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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

Mais où donc se garer pour aller à Utopia ?
  PARKING DE L’ORATOIRE Forfait : 4€ de 20h à 1hPARKING LES HALLES Forfait : 2 € de 20h à 1hPARKING PALAIS DES PAPES Forfait : 3€ de 20h à 1h, et des navettes gratuites au départ des parkings relais, gratuits et surveillés.PARKING DES ITALIENS La navette circule du lundi au jeudi de 7h à 22h28 et...

ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

DIEGO MARADONA

Asif KAPADIA - documentaire GB 2019 2h10m VOSTF - avec Diego Maradona, la pègre, les flics, des femmes et quelques étoiles...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DIEGO MARADONALoin d’attaquer son sujet balle en tête pour ne séduire que les supporters et les fans de foot – dont je ne suis pas –, le réalisateur l’aborde sous un angle atypique et le rend aussi palpitant et poignant qu’une tragédie grecque. La tension narrative qui emporte le récit ne laisse pas le spectateur souffler un seul instant, quand bien même il connaîtrait parfaitement l’histoire. C’est que chaque propos est servi par un flot d’images inédites filmées à bout portant qui nous font rentrer tant dans l’intimité du footballeur star que dans celle d’une époque. Une œuvre originale de bout en bout, en commençant par son approche non chronologique, qui va droit au but : l’épicentre de la carrière pleine de rebondissements parfois énigmatiques de Diego Maradona.



Nous sommes en 1984, au moment où le joueur, qui semble être au plus creux de la vague, est racheté par la ville alors la plus pauvre, miteuse et méprisée d’Italie : Naples. Sans que nul ne puisse le prédire, alors que tous le pensent fini, El Pibe de Oro renaîtra de ses cendres avec une maestria confondante, une force de travail et une volonté farouches. Dans le fond, la vie du petit Argentin tout droit venu des bas-fonds de son pays n'est qu’un éternel recommencement entre gloire, mort, résurrection (comme le dit son ex-coach Signorini), qui le place naturellement en Italie comme une figure presque christique. Ce n’est pas rien tout de même de voir son portrait géant étalé juste à côté de la Madone, dans les rues de Naples ! Il n’y a pas de hasard si c’est précisément là qu’il va réussir à déployer tout son génie footballistique. Entre cette ville et cet homme, il y a de telles similitudes qu’elles vont les mettre en symbiose : l’une et l’autre excessifs, aussi violents que fragiles, essayant de se sortir de leur fange, l’une et l’autre en quête de reconnaissance. Pour les Napolitains, souvent conspués, Maradona va devenir tout un symbole. Ensemble ils redoreront leur blason, prendront leur revanche. Le désamour qui s’en suivra sera à la hauteur de l’amour qu’ils se seront portés !

Pourtant, sous ses airs de diva capricieuse, sa grande assurance, on oublie que le garçon qui porte tout cela sur ses épaules n’a alors que 24 ans, un jeunot expatrié grandi dans un bidonville, peu éduqué et mal préparé à affronter un tel fardeau. Soudain la caméra donne à voir la vulnérabilité palpable de Diego, malgré ses côtés insupportables. Le montage ne cache rien, montre la part sombre (la drogue, sa proximité avec la Camorra) comme la lumineuse, autant la maladresse bourrue que la tendresse contenue, et rend l’homme et son parcours extrêmement complexes et touchants : on ne peut pas réduire Diego à Maradona, ce monstre sacré qu’il a créé pour se protéger. Sa combativité, sa force de résilience, qui vont lui permettre de se redresser et de survivre dans un univers impitoyable dont il ne maîtrise pas les codes, dépassent largement le cadre du sport, même si ce dernier est forcément mis à l’honneur. Moi qui ne regarde habituellement pas les matchs à la télé, je n’ai pu que retenir mon souffle, en communion totale avec les tifosis espérant que Maradona marque un but et explose de joie ! Décidément, quel extraordinaire personnage, quelle incroyable épopée, dignes d'une saga romanesque ! Il aura tenu au bout de ses pieds l’espoir des supporters argentins, celui des Italiens et, sans doute, celui de myriades de gamins mal lotis rêvant de devenir comme lui une sorte d’étoile. Un véritable (anti)héros populaire. Des haillons à la gloire, ce drôle de gars est l’exemple même de l’ascension sociale puis de la retombée dans le caniveau, fulgurantes toutes les deux, comme s’il était impossible de jamais complètement échapper à sa condition sociale, comme si la misère devait éternellement vous coller aux crampons.