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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

Mais où donc se garer pour aller à Utopia ?
  PARKING DE L’ORATOIRE Forfait : 4€ de 20h à 1hPARKING LES HALLES Forfait : 2 € de 20h à 1hPARKING PALAIS DES PAPES Forfait : 3€ de 20h à 1h, et des navettes gratuites au départ des parkings relais, gratuits et surveillés.PARKING DES ITALIENS La navette circule du lundi au jeudi de 7h à 22h28 et...

ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ROUBAIX, UNE LUMIÈRE

Arnaud DESPLECHIN - France 2019 1h59 - avec Roschdy Zem, Léa Seydoux, Sara Forestier, Antoine Reinartz... Scénario d'Arnaud Desplechin et Léa Mysius, adapté du documentaire télévisé Roubaix, commissariat central de Mosco Boucault.

Du 21/08/19 au 03/09/19

ROUBAIX, UNE LUMIÈRERoubaix, une nuit de Noël. Le commissaire Daoud sillonne la ville qui l’a vu grandir. Voitures brûlées, altercations…
Au commissariat, vient d’arriver Louis Coterelle, fraîchement diplômé.
Daoud et Coterelle vont faire face au meurtre d’une vieille dame. Deux jeunes femmes sont interrogées, Claude et Marie. Démunies, alcooliques, amoureuses.

« Au-delà de son immense réussite, Roubaix, une lumière marque une étape décisive dans la carrière d’Arnaud Desplechin : le cinéaste y reste attaché à sa ville natale, décor de plusieurs de ses longs-métrages (en particulier deux de ses plus beaux, Un conte de Noël et Trois souvenirs de ma jeunesse), mais il délaisse sa veine autobiographique pour filmer au plus près du réel, abandonne le milieu de la bourgeoisie intellectuelle pour s’attacher aux classes les plus défavorisées et marginales de la ville, à ses bas-fonds.



« Desplechin prend comme point de départ un matériau documentaire. Il s’inspire de plusieurs histoires vraies et en particulier d’un fait-divers criminel. Pourtant cette immersion dans la réalité la plus crue se révèle un détour pour revenir au cinéma, et à la littérature, qui ont toujours nourri son œuvre. Le cinéaste tourne le dos au naturalisme et adopte un style volontairement théâtral, inattendu dans un tel contexte. La précision et la richesse des dialogues, l’interprétation magistrale confirme que Desplechin est un directeur d’acteurs génial. Devant sa caméra, il ne demande pas d’être, mais de jouer, de composer. Fidélité à Bergman oblige. Et c’est dans le souci du texte, l’incarnation d’un personnage que pourront naître le sens, la vérité du film. Dans cette succession d’affrontements et de confrontations verbales, les mots occupent une place primordiale. Faut-il préciser que Léa Seydoux et Sara Forestier sont prodigieuses ? Elles délivrent toutes deux des performances inoubliables et d’une intensité rarement égalée à l’écran.
« Le film appartient sans ambages au genre policier, il s’inscrit dans une certaine tradition cinématographique française par sa description de la vie quotidienne des flics d’un commissariat, et des méthodes d’investigation d’un commissaire charismatique et intuitif, en charge de plusieurs enquêtes. On pense à Jean-Pierre Melville ou Georges Simenon par le sens aigu de l’étude comportementalisme et la vérité des portraits humains, en particulier le commissaire Daoud (Roschdy Zem, extraordinaire lui aussi, dans un de ses plus beaux rôles), décrit comme un prince solitaire de la ville, forçant le respect et l’admiration de tous, et Louis (Antoine Reinartz), jeune policier catholique fraîchement diplômé, maladroit et naïf.
« Mais les références majeures de Desplechin demeurent Hitchcock et Dostoïevski, plus précisément Le Faux coupable (1956, avec Henry Fonda) et Crime et châtiment. En s’intéressant au meurtre gratuit d’une vieille femme, le cinéaste délivre une réflexion sur le mal, la culpabilité et la pitié, accordant autant d’attention aux bourreaux et aux victimes, intimement liées par la même misère morale et matérielle. Tableau d’un monde en crise, le film se charge alors d’une mission : rendre leur humanité aux coupables.
« Roubaix, une lumière semble promis à un destin enviable : réconcilier les amateurs de polar et les admirateurs de l’un des meilleurs cinéastes français en activité. » (O. Père, arte.tv)