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Le blog des profondeurs...
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Mais jusqu’à quelle heure peut-on transiter par le Verger Urbain V ?
C’est la question que vous nous posez souvent à la caisse du cinéma, ne sachant pas si vous trouverez porte ouverte ou porte close  et si vous devrez faire demi-tour. C’est (toujours) vrai qu’aucune information claire n’a été apportée sur les panneaux d’entrée  du Verger Urbain V… 20h ...

CAFÉ ROMA (ancien restaurant La Manutention) va enfin ouvrir ses portes !
Les « menus » travaux, comme nous vous l’avions annoncé dans notre dernière gazette vont être terminés ! Menus ? Pas tant que ça finalement :la peinture refaite, le mobilier changé, la cuisine réagencée, les nouvelles machines installées, les nouveaux menus édités… et puis é...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : C’EST LE BON SENS !
Belle soirée festive organisée par le Collectif 23h59, le 12 septembre dernier, dans le jardin du Verger Urbain V. Une réussite au-delà de nos espérances, qui attestait du plaisir des participants de pouvoir à nouveau emprunter le passage le soir, librement. Le dialogue avait repris, le bon sens l’a...

Et si on passait à autre chose...
La restauration du jardin Verger Urbain V aura atteint son objectif, au-delà de toutes espérances : le jardin ne désemplit pas durant ces mois d’été, brassant tous les publics. Il est un lieu de vie et de rencontres, à toute heure de la journée et de la soirée. Et qu’importe que le gazon ait sou...

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

L’ORPHELINAT

Écrit et réalisé par Shahrbanoo SADAT - Afghanistan 2019 1h30 VOSTF - avec Qodratollah Qadiri, Sediqa Rasuli, Masihullah Feraji, Hasibullah Rasooli...

Du 04/12/19 au 17/12/19

L’ORPHELINATQuand on évoque l’Afghanistan – et tous les cinéastes occidentaux qui s’y sont intéressés y ont largement contribué – on pense immédiatement femmes en burqa, talibans très très méchants, misère endémique et guerre interminable et meurtrière. Tout cela n’est évidemment pas faux, du moins pour ce qui concerne les deux dernières décennies. Mais ce très joli film d’une jeune réalisatrice afghane apporte une vision légèrement moins manichéenne, plus poétique, plus douce et plus tendre.
Notre histoire, directement inspirée du journal inédit du cousin de la réalisatrice, commence à la fin des années 80, alors que le jeune Qodrat est un orphelin des rues de Kaboul, gagnant sa pitance en vendant au marché noir des billets de cinéma. Le cinéma, et tout particulièrement celui de Bollywood, produit à quelques centaines de kilomètres dans les studios indiens, est tellement prisé du public afghan que les salles de cinémas affichent systématiquement complet, permettant à Qodrat son petit business.
Rappelons qu’à la fin des années 80, l’Afghanistan est dirigé par un gouvernement prorusse, avec le soutien actif de l’armée soviétique présente sur tout le territoire, face à une rébellion qui s’organise. Et précisons au passage qu’à l’époque, tous les occidentaux bien pensants, en pleine vague d’anticommunisme et de pseudo-libération des pays de l’Est du « joug communiste », prennent fait et cause pour les rebelles… avant qu’on se rende compte, plusieurs années après, de la boîte de pandore talibane qu’on a contribué à ouvrir…



En attendant, pour Qodrat, la guerre est encore loin et ne se manifeste qu’à travers quelques échos sporadiques, et sa vie ne va pas basculer à cause des Russes ou des talibans, mais parce qu’il va être arrêté dans la rue et envoyé dans un orphelinat. Sa nouvelle situation ne sied guère à son goût de la liberté mais il va trouver dans l’établissement une forme de fraternité et de repos aux côtés de compagnons de toutes origines ethniques (toute la diversité de l’Afghanistan se retrouve dans cet orphelinat, avec des garçons pachtounes, tadjiks et même sikhs non musulmans). Un oasis un peu désuet, dirigé par un directeur ferme mais bienveillant, régi par des principes soviétiques, avec ces cours de russe qui offriront même à Qodrat un voyage dans un camp de pionniers du grand frère soviétique.

La réalisatrice Shahrbanoo Sadat, à l’aide de comédiens non professionnels, réussit à décrire l’ambiance si particulière de ces années-là et de cet orphelinat, sans angélisme aucun (l’orphelinat renferme son lot de caïds racketteurs et sadiques qui font vivre l’enfer aux plus faibles) mais avec humour et tendresse. Elle ponctue notamment son récit de scènes bollywoodiennes fantasmées : Qodrat (qui arbore d’ailleurs un t-shirt à l’effigie de Rambo, héros à l’époque des petits Afghans) s’imagine tour à tour séducteur en side-car ou maître des arts martiaux face à des dizaines d’assaillants. En 1992, avec la prise de Kaboul par les talibans le destin de tout ce petit monde basculera, mais ça c’est une autre histoire.