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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Mais jusqu’à quelle heure peut-on transiter par le Verger Urbain V ?
C’est la question que vous nous posez souvent à la caisse du cinéma, ne sachant pas si vous trouverez porte ouverte ou porte close  et si vous devrez faire demi-tour. C’est (toujours) vrai qu’aucune information claire n’a été apportée sur les panneaux d’entrée  du Verger Urbain V… 20h ...

CAFÉ ROMA (ancien restaurant La Manutention) va enfin ouvrir ses portes !
Les « menus » travaux, comme nous vous l’avions annoncé dans notre dernière gazette vont être terminés ! Menus ? Pas tant que ça finalement :la peinture refaite, le mobilier changé, la cuisine réagencée, les nouvelles machines installées, les nouveaux menus édités… et puis é...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : C’EST LE BON SENS !
Belle soirée festive organisée par le Collectif 23h59, le 12 septembre dernier, dans le jardin du Verger Urbain V. Une réussite au-delà de nos espérances, qui attestait du plaisir des participants de pouvoir à nouveau emprunter le passage le soir, librement. Le dialogue avait repris, le bon sens l’a...

Et si on passait à autre chose...
La restauration du jardin Verger Urbain V aura atteint son objectif, au-delà de toutes espérances : le jardin ne désemplit pas durant ces mois d’été, brassant tous les publics. Il est un lieu de vie et de rencontres, à toute heure de la journée et de la soirée. Et qu’importe que le gazon ait sou...

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

MADE IN BANGLADESH

Rubaiyat HOSSAIN - Bangladesh 2019 1h35 VOSTF - avec Rikita Shimu, Novera Rahman, Deepanwita Martin, Parvin Paru, Mayabi Maya... Scénario de Rubaiyat Hossain et Philippe Barrière.

Du 04/12/19 au 24/12/19

MADE IN BANGLADESHMade in RPC. Made in Turkey. Made in India. Made in Marocco. Made in Bangladesh. Derrière chacune de ces étiquettes qui ornent innocemment nos chemises et nos robes, nos sweats et nos tee-shirts, se cachent des milliers de bras fatigués, de doigts engourdis, de dos endoloris et d’yeux affaiblis. Dans de grandes usines ou, plus souvent, dans des ateliers mal éclairés, des femmes cousent à la chaîne, courbées sur leur machine, des heures et des heures d’affilée, pour un salaire de misère. Si l’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde, elle est aussi l’une de celles qui bafouent le plus le droit des travailleurs (essentiellement des travailleuses), parce que les grandes enseignes de prêt à porter tirent toujours plus bas les prix pour satisfaire leur clientèle occidentale, c’est-à-dire nous qui voulons payer moins pour acheter plus. Parfois les consciences se réveillent, le temps d’un drame, comme celui qui a frappé le Bangladesh en avril 2013, quand l’immeuble du Rana Plaza à Dacca s’est effondré, provoquant la mort de 1138 ouvriers et en blessant plus de 2 000 parmi les 5000 salariés des entreprises textiles qui y travaillaient. 60% des vêtements vendus en Europe viennent du Bangladesh, pays qui est le deuxième plus grand exportateur au monde après la Chine.

C’est pour donner un nom, un visage, un destin à toutes ces ouvrières anonymes que Rubaiyat Hossain a souhaité faire ce film, mais aussi pour sensibiliser le public occidental à leurs conditions de travail afin, peut-être, de l’amener à acheter avec un peu plus de conscience.
Shimu a 25 ans et travaille, comme de nombreuses jeunes femmes, dans une usine textile de la région de Dacca. Enfermée dans un atelier sans fenêtre, sans climatisation, sans aération, elle se résigne à accepter des conditions de travail extrêmes, sous l’œil inquisiteur d’un chef d’atelier qui impose des horaires et des cadences toujours plus délirantes. Alors qu’une journaliste veut l’interroger suite à un incendie meurtrier qui a ravagé son atelier, et dans lequel elle a perdu plusieurs de ses collègues, elle découvre presque par hasard qu’elle vit dans un pays où existent un droit du travail et des femmes prêtes à l’aider pour le faire respecter. D’abord réfractaire à toute idée de lutte syndicale, par peur de perdre son emploi, de se faire mal voir par les autres ouvrières, par crainte aussi des représailles de son époux au chômage qui compte sur son salaire, elle va peu à peu s’engager. C’est la naissance d’une conscience politique au féminin que raconte Made in Bangladesh, dans un pays patriarcal peu enclin à laisser la parole aux femmes, et plus généralement aux plus faibles. Au fil du récit, on assiste à l’émancipation de Shimu : comment elle va dépasser ses peurs, comment elle va peu à peu imposer sa parole, comment elle va s’appuyer sur le travail des ONG pour apprendre le droit, ses droits et ceux de ses semblables.

Tourné au Bangladesh, dans un quartier pauvre de Dacca, avec une équipe technique essentiellement féminine, le film distille aussi les parfums, les couleurs, les odeurs de cette vie de quartier où les femmes se retrouvent et vivent dans la rue. Il dit aussi la pression de la religion et des coutumes qui imposent le mariage comme seule issue aux destinées féminines. Made in Bangladesh rappelle les films optimistes de Ken Loach, avec l’espoir au bout de l’histoire…