, à toute heure de la journée et de la soirée. Et qu’importe que le gazon ait sou...

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

Mais où donc se garer pour aller à Utopia ?
  PARKING DE L’ORATOIRE Forfait : 4€ de 20h à 1hPARKING LES HALLES Forfait : 2 € de 20h à 1hPARKING PALAIS DES PAPES Forfait : 3€ de 20h à 1h, et des navettes gratuites au départ des parkings relais, gratuits et surveillés.PARKING DES ITALIENS La navette circule du lundi au jeudi de 7h à 22h28 et...

ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Projection unique le vendredi 12 juillet à 14h, suivie d’une rencontre avec le réalisateur Tony Gatlif. Rencontre animée par Oriane Jeancourt Galignani rédactrice en chef de la revue Transfuge.

DJAM

Écrit et réalisé par Tony GATLIF - France/Grèce/Turquie 2017 1h37 VOSTF - avec Daphné Patakia, Simon Abkarian, Maryne Cayon, Kimon Kouris, Solon Lekkas...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DJAMBienvenue à Mytilène, sur l’île de Lesbos située à quelques encablures des côtes turques. On y découvre Djam, jeune fille libre et fantasque, affolant les désirs des hommes. Djam vit sur l’île avec son oncle Kakourgos (magnifique Simon Abkarian), capitaine d’un bateau de croisière qui peine à trouver des clients en ces temps de crise. Pour l’heure le rafiot est en rade à cause d’une bielle défectueuse et Kakourgos envoie sa nièce à Istanbul pour chercher la pièce de rechange. Un voyage qui croise précisément celui des migrants qui tentent leur chance en traversant le fleuve frontalier à Edirne (ancienne Andrinople)… Le chemin aventureux de la jeune femme, avec la bielle dans son sac et son baglama (l’instrument incontournable du rebetiko) sur le dos, va croiser celui d’Avril, une toute jeune Française venue en Turquie aider une ONG en soutien aux réfugiés syriens et abandonnée sans le sou à Istanbul par son copain…

Djam est d’abord un film plein de rebondissements, libre, pétillant, proposant nombre de rencontres, mais derrière le récit entraînant, souvent euphorisant, il y a comme toujours chez Gatlif une belle évocation de ces peuples que l’on dit ennemis et qui pourtant ont tout à faire ensemble : on voit bien ici qu’entre les grecs de Lesbos et les habitants d’Istanbul il y a une histoire commune. Gatlif introduit une réflexion sur cette Europe ubuesque qui se ferme derrière ses frontières devant lesquelles se pressent les réfugiés venus de Syrie et d’ailleurs. Entre rebetiko - cette étonnante musique triste et enivrante que les Grecs, chassés de Turquie par Atatürk au début du xxe siècle, chantaient dans les quartiers populaires d’Athènes ou de Thessalonique - et regard douloureux sur sa chère Méditerranée devenue cercueil des migrants, Tony Gatlif nous livre ainsi une belle œuvre inspirée, à la fois musicale et politique.