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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Collectif 23h59 : voyons, réfléchissons…
Ah qu’il est plaisant de cheminer dans le passage Urbain V, à l’heure où fleurit la campagne, en journée quand les enfants s’ébattent dans le jardin, au crépuscule quand les humeurs chromatiques du temps nimbent la majesté du Palais… Nous avons failli être privés de cette jouissance simple et magnif...

L’association 100 pour 1
L’association éberge des familles sans papiers sur Avignon et Carpentras et organise tout au long de l’année des événements pour parvenir à financer le logement et l’accompagnement des familles qui sont prises en charge. Une tombola est actuellement organisée (2€ le billet) avec de nombreux...

123 Soleil : 8 MARS 2020, RÉALISEZ !
C’est la nouvelle date de 123 Soleil pour un tournage qui réunira 6 spectateurs d’Utopia et 6 jeunes réfugiés dans un lieu encore tenu secret sur Avignon. Une journée entière dédiée à la pratique cinématographique sans limite d’âge ni de langage, mais un casting 100% féminin du côté des spectateu...

23H59, et après ?
23H59, et après ? Qui n’a pas ressenti cette angoisse profonde face à l’horloge affichant cette heure terrible chaque jour renouvelée ? Qui n’a pas été saisi à la fois par la peur de ce qui risque de se passer après et par la nostalgie d’un temps qui s’achève à ce moment précis et ne reviendra j...

Le cinéma du peuple
“La plus grande qualité accessible pour tous, sans clivage social et culturel… Ce sera notre combat”. (Jean Vilar)   Ainsi donc le cinéma indépendant, le cinéma d’auteur serait « élitiste »… c’est en tout cas ce que déclarait, semble-t-il, une sociologue devant un amphi de 300 élèves ...

Projection unique le samedi 13 juillet à 14h, suivie d’une rencontre avec le réalisateur Tony Gatlif. Rencontre animée par Oriane Jeancourt Galignani rédactrice en chef de la revue Transfuge.

LATCHO DROM

Tony GATLIF - France 1993 1h40 - avec les musiciens gitans d’Inde, d’Egypte, de Turquie, de Roumanie, de Hongrie, de Slovaquie, de France et d’Espagne...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LATCHO DROMPour entrer de plein cœur dans le film de Tony Gatlif, il convient de ne pas s’encombrer de bagages inutiles. Non, pour décoller avec Latcho drom, il ne faut se munir que de l’absolu nécessaire, du strict essentiel : ouverture d’esprit, appétit des sens, soif de découverte, désir d’aventure. Le projet de Tony Gatlif est magnifique : donner la parole à ceux qui ne l’ont pas. Cette parole est, en l’occurrence, musique. Nous allons donc traverser le temps et l’espace, le long du chemin millénaire qui mena les Roms du nord de l’Inde jusqu’aux rivages de l’Atlantique. La musique nomade évolue, et les noms changent : rom, halab, tzigane, gitan ou bohémien désignent les multiples visages d’un peuple unique. Les étapes se succèdent : l’Inde originaire, l’Égypte, la Turquie puis, au-delà du Bosphore et de Sainte-Sophie, la Roumanie, la Slovaquie, Auschwitz aussi… Et encore l’Allemagne, la France des Saintes-Maries, puis l’Espagne profonde. Le fil d’Ariane de cette longue route reste la musique, toute la musique. Elle surgit au travers des fêtes ou de brefs moments de halte, sur la route. Le spectacle est magistral, et emballant. Latcho drom est un superbe film musical et un vrai road-movie ancestral. Un peu la version originale du genre : bien avant Kerouac et les beatniks, bien avant les pionniers du nouveau monde, il y a eu d’autres nomades, d’autres aventuriers forcés et ignorés. Et, en tout premier lieu, ceux-là qu’on nomme, par excellence, les gens du voyage.

C’est là toute la force du film de Tony Gatlif, c’est tout l’honneur et le bonheur du cinéma que de perpétuer ce bouche à oreille du temps qui passe. On n’oubliera ni les pourpres et les safrans du Rajasthan, ni les larmes effacées sur le quai d’une gare d’Europe centrale, pas plus que la danse ô combien sensuelle des jeunes gitanes quelque part en Andalousie ou celle des vieilles femmes qui portent en elles la grâce ridée d’une tradition fertile…