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Le blog des profondeurs...
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Aux confins du blog
« Quand les gens pensent au cinéma, ils pensent directement aux célébrités, aux studios, au glamour. Mais l’industrie du cinéma englobe d’autres personnes : les gens qui travaillent dans les snacks, qui s’occupent des équipements, des caisses, qui programment des films, qui sont en charge ...

La librairie La Mémoire du Monde propose...
Nous relayons un message de la librairie La Mémoire du Monde avec qui nous travaillons régulièrement et qui comme beaucoup de petits commerces sont en grande difficulté.“Comme beaucoup d’entre nous, nous avons eu la gorge nouée ce lundi soir avec l’annonce de la poursuite du c...

Le Café Roma et Italie là-bas propose des paniers gourmands
Depuis samedi 11 avril, Italie Là-bas et Café Roma vous proposent la totale : des paniers gourmands pour votre petit-déjeuner, déjeuner, apéro et dîner. On pense à tout ! ... Lire Le Café Roma et Italie là-bas propose des paniers gourmands...

Le cinéma du peuple
“La plus grande qualité accessible pour tous, sans clivage social et culturel… Ce sera notre combat”. (Jean Vilar)   Ainsi donc le cinéma indépendant, le cinéma d’auteur serait « élitiste »… c’est en tout cas ce que déclarait, semble-t-il, une sociologue devant un amphi de 300 élèves ...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

LAURA

Otto PREMINGER - USA 1944 1h28 VOSTF - avec Gene Tierney, Dana Andrews, Clifton Webb, Vincent Price... Scénario de Jay Drafter, Samuel Hoffenstein et Betty Reinhardt, d'après le roman de Vera Caspary.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LAURALaura, c'est une des œuvres de référence du film noir et pourtant Preminger bafoue presque les lois du genre, flirte avec le fantastique, privilégie le romanesque feutré, et compose surtout un personnage de femme aux antipodes des archétypes. Si Laura est fatale à bien des hommes, si elle leur fait perdre tout sens de la mesure, ce n'est pas par sa duplicité, par sa « garcitude », mais bien au contraire par sa pureté, la beauté limpide de son corps et de son âme. L'histoire commence comme une enquête policière classique : l'inspecteur Mark McPherson est chargé d'enquêter sur la mort de Laura Hunt, jeune publicitaire très courtisée. Routine, routine, McPherson interroge les proches de la victime, notamment Shelby Carpenter, son fadasse fiancé, et surtout Waldo Lydecker, chroniqueur mondain raffiné et cynique qui fut le Pygmalion de la jeune femme, dont la voix de dandy nous guide dans les méandres du film. À l'écoute des témoignages, l'inspecteur se laisse gagner par le charme de Laura Hunt, qui semble être assez fort pour vaincre la mort, qui agit par exemple à travers ce portrait envoûtant sur le mur de son salon.

C'est en y plongeant son regard, et peut-être un peu plus, que McPherson va s'endormir un soir de lassitude. Et il va être réveillé par… On s'arrête là, la suite est à découvrir avec ravissement, si vous avez la chance de n'avoir encore jamais vu le film. La construction de Laura est un régal d'intelligence et de fluidité. Flash-backs, points de vue multiples, voix off, Preminger tisse superbement une toile qui nous emprisonne, qui nous captive. Jamais il ne laisse le spectateur s'installer dans le confort de la certitude : ce qu'il croit apprendre est aussitôt remis en question par une nouvelle vérité tout aussi valable que la précédente. Et c'est pourquoi Laura intrigue et fascine de bout en bout.