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Le blog des profondeurs...
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Appel à musique !
APPEL A CHANSONS !   Appel aux groupes professionnels ou amateurs d’Avignon et alentours, pour égayer l’attente de nos spectateurs dans nos salles ! En cette période trouble où les concerts sont dentées rares, et que les programmations de nos amis de l’AJMI, L...

Voici donc la liste des nouveautés au « ciné-déconfiné »
Nous avons travaillé avec cœur et ardeur (vous nous connaissez) pour que la reprise se passe dans les meilleures conditions sanitaires pour le public et l’équipe, sans stress excessif ni désinvolture déplacée. • Il y aura un décalage important entre chaque séance et chacune des salles pour que vo...

Collectif 23h59
Madame la Maire,Tout vient à point à qui sait attendre, car il aura fallu une année : le Collectif 23h59 (en passe de se transformer en association s’assignant pour mission de veiller à la bonne santé du quartier de la Manutention) a pu constater que la Ville a su répondre avec profit aux criti...

Le Café Citoyen
Le Café Citoyen a poursuivi ses activités pendant le confinement et a repris ses soirées, les lundis soirs, à partir de 18h30, tous les 15 jours. Nous nous retrouvons pour échanger, réfléchir ensemble, et faire du concret (envisager des actions communes). Nous débattons de tous sujets...

Que les spectacles recommencent ! Et on ouvre les portes !
Le Théâtre du Chêne Noir a hâte de vous retrouver en septembre pour une nouvelle saison foisonnante, riche en théâtre, musique, conférences et humour, avec Eric-Emmanuel Schmitt, Denis Lavant, Patrick Timsit Alain Manoukian, Pierre Notte, Swann Arlaud, Maxime d’Aboville, Luc Ferry, Naïm, Rémi Charma...

CONTRE TON COEUR

Teresa Villaverde - Portugal 2019 2h16 VOSTF - avec Alice Albergaria Borges, João Pedro Vaz, Beatriz Batarda, Clara Jost, Tomás Gomes...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

CONTRE TON COEURDans une banlieue portugaise, Marta (Alice Albergaria Borges, au visage inoubliable), lycéenne de 17 ans, tente de vivre son adolescence alors que ses parents traversent des difficultés sans précédent. Son père, Mario, au chômage et sans la moindre réponse de potentiels employeurs, tourne en rond entre les murs de leur appartement, se laissant dévorer par la frustration. Sa mère cumule deux emplois dans la journée et rentre à des heures indues, épuisée, sans pour autant parvenir à éponger toutes les factures. Se sentant étouffer, Marta prend la tangente, traîne dehors avec son petit copain, Joao, et sa meilleure amie, Julia. Chaque matin, l’adolescente retrouve un foyer qui ne cesse de se déliter, où tout vient à manquer, y compris l’électricité, coupée sans ménagement. Il n’y a pas jusqu’aux liens affectifs qu’atteignent les restrictions, sapant insidieusement et en profondeur la cohérence du foyer.

Contre ton cœur s’attache à cette famille de la classe moyenne comme à un système rendu instable, faisant de l’appartement l’épicentre d’une secousse qui se relaie ensuite dans le parcours personnel de chaque personnage. Chacun, enfermé dans une douleur incommunicable, se détache peu à peu des autres et prend sa propre ligne de fuite. Le film montre ainsi très clairement que le premier effet de la crise est de faire voler en éclats le temps commun, le temps partagé… Par une grande richesse de notations intimes, Teresa Villaverde cerne en creux une pression économique enfermant chacun dans un temps individuel hermétiquement séparé des autres.
Mettant au jour les douleurs muettes et enfouies, le cinéma de Teresa Villaverde peut sembler au premier abord d’une tristesse insondable. Mais il faut bien voir le mélange singulier de douceur et de douleur qui constitue en vérité l’essentiel de sa poésie. Par l’ouverture de ses cadres, la caresse de ses gros plans, la parcimonie des mouvements de caméra, la sérénité du montage, la cinéaste façonne des présences humaines d’un relief et d’une dignité bouleversants

(Alfonso Crespo, Sofilm)