LA GAZETTE
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(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4,50€
Moins de 14 ans : 4,50€

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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Le restaurant La Manutention va réouvrir ses portes !
Le restaurant La Manutention est fermé depuis le mois  de septembre et une rumeur bruisse dans la ville…Nous vous la confirmons avec grand plaisir ; le restaurant va réouvrir ses portes probablement fin octobre  ou début novembre après quelques menus travaux.   Son nom sera CA...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : C’EST LE BON SENS !
Belle soirée festive organisée par le Collectif 23h59, le 12 septembre dernier, dans le jardin du Verger Urbain V. Une réussite au-delà de nos espérances, qui attestait du plaisir des participants de pouvoir à nouveau emprunter le passage le soir, librement. Le dialogue avait repris, le bon sens l’a...

Et si on passait à autre chose...
La restauration du jardin Verger Urbain V aura atteint son objectif, au-delà de toutes espérances : le jardin ne désemplit pas durant ces mois d’été, brassant tous les publics. Il est un lieu de vie et de rencontres, à toute heure de la journée et de la soirée. Et qu’importe que le gazon ait sou...

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

Mais où donc se garer pour aller à Utopia ?
  PARKING DE L’ORATOIRE Forfait : 4€ de 20h à 1hPARKING LES HALLES Forfait : 2 € de 20h à 1hPARKING PALAIS DES PAPES Forfait : 3€ de 20h à 1h, et des navettes gratuites au départ des parkings relais, gratuits et surveillés.PARKING DES ITALIENS La navette circule du lundi au jeudi de 7h à 22h28 et...

LONG WEEKEND

Colin EGGLESTON - Australie 1978 1h38 VOSTF - avec John Hargreaves et Brihony Behets... Scénario d'Everett De Roche. Prix spécial du jury, Festival international du film fantastique et de science-fiction de Paris, 1978. Musique de Michael Carlos - VERSION INTÉGRALE RESTAURÉE.

Du 09/10/19 au 29/10/19

LONG WEEKENDPeter et Marcia, un couple de Melbourne au bord de la rupture, décident de partir camper le week-end sur une plage isolée du littoral australien pour tenter de recoller les morceaux d’une relation devenue invivable. Le cadre paradisiaque où ils ont planté leur tente se fait de plus en plus menaçant à mesure que les atteintes à la nature environnante se multiplient et que les tensions entre les deux époux s’exacerbent.

Au cours des années 70, le cinéma australien s’est affirmé au-delà de ses frontières, particulièrement au travers de thématiques fantastiques mettant en scène le décor à la fois envoûtant et hostile d’un écosystème sauvage. Des films de Peter Weir (Les Voitures qui on mangé Paris, Pique-nique à Hanging Rock, La Dernière vague) au Mad Max de George Miller, en passant par Walkabout du britannique Nicolas Roeg et Wake in fright du canadien Ted Kotcheff, le bush australien représente un espace de dépaysement total, empreint de la mystique de la culture aborigène, duquel peuvent surgir des puissances sourdes, imprévisibles et inexplicables. Le paysage y est une entité à part entière, propice à la magie et au dérèglement des sens, espace ambivalent d’initiation et de destruction. Dans l’arrière-pays dépeuplé où règne la loi du plus fort et la puissance des éléments, l’homme devient potentiellement une proie.

Long weekend puise dans ce double registre et représente une des réussites majeures de la Ozploitation : une étude de caractère cruelle aux accents quasi bergmaniens, prenant le tour d’une parabole écologique sur la rupture fatale entre l’homme moderne, prédateur et consommateur effréné, et l’environnement qu’il a brutalement colonisé. Magnifiant dans le format Cinemascope la splendeur du paysage, le récit offre un contrechamp féroce en auscultant l’égoïsme et les frustrations de deux êtres irresponsables qui ne peuvent s’empêcher de souiller la nature, à l’image de leur relation. La découverte d’un campement abandonné, l’activité nocturne de la faune, peuplant l’obscurité de sonorités inquiétantes, la plainte répétée d’un dugong, les assauts d’animaux a priori inoffensifs, la végétation qui semble vouloir engloutir les intrus, tous ces événements vont progressivement instaurer un climat d’angoisse et de danger, que la partition entêtante de Michael Carlos va savamment souligner. La sécheresse de l’interprétation des deux acteurs, dans leur antagonisme, confère une âpre véracité à leurs personnages, avant que le caractère oppressant de la nature qui se rebelle tout entière ne les pousse dans leurs derniers retranchements, jusqu’à un dénouement insensé. (Bertrand Grimault/lunenoire.org)