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Le blog des profondeurs...
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Gazette post-covid no3
Donc on récapitule : à Avignon, à ce jour en zone rouge, on maintient toujours un fauteuil de libre de chaque côté d’une personne ou d’un groupe et le port du masque est obligatoire au cinéma même pendant les séances. À ce propos nous voudrions rassurer le monsieur de l’autre jour, récalcitrant...

« ciné-déconfiné » Ce qui a changé et ce qu’il faut respecter
• Il y a un décalage entre chaque séance pour que vous vous croisiez le moins possible.•.• Le port du masque est obligatoire dans tout le cinéma et également pendant la séance..• L’équipe est masquée (mais tout à fait reconnaissable).• L’heure c’est l’heure et VRAIMENT l’heure : aucun retard ne...

Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par Ulule et Lilo !
Après tant de rencontres animées dans nos salles sur l’écologie, on s’est dit qu’il était temps de passer à l’action et d’impulser une véri-table nouvelle génération de ciné-mas respectueux de l’environnement ! ... Lire Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par...

L’association 100 pour 1
L’association 100 pour 1 choisit de faire vivre la soli-darité en privilégiant l’action concrète depuis 2016. Grâce à ses adhérents qui s’engagent à verser au minimum 5€ par mois pendant 2 ans, elle procure gratuitement un logement à des familles migrantes sans papiers et les accompagne dans la rech...

Le Collectif 23h59 communique :
Comme annoncé en des temps très anciens datant d’avant le fameux Monde d’après, dans une précédente gazette, le Collectif 23h59 avait décidé de se muter en association pour poursuivre son action dans la continuité de sa propre histoire qui avait jadis duré plusieurs mois. Ces temps de guerre travers...

ATTENTION, CE FILM N’EST PROGRAMMÉ QUE DU 9 AU 15 OCTOBRE

DE CENDRES ET DE BRAISES

Manon OTT, en collaboration avec Grégory COHEN - documentaire France 2019 1h13 - Musique de Akosh S..

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DE CENDRES ET DE BRAISESLa ville des Mureaux, dans la grande banlieue des Yvelines, sur les bords de la Seine et aux portes de la Normandie, était à peine sortie de la ruralité quand arriva, en 1952, l'usine de Renault Flins. Celle-ci, avec le grand boom de l'après guerre et le credo de l'automobile pour tous, allait très vite devenir le coeur industriel de la région, produisant à la chaîne ses modèles « populaires ». Pour la faire tourner et répondre à la demande, on embaucha toute une population ouvrière venue de l'autre côté de la Méditerranée. L'usine compta plus de 20 000 ouvriers, pour lesquels on construisit aux Mureaux ce qu'on appela des grands ensembles, des HLM synonymes autrefois de confort, puis rapidement de ghetto. Délocalisation au nom du profit roi et tassement de la demande obligent, l'usine périclita, descendant à 4000 ouvriers, laissant dans les cités des Mureaux des générations de précaires et de chômeurs.

Dans le sillage des expériences des groupes Medvedkine de Chris Marker ou Bruno Muel, Manon Ott et Grégory Cohen ont obtenu en 2010 une bourse d'études et ont enquêté durant 3 ans aux Mureaux, puis commencé à filmer alors que peu à peu certaines barres d'immeubles étaient détruites au nom d'une prétendue rénovation urbaine. S'installant sur place, ils sont devenus cinéastes à plein temps pour transmettre la parole de ceux, désormais rares, dont la vie est encore à l'usine, de ceux, en particulier les plus jeunes, qui n'espèrent plus rien d'elle, de celles et ceux qu'on appelle globalement les enfants des quartiers populaires indéfectiblement attachés à leur « petit ghetto » comme l'appelle affectueusement et ironiquement un jeune habitant.

Ce quartier, Manon Ott l'a filmé en noir et blanc pour en révéler la poésie, notamment quand la nuit tombe, illuminée par les lumières de l'usine au loin. Elle révèle surtout la vérité et la force de la parole de ses habitants, loin des clichés qui leur sont associés. Un très beau film.